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Ma "carrière" de joueur : 80% d'histoire - 20% d'Histoire

Ma "carrière" de joueur : 80% d'histoire - 20% d'Histoire

Par sseb22 Blog créé le 29/12/09 Mis à jour le 01/07/14 à 11h07

Joueur depuis 1985, j’ai écrit un petit texte sur mes souvenirs et mes impressions correspondant à 25 ans de « carrière » que je présente machine par machine, sauf deux exceptions. Afin de rendre les 105 pages hautement subjectives plus digestes, je vous en propose une publication bihebdomadaire

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En septembre 1997, j'achetai mon premier PC. Avant cela, je devais utiliser celui de mon père. Il avait eu un 386SX25 puis un 486DX33 qu'il overclocka grâce à un Overdrive 486DX2 66, une sorte de processeur venant prendre place sur ou à la place de l'ancien afin d'upgrader son PC à moindre frais (i.e. sans changer toute la carte mère). Mon propre PC était quant à lui un Pentium 200 MMX, que j'avais moi-même overclocké sans frais à la fréquence mirifique de 233MHz. Il avait 32Mio de RAM et un disque d'une capacité faramineuse de 2Gio. La carte graphique était, je crois, une Matrox Millenium 2Mio. C'était loin d'être une bête de course mais il me permettait de jouer avec aisance aux dernières nouveautés comme Dungeon Keeper, Les Boucliers de Quetzalcoatl ou Jedi Knight : Dark Forces II. Pour moi, c'était l'ère de la bidouille pour tenter de tirer un maximum de ma bécane. On avait, par exemple, installé une carte DXR2 (pour lire les DVD lorsque les PC n'étaient pas encore assez puissants), avec un ami, sur un Pentium 100 qui était vraiment la limite inférieure mais elle fonctionnait quand même. On changeait les pièces et les cartes des ordinateurs pratiquement tous les mois, qui un disque dur, qui une carte son. Le matériel évoluait déjà très rapidement et les nouveautés devenaient obsolètes à vitesse grand V. À tel point qu'on a fini par ne plus visser les boîtiers des PC voire les laisser ouverts. Mais le vrai « PC Master » vit avec une carte-mère nue posée éventuellement sur une mousse épaisse, les cartes-filles clipsées sans vis et les disques et autres lecteurs posés directement sur le bureau. Le « PC Master » change de pièce tellement souvent qu'elles n'ont pas le temps de prendre la poussière !

D'ailleurs, le « PC Master » est aussi un professionnel du système D. C'est pour cela qu'il n'hésitera pas à prendre sa perceuse pour réaliser une petite opération chirurgicale sur ses disquettes de 720kio. Ces disquettes étaient en fait simple face alors que les lecteurs de disquettes étaient capables de lire des disquettes double face. Le moyen pour différencier les 2 types de disquettes était un simple trou (ce n'est pas celui avec la languette rabattable indiquant l'état de lecture seule ou de lecture/écriture mais l'autre). Rapidement, je pense que les industriels ont trouvé contraignant de fabriquer les deux types de disquette. Ils ont donc probablement fini par ne plus fabriquer que les disquettes double face en laissant ou non un trou pour les différencier. Il suffisait alors au consommateur de percer un trou sur des disquettes simple face pour doubler leur capacité et révéler leur véritable potentiel. Ces disquettes étant vendues moins chères que les double face, le gain était immédiat. Tous les moyens étaient bons : le tournevis chauffé au briquet, la perceuse ou l'indispensable Moulinette de Jacky Broutin (je  ne connaissais pas mais je vous fais part de cette trouvaille).

On se prenait aussi la tête sur les LAN. Pour un WE de jeu en réseau du vendredi soir au dimanche soir, ne comptez pas jouer avant le vendredi soir, très tard dans la nuit. Il fallait brancher les ordinateurs en réseau avec un câble BNC. Ce type de câble signifie qu'il faut utiliser des adaptateurs en « T » et des bouchons pour terminer le réseau. Il fallait ensuite configurer Windows pour que les PC se reconnaissent en utilisant le protocole IPX. C'était l'horreur. Heureusement, une fois que ça fonctionnait, c'était à peu près stable et à nous les parties endiablées de Duke Nukem 3D à faire des pièges aux pipebombs et à attendre au-dessus des armoires. À nous les coups tordus dans Warcraft 2 à définir des alliances et à changer au dernier moment (un conseil, ne laissez pas un partenaire dans la pièce avec les adversaires) ou les courses effrénées à Moto Racer.

Mais, rétrospectivement, en 26 ans de jeu vidéo, je crois que c'est à ce moment-là que je pris ma plus grande claque dans la figure en termes d'évolution graphique grâce à la bien nommée révolution des cartes accélératrices 3D. Mon père était un grand adepte de Tomb Raider. Mais il y jouait avec une bouillie de pixel en 320x200 dans la version « software rendering » soit sans carte accélératrice puisqu'elles n'existaient pas. Je me moquais allègrement de lui avec ma version PS1 clinquante... jusqu'à ce qu'il achète une carte 3D avec laquelle était livrée une version spéciale de Tomb Raider 1. Cette version profitait de l'accélération matérielle, bien sûr. Et pourtant, ce n'était même pas une carte connue et performante comme une 3DFX, une ATI ou une nVIDIA. Non, il s'agissait juste d'une carte Rendition Verite, je crois. Sur les images suivantes, on peut tout de même voir la version PS1 à gauche et la version PC accélérée 3D à droite (cliquez sur les images pour voir les versions plus grandes) :

Pourtant, en m'approchant pour voir cette étrange chose qui réussissait à inscrire un énorme sourire sur le visage de mon père, je compris rapidement que ce n'était pas les magnifiques formes triangulaires de l'héroïne mais la joie de savoir que ma mâchoire allait bientôt s'écraser contre la moquette ! Et il ne s'était pas trompé : l'effet a été sur moi saisissant. La différence entre la 3D software ou même celle de la PS1 par rapport à une véritable 3D accélérée par une carte spécifique était incroyable. Il est difficile voire impossible de décrire le résultat puisque même la comparaison directe des images montrerait une bouillie de pixels face à une bouillie passée à un hachoir plus fin de pixels. Pour ceux qui n'ont connu que les consoles, c'est un peu comme le passage de la Saturn/PS1 à la Dreamcast. Pour ceux qui sont trop jeunes, le fossé séparant les générations suivantes de cartes graphiques n'a jamais été aussi grand. J'ai néanmoins trouvé une petite vidéo qui pourrait tenter de vous faire comprendre un peu le fossé qui existait même s'il ne s'agit que de la comparaison entre la version PC en rendu software et accéléré en 3D.

Je décidai évidemment de m'acheter une carte 3D. Entretemps, 3 amis s'étaient procuré une Voodoo 1 de 3DFX, leader de l'époque. N'étant pas un expert dans le domaine, je me renseignai auprès de mes magazines préférés (Joystick et de temps en temps Génération 4) afin d'avoir de plus amples renseignements. Mon dévolu se porta sur la Matrox M3D à base de PowerVR, chip au fonctionnement plus intelligent que cette brutasse épaisse de Voodoo. En effet, au lieu de calculer tous les triangles des polygones, de les traiter et d'appliquer les textures avant l'affichage, la M3D faisait une utilisation intelligente du Z-buffer, ce tampon de mémoire gérant la valeur de la profondeur de chaque objet, pour savoir ce que le joueur verrait effectivement. Ainsi, nul besoin de calculer des polygones ou de plaquer des textures qui se trouveront finalement cachés par d'autres. Le résultat est immédiat : avec la Matrox M3D, on peut monter jusqu'en 1024*768 alors qu'une Voodoo de base se contente d'un pauvre 640*480. Oui mais voilà, concrètement, la différence de résolution n'est pas très visible mais par contre, les micro-ralentissements, si. Je subissais donc à la fois des ralentissements et les railleries de mes amis. C'en était trop, je m'achetai dans la semaine une Monster 3D (3DFX vendue par Diamond) pour 1390frs. J'étais retourné au même magasin (le Score Games de la rue des écoles) qui ne s'est pas fait prier pour effectuer l'échange puisque la Voodoo était légèrement plus chère.

Mon P233MMX + Voodoo 1 se transforma au fil des années en Celeron 400 + Voodoo2, Duron 800 + Geforce 1 DDR, Athlon XP 2400+,....Mais l'étincelle n'était plus là. Mettre les mains dans le cambouis apportait plus de problèmes qu'autre chose et changer encore et toujours les pièces du PC faisait fondre mon portefeuille petit à petit.... Bref, je ne pouvais plus suivre et par conséquent, de moins en moins de jeux m'étaient accessibles. Cela ne m'empêcha pas de jouer à quelques perles comme Half Life 1 et Counter-Strike, Grim Fandango, Starcraft ou plus récemment Sam & Max Season 1. Et depuis quelques années, grâce à STEAM et les tarifications agressives des jeux qui bénéficient de promotions régulièrement, je me remets un peu au jeu sur PC.

 

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