Sub-Gaming Haven
Signaler
Very oldies

Bit Trip Runner, Rez, allez vous rhabiller, z'êtes pas, et de loin, les premiers...

Edit :

Après test − oui certes, ce billet n'existait rien que pour le trip de cette vidéo et la découverte de ce jeu, mais curiosité aidant, j'ai fini par y jouer un peu − donc après test, Otocky s'avère être une véritable petite perle du Famicom Disk System, véritable précurseur des jeux synesthètes.

À l'instar d'un Bit Trip Runner, il propose une expérience de jeu vue et revue (SHMUP d'un côté, Pitfall-like de l'autre) où chacune de nos actions est agrémentée d'une note venant nourrir la musique du niveau, le tout en rythme et en harmonie avec la base musicale volontairement répétitive. À noter toutefois sur ce point deux différences notables entre les deux jeux :

  1. Bit Trip Runner impose un tempo à la musique du joueur avec un level-design exigeant et précis, qui force le joueur à jouer / jouer en rythme ; au contraire dans Otocky, ce sont les mécaniques de gameplay, notamment le temps de latence entre le lancer de deux projectiles, puisqu'il faut attendre son retour avant de pouvoir le relancer. Plus qu'une contrainte de jeu, c'est un véritable apport à la musicalité du jeu qui est offert ici, puisqu'au travers des divers bonus du jeu, on pourra accélérer, ralentir les projectiles, et partant le tempo, gagner de nouveaux projectiles, apportant des rythmes syncopés, voire même jouer en canon avec soi-même ;
  2. du jeu (au sens musical du terme) parlons-en : dans Bit Trip Runner les notes sont jouées au hasard sur une gamme chromatique, au gré des actions du joueur, dans Otocky c'est à nous de jouer sur cette gamme chromatique, de tout de même huit notes (les quatres directions plus les diagonales) ; plus technique, le jeu en devient aussi plus jouissif, dès lors le SHMUP, au demeurant pas particulièrement difficile, ne devient plus qu'un prétexte au joueur pour laisser libre court à ses symphonies 8-bits ; en outre, même à jouer au hasard, la gamme chromatique et le rythme du jeu nous préviennent heureusement de dissonances malvenues.

Vous l'aurez compris, ce jeu est pour moi un véritable coup de coeur. Alors certes il faut savoir accepter les graphismes 8-bit et les chiptunes Nes... Mais passée cette « barrière », c'est vraiment un trésor méconnu qui s'offre à nous.

À noter la présence d'un mode BGM où le héros se retrouve invincible, pour nous permettre d'oublier totalement le Shoot'em'up ; sans sauvegarde le mode est hélas grisé, et je n'ai pour le moment pas pu le débloquer...

PS : oui, l'edit est plus long que le post originel, jmef :o

PPS : rien que parce que je suis sympa, que le jeu est tombé dans l'abandonware, que le français − même gamer − lambda ne possède pas de Famicom Disk System, que la rom est difficilement trouvable, que la culture transcende les basses considérations consuméristes, que même sur le Wiiware il est pas sorti du japon, et que l'émulation de vieilles machines, c'est bien, voici la rom : http://www.dessgeega.com/Otocky.fds
(Notez que vous émulerez un Famicom Disk, par conséquent, il vous faudra − virtuellement − retourner la dite disquette une fois le contenu de la face A stocké en ram dans l'émulateur, ce sera à faire lors de l'affichage du texte "Please set side B" :p )

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Commentaires

Sub-Gaming Haven

Par Jean-Gildas Blog créé le 17/06/11 Mis à jour le 28/04/13 à 22h10

Parce qu'avant d'être une vitrine commerciale où les blockbusters mainstream viennent assommer le consommateur de nouveaux emballages pour la même soupe, le jeu vidéo est aussi et avant tout une culture dont les perles restent cachées, et méritent d'être trouvées.

Ajouter aux favoris

Édito

Des années 50 à aujourd'hui, du premier pong sur oscilloscope au dernier FPS en full HD dans ton slip, le jeu vidéo, comme tout vecteur de création, s'est développé peu à peu - autant d'un point de vue culturel que d'un point de vue commercial - pour peut-être parfois mériter le rang d'art.

Et si aujourd'hui comme toute entreprise médiatico-technologique (je crie ton nom TF1), les constructeurs actuels misent sur du produit sûr, facile, grand public donc sans saveur, cette flamme qui s'est allumée dans les dernières décennies brûle encore en certains.

Ici point d'onanisme sur des séries maintes fois ressassées, le but est la découverte, la redécouverte d'œuvres. Peu importe leur âge, peu importe leurs défauts, leurs qualités, tout ce qui transcende le jeu vidéo mérite sa place ici plus que n'importe quel Mario, God of War ou Fable d'aujourd'hui.

Kevin, un conseil, passe ton chemin.

Archives

Favoris