CARIBOU: Scholarship Edition

CARIBOU: Scholarship Edition

Par seblecaribou Blog créé le 05/02/10 Mis à jour le 22/11/13 à 06h02

Le quotidien d'un gamer, nanardeur, cinéphile, blondophile...

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Nanars

                                                      

Les Power Rangers resteront dans le coeur de la génération Club Dorothée comme les héros d'une mythique série, au même titre que tout ce que proposait cette mythique émission. N'étant qu'un gosse à l'époque, je ne saisissais pas encore le caractère proprement humoristique de toutes ces bouses que je regardais, ce qui constitue aujourd'hui mon bagage vidéo-débilo-culturel. Entre les productions mettant en scène JCVD, les action movies testostéronés avec Sly ou Gouvernator (ou Dolph Lundgren), les animes tel que DBZ et Ken et leur VF surréalistes, ou encore les séries japonisantes comme Bioman, il y aurait de quoi dire et je vais tenter de m'y mettre. Revenons-en donc à nos Power Rangers, témoins indissociable de la génération 90's au même titre que les Minikeums.

 

Seuls, ils sont débiles, unis c'est encore pire !Power Rangers: Le Film c'est un peu le St Graal de l'homme dépressif. Le film qui par son incroyable culot ose prétendre être un bon divertissement, sous prétexte qu'il s'adresse à un jeune public et pousse à son paroxysme la notion même de crétinerie naïve. Tiré donc de la série homonyme, il étire toutes les caractéristiques de la version télévisuel pour en faire un long métrage hallucinant.

D'abord pour les plus ignorants (ne rougis pas devant ton pc, ce n'est pas grave de ne pas savoir) les Power Rangers sont cinq jeunes lycéens banals, avec des belles têtes de vainqueur, réunissant évidemment toutes les couleurs de peau (apparemment il y avait déjà un cota à l'époque). Mais ils ont quelque chose de spécial. Grâce à leur montre en plastique, ils peuvent devenir des ninjas modernes avec combis en lycra et casques de moto. La transformation en gardiens de pouvoir passe par une incroyable petite chorégraphie, incluant paroles insensées et moulinets de bras. Et boum un effet pyrotechnique incroyable et un faux raccord plus tard, les voilà beaux comme des camions de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, avec chacun un animal préhistorique comme totem (d'où le design du casque bien sûr).

 Alors des ninjas certes, mais des ninjas sautillants qui bondissent pour un rien, enchaînent les saltos inutiles pour sortir un coup de pied au bout, qui agitent les bras pour exprimer leurs émotions qui de base se limitent à être contents ou tristes ou énervés (enfin dans la limite du raisonnable on s'adresse quand même à un public jeune...ou débile) qui pointent du doigt les ennemis et qui sont complètement dans le vent (ça veut dire à la mode). Bref des ninjas de grande classe qui ont masterisé une technique de combat à mi-chemin entre l'art martial et la GRS. Evidemment ils maîtrisent aussi des armes divers en plastique (oui comme leur montre) ce qui vous le noterez facilite grandement la production de produits dérivés, puisque les jouets sont la réplique exact des armes du film...

 

Donc ces héros se battent comme personne, c'est peu de le dire. Mais contre qui? Et bien ils affrontent de terribles méchants en caoutchouc et en CGI tous pourris, et doté d'un design certifié 100% douteux. Je parle bien sur d'un cochon avec une voix française fluette, d'une volée de corbeau humanoïde, d'un grand vilain violet qui surjoue comme personne. Le tout est tellement cheap et mal foutue qu'on se demande sincèrement si quelqu'un de bon sens à un jour travaillé pour la série ou le film.

                                             Un méchant qui cabotine comme personne

Evidemment il y a un but derrière toute cette molle violence acrobatique. L'objectif se situe entre sauver le monde avec un coup de pouce d'une naïade peu fringuée (très jolies soit dit en passant) et ressusciter leur mentor, un certain Zordon (oui même les nom en tiennent une couche), un grand esprit tantôt dans un tube en plastique, tantôt portant un masque en caoutchouc, décidément véritable marque de fabrique de la série Power Rangers. Pour cela ils sont aidés (ou pas) par des seconds couteaux niais et/ou stupide, un robot complètement en roue libre qui balance des "Ayayayaye" pendant plus de cinq minutes d'affilées et des gamins avec des casquettes à l'envers (vous moquez pas c'était la mode à l'époque!). Cette grande quête les mènera dans divers magnifique décors et maquette d'un réalisme saisissant. Qu'on ne s'y trompe pas, Power Rangers: le Film est une vraie aventure!

Evidemment ce serait réducteur de dire que les Power Rangers ne font que se battre; ils font des blagues aussi (pendant qu'ils se battent d'ailleurs en général) ils agitent les bras...je sais, je l'ai déjà dit mais ils le font vraiment beaucoup. Il est à noter que les répliques sont la preuve que rien n'a été oublié ou laissé au hasard. Les costumes et les effets spéciaux ayant mis la barre tellement haut, il eut été dommage que les dialogues ne suivent pas. On a le droit à tout et n'importe quoi surtout si c'est bien stéréotypé (le méchant qui fait des blagues tout en étant méchant, les héros qui vannent en tapant). Car le cabotinage général est de rigueur, sur fond d'explosions incroyables d'étincelles et de fumigène, et porté par des moments de bravoure enfantine face à des dinosaures en caoutchouc (ils doivent avoir des réductions incroyable pour cette matière) et le tout est magnifié par la VF qui sans être catastrophique (c'est un block-buster) parvient à tutoyer le divin, tellement elle rajoute une couche de stupidité sur le gâteau de la connerie. Je n'évoquerais même pas le combat final, avec robots géants en forme d'animaux qui marque le retour de la CGI de base étage...

Voilà donc tout ce que Power Rangers aura à donner et c'est tellement qu'on ne saura jamais assez remercier soit le réalisateur du film, soit les créateurs de la série qui clairement ont montré la voix. Power Rangers: Le Film est une petite pépite, alliant foutage de gueule généralisé dans la réalisation, stupidité de l'ensemble des répliques (mention spéciale au power ranger bleu qui les cumule scène après scène) et incroyable manque de sens de la réalité de l'ensemble du casting. Bref une version longue d'un épisode de la mythique série qui m'aura permis en un article de placer 3 fois le mot "caoutchouc" preuve que c'est un élément clé au même titre que la baston-gymnastique de ce chef d'oeuvre du côté obscur du 7eme Art. Une perle qui a sue me divertir étant môme (qu'on ne prenne pas cet article comme un molard dans la soupe) et me faire rire aux éclats depuis son aquisition en DVD. Prévoyez une couche et des mouchoirs, vous risquez de vous faire pipi dessus ou de pleurer de rire au choix. Le tout avec un petit air de nostalgie...

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Commentaires

seblecaribou
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seblecaribou
je vais pas te mentir c'est une erreur de ne pas le voir!
Kokoro
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Kokoro
Je regardais beaucoup la série quand j'étais gosse, mais j'ai jamais vu le film. Il a l'air bien =D

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