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                                                                   ACB jaquette

La série Assassin's Creed s'est vite créé une place au Soleil parmi les meilleurs jeux dits de « nouvelle génération ». Avec seulement deux épisodes, Ubisoft a réussi à établir une nouvelle licence emblématique dans le monde du jeu vidéo. Seulement, après le succès commercial et critique de Assassin's Creed II, lorsque l'éditeur a annoncé la sortie de Assassin's Creed Brotherhood  un an après le deuxième épisode, les esprits se sont vite échauffés. Les moins virulents annonçaient que le jeu sortait bien trop tôt après son aîné alors que les plus directs le taxaient, sans l'avoir vu, d'être un simple add-on dont le but était de faire fructifier la licence.
Mais, manette en main, on se rend rapidement compte que
Assassin's Creed Brotherhood, c'est bien plus que cela.



Le scénario


                                              ACB-Desmond-copie-1.jpg


Assassin's Creed Brotherhood est la suite directe de Assassin's Creed II en de nombreux points et notamment en ce qui concerne le scénario. En effet, Brotherhood commence exactement là où le deuxième épisode s'était terminé. Autant dire qu'il est absurde de jouer à Brotherhood sans avoir joué au précédent épisode au préalable.
On retrouve bien évidemment Desmond Miles, un jeune homme qui vit en 2012 sur font de conflit entre Abstergo, une entreprise mondiale menée par les Templiers, et les Assassins qu'il va devoir aider en trouvant les fragments d'Eden pour mettre fin à la lutte. Pour cela, il utilise l'Animus, un appareil qui lui permet de revivre sa mémoire génétique qui est liée à certains des plus grands assassins de l'Histoire : Altaïr (héros du premier épisode) et Ezio (héros du deuxième épisode) que l'on retrouve dans
Brotherhood.
Une fois de plus, le joueur incarnera Ezio Auditore da Firenze, jeune florentin qui a embrassé le crédo des Assassins à des fins personnelles, au départ. Il a vite déchanté en se rendant compte de l'ampleur du conflit entre les Assassins et les Templiers. Après avoir sillonné Florence et Venise dans
Assassin's Creed II, Ezio se rend à Rome pour mettre un terme définitif au joug des Borgia qui cherchent à soumettre l'Italie entière. Pour cela, Ezio va devoir fédérer autour de lui la confrérie des Assassins.

 
Maniabilité


La quête principale de Assassin's Creed Brotherhood offre des missions variées aux objectifs divers qu'il est possible d'atteindre de plusieurs manières différentes selon votre style de jeu. Bien évidemment, il est toujours possible de laisser tomber toute finesse et de foncer dans le tas, d'autant qu'Ezio est extrêmement fort une fois qu'on le maîtrise un tant soit peu. Mais la solution plus fine sera toujours récompensée. En effet, une jauge de synchronisation fait son apparition à la fin des missions : 50% ou 100% si vous avez terminé la mission en prenant compte de l'objectif secondaire (ne pas se faire repérer, utiliser tel arme pour tuer telle cible, ne tuer personne...) Atteindre la synchronisation totale, pour certaines missions, est un véritable challenge que les amateurs de difficulté apprécieront.
Le système de combat perfectible des premiers épisodes a été amélioré. En effet, auparavant, les combats se résolvaient toujours avec le héros qui attendait de pouvoir contrer les assauts des gardes. Avec
Brotherhood, l'offensive est tout aussi meurtrière et il est possible d'enchainer les attaque meurtrières avec une facilité déconcertante sans être réellement inquiété. Du coup, Ezio en devient presque invincible et, même s'il est agréable de combattre avec style, on apprécierait tout de même un peu plus de challenge dans ces combats.
En tant que suite directe,
Assassin's Creed Brotherhood reprend exactement les mêmes bases que Assassin's Creed II. En ce qui concerne la partie plateforme du jeu, très importante dans la série, elle est identique à celle de l'épisode précédent, qui n'avait franchement pas besoin de changer. On retrouve aussi le système monétaire du jeu précédent qui avait apporté tant de richesse à l'univers de la série. En effet, l'argent a un rôle extrêmement important dans le jeu. Ezio peut toujours recruter des groupes de courtisanes, voleurs ou mercenaires pour qu'ils fassent diversion. Il peut aussi jeter de l'argent par terre pour provoquer un attroupement qui le dissimulera ensuite.




Système monétaire et guildes

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Et l'argent sert toujours à rénover l'environnement qui, cette fois, est gigantesque car on a droit à tout Rome et sa campagne environnante comme aire de jeu. Autant dire que c'est très grand et il vous faudra impérativement un cheval pour sillonner les lieux assez rapidement, dommage que les phases à cheval manque un peu de dynamisme. Les différents quartiers de Rome sont dominés par une tour qui symbolise l'autorité des Borgia. Il vous reviendra de mettre à mal cette figure de puissance en éliminant le capitaine Borgia qui garde les lieux et en sabotant la tour. Et c'est seulement après cette phase que vous pourrez rénover le quartier libéré. La rénovation de Rome se fait sur le même système que le premier épisode : vous rénovez un bâtiment délabré qui génèrera donc du profit pour renflouer vos caisses et qui vous permettra d'acheter tel ou tel objet selon sa spécialité (forgeron, teinturier, marchand d'art, médecin, banque...). Rénover les aqueducs vous permettra d'apporter l'eau à la ville et rénover les passages souterrains vous permettra de vous téléporter où bon vous semble. Tout est donc fait pour que vous passiez des heures à cette énorme quête secondaire qu'est la rénovation de Rome.
En parlant de quêtes secondaires, elles foisonnent toujours autant dans ce
Assassin's Creed Brotherhood. Chacune des guildes sous votre contrôle (les Courtisanes, les Mercenaires et les Voleurs) vous donne accès à de nombreuses missions secondaires assez variées. Il est toujours possible d'effectuer des missions d'assassinat hors de la quête principale et d'explorer les Tanières de Romulus, lieux peuplés par des païens qui vouent un culte à Romulus, afin de mettre la main sur la meilleure armure du jeu.
Mais la guilde la plus importante de
Assassin's Creed Brotherhood est, comme l'indique le nom du jeu, la confrérie des Assassins qu'Ezio devra diriger habilement. Il s'agira pour lui de recruter des citoyens aptes à combattre pour lui, en les sauvant des gardes dans la rue et en les entrainant sur le terrain. Pour cela, rien de tel que d'envoyer vos jeunes recrues en missions au quatre coins de l'Europe pour qu'il gagne des l'expérience et gagnent des niveaux, jusqu'à devenir Maître Assassin. Ces recrues sont un atout crucial dans le jeu car vous pourrez les appeler à la rescousse dans les moments difficiles ou pour qu'ils fassent le sale boulot à votre place. Une belle trouvaille qui apporte un peu plus de variété à l'ensemble du jeu.

Le mode multijoueur

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Enfin, dernière nouveauté (et pas des moindres), le mode multijoueur. C'était le plus gros argument de vente de ce
Assassin's Creed Brotherhood et c'est aussi grâce à cela que le jeu a gagné sa crédibilité auprès des joueurs qui le critiquaient. Eh bien, force est de constater que c'est un très bon mode multijoueur en ligne.
Loin d'être un simple
deathmatch, ce mode s'imprègne de l'univers de la série et donne un mode multijoueur original. En effet, le joueur devra s'efforcer d'abattre sa cible (un autre joueur) tout en se dissimulant dans la foule pour ne pas se faire repérer mais aussi pour ne pas offrir une cible trop facile car lui aussi est pourchassé. Il faudra redoubler de ruses pour arriver à ses fins tout en mourant le moins possible. Pour cela, rien de tel qu'un bon bain de foule. La plèbe, dirigée par l'ordinateur, offre un refuge de choix pourvu que vous vous cachiez parmi des personnages qui vous ressemblent, ce qui confondra le plus souvent l'adversaire le moins attentif.
Pour abattre vos cibles, il vous faudra porter attention à différents paramètres. Une boussole vous indique la direction de votre cible et si elle est proche ou non de vous. Mais, bien souvent, cela ne suffira pas car l'adversaire se montrera tout aussi malin que vous et se cachera tant bien que mal. Il vous reviendra donc de faire attention à tous mouvements suspicieux, un personnage qui court comme un dératé est à coup sûr dirigé par un joueur, par exemple.
En outre et, comme c'est devenu la norme de nos jours pour les modes multijoueurs, un système d'expérience vous permettra d'améliorer vos compétences et, par là même, vos possibilités en jeu. Si certains niveaux vous permettent simplement de débloquer un nouveau personnage ou de nouveaux costumes, d'autres débloqueront de nouvelles capacités (courir plus vite, se déguiser dans la foule, utiliser la vision des Templiers pour discerner clairement votre cible, lancer une bombe fumigène pour pouvoir fuir, et bien d'autres encore) et parfois même de nouvelles armes ou de nouveaux modes de jeu. Il est donc préférable de monter rapidement en niveau, même si le jeu met le plus souvent en confrontation les joueurs de même niveau. Les points d'expérience s'acquièrent en jeu par l'intermédiaire de vos
kills, chacun rapportant un certain nombre de points en fonction de sa qualité. A vous de choisir entre faire énormément de killsqui paient peu ou moins de killspour plus de points.
Au total,
Assassin's Creed Brotherhood tient sa promesse de mode multijoueur innovant. Un mode qui apporte une énorme plus-value au jeu.



Quelques détails qui ne portent pas atteinte au jeu

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Finalement, Assassin's Creed Brotherhood se révèle tout aussi excellent que son aîné. Malgré l'ajout du mode multijoueur, la campagne solo est loin d'être au rabais. En effet, comptez une douzaine d'heures pour terminer la quête principale et, si vous êtes adeptes du 100%, comptez plutôt vingt-cinq heures. De plus, la variété du titre fait que l'on ne se lasse jamais de jouer. Bien au contraire, il est difficile de ne pas retourner faire une petite partie de Brotherhood tant celui-ci est addictif. Les ajouts en terme de gameplaysont très sympathiques, que ce soit la confrérie des assassins qui ajoute une nouvelle dimension au jeu ou encore la dynamisation des combats. Seul petite déception, le scénario se concentre exclusivement sur Ezio pendant la quête principale, faisant passer Desmond au second plan pour ne le retrouver qu'à la fin du jeu. C'est un peu dommage, d'autant que la fin du jeu reste sous la forme d'un beau cliffhanger sans réellement donner d'informations complémentaires.
Notons tout de même que, si les cinématiques ont bénéficié d'un soin tout particulier (notamment les visages des personnages, beaucoup plus expressifs), les capacités du moteur graphique commencent à faiblir. En effet, le
clipping commence à se faire monstrueux, d'autant plus que Rome se parcourt d'un bout à l'autre sans aucun temps de chargement. La prouesse de designest entachée par la technique du moteur, c'est dommage. Il est temps de passer à autre chose.
Enfin, le mode multijoueur très réussi vient ajouter d'autres dizaines d'heure de jeu avec une nouvelle dimension du jeu. Nul doute que ce mode de jeu restera un fait marquant pour bon nombre de joueurs. Il ne manque plus qu'un mode coopératif en ligne pour
Assassin's Creed III, à défaut de pouvoir jouer sur un même écran. Avouez que ça serait bien!



Ainsi, Assassin's Creed Brotherhood se hisse aisément au rang des meilleurs jeux de cette année 2010. Un mode solo toujours aussi impressionnant qui s'offre le luxe de se varier encore un peu plus, accompagné d'un nouveau mode multijoueur aux petits oignons, Ubisoft nous gâte. Le jeu n'est pas parfait, bien évidemment, mais l'ambiance du jeu est tout bonnement inimitable et nos cavalcades romaines resteront longtemps dans nos mémoires.
Il était annoncé dès le départ que
Brotherhood serait un Assassin's Creed 2.5, c'était l'ambition affichée par les développeurs. Mais c'est un jeu qui doit être considérée comme un épisode à part entière, tout aussi bon, voire meilleure, que le deuxième épisode. Une fois de plus, il ne nous reste plus qu'à attendre avec impatience Assassin's Creed III, mais ça va, avec Brotherhood, on a de quoi faire!


Mordraen

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Commentaires

Mordraen
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Mordraen
Iron-Tom : Merci, merci ^^

Hakayami : Je pense que c'est vraiment la seule chose qui manque à un Assassin's Creed, maintenant qu'on a eu un mode multi en ligne. Et puis, il faut dire que l'apparition de la confrérie avance bien l'idée, non? Et c'est vrai que dans le genre des Deniable Ops de Splinter Cell Conviction, ça serait cool. Mais j'irai même plus loin. J'aimerais faire la campagne solo en entier (sauf peut être les missions secondaires) en coopération. Je pense que le jeu resterait jouable en coop en ligne, mais j'adorerais jouer sur un même écran, ça serait le pied.
Hakayami
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Hakayami
J'ai pensais à la même chose que toi, qu'un bon mode coopératif dans un mode solo serait excellent. Un peu comme le dernier splinter cell sortie.
Iron-Tom
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Iron-Tom
Très bon test ! Bravo.

Screenopathe

Par Mordraen Blog créé le 08/05/10 Mis à jour le 01/07/13 à 18h10

Itinéraire d'un jeune homme atteint de screenopathie (maladie en phase terminale causée par l'abus de biens visuels comme les jeux vidéo ou les films). Le screenopathe n'est rien d'autre qu'un amoureux de l'écran et de tout ce qui s'y passe, pour son plus grand plaisir...

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Édito




La fascination de l'écran et de tout ce que l'on peut en faire m'amène à créer ce blog. Amoureux de jeux vidéo et de cinéma depuis mon plus jeune âge, je rêve de faire partager ces passions qui m'animent quotidiennement. Etant donné que j'aime aussi écrire, l'idée d'un Gameblog était faite pour moi!

J'estime qu'une grande partie d'entre nous est atteinte d'une délicieuse maladie : la screenopathie. Tout ce qui peut être projeté sur tout type d'écran (des jeux vidéo aux films en passant par les séries télévisées...) emporte en nous un grand intérêt.

Ce blog a l'intention modeste de vous faire partager mes opinions sur tout ce qui peut passer sur mes écrans. Quand j'irai voir des films au cinéma, je vous en parlerai. Quand je jouerai à un jeu vidéo, je vous en parlerai. Tout simplement parce que j'aime parler de ces choses là et, qu'entre nous, être amoureux des petits comme des grands écrans est tout à fait compréhensible, nous ne savons que trop bien ce qui s'y passe!

Je vous invite donc à continuer un bout de chemin avec un screenopathe et fier de l'être!

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