La guilde obscure

Par Masahiko666 Blog créé le 07/09/12 Mis à jour le 02/12/16 à 12h53

Bonjour à tous !! Ici, je traiterais de différents sujets, notamment de Jeux de Rôles sur consoles de salon, souvent en version oldies.
Alors, prenez un bon coussin pour y déposer votre postérieur délicat, et écoutez, commentez, poussez des coups de gueule... Faîtes comme chez vous, quoi...

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Rpg à découvrir absolument.

La légende des dragons est fortement ancrée dans les contes de notre enfance. Certains pensent même qu'ils auraient réellement existés. Mais que penseraient-ils en découvrant que dans le petit monde de Breath of Fire, les dragons ne sont que des humains ancestraux, élevés au rang de Dieux...

 

LES YEUX DANS LE BLEU

Vous incarnez un petit garçon du nom de Ryu. Ses cheveux sont bleus, et, pour le moment, il dort tranquilement emprisonné dans un bloc de glace. Petit détail, il est sous la forme d'un mini-dragon. Des mineurs malchanceux vont le réveiller en sursaut, et toute l'équipe de corons devra subir sa colère plus ou moins justifiée. Vous controlerez donc le petit être d'écailles au travers plusieurs couloirs et salles sous la terre, en cherchant la sortie de ce labyrinthe simplifié. Pas de chance, juste devant l'entrée principale, vous serez renversé par une grue, et enfermé dans une cage. Loin de vouloir vous laisser faire, vous secouerez énergiquement votre prison qui tombera finalement dans un ravin, lors de votre transport vers la ville voisine en train. Vous roulerez en bas du monticule de terre et, sous l'effet de la douleur, vous redeviendrez un petit garçon.

La carte du monde est claire. Les différentes interactions seront symbolisées par un point d'exclamation ou d'interrogation au dessus du protagoniste.

Rei, un jeune chasseur (et surtout chapardeur) vous recueillera gentillement et vous soignera dans sa chaumière. Aidé de son ami Teepo, il chasse, vole, fait des petits boulots pour s'en sortir, mais rien de réellement lucratif. De retour parmi les vivants, il vous entraînera à l'art de la fauche et de la rapine sauvage. Malheureusement pour le trio, ils tomberont sur un bucheron du nom de Bunian, qu'ils tenteront de cambrioler par la suite. Pour vous apprendre la vie, le colosse vous enverra sur une montagne pleine de monstres et de dangers, ce qui constituera votre première quête.

 

SUR LES TRACES DE ROBIN

En fouinant dans le village voisin, vous comprendrez rapidement que la maire extorque ses administrés plus que la normale. Beaucoup vivent dans une certaine misère, malgré le dur labeur qu'ils doivent fournir tous les jours dans les champs communaux. Afin d'aider ces braves gens (et surtout de vous faire une sorte de renom), vous déciderez d'entrer dans la maison de l'escroc élu afin de lui voler l'argent des impôts frauduleusement gagné. S'ensuivra une phase d'infiltration basique, où il faudra prendre les chemins non-surveillés, et trouver quelques objets pour passer devant certains gardes. Tout ceci se concluera par l'attaque d'un coq géant (?), et accessoirement bien chiant avec son attaque de l'oeuf (transforme un personnage en oeuf, l'empêchant ainsi de réagir).

Puis, vous paritrez à l'assaut du manoir du maire, rempli de cafards géants et de fantômes adeptes des changements d'état...et tout ceci sans Rei qui, pour une raison quelconque, partira seul de son côté. Après avoir vaincu les ancêtres de l'élu corrompu (et aussi obsédé sexuel par la même occasion), vous redonnerez l'argent aux habitants qui se verront tous arrêtés par la garde royale. C'est à ce moment que votre véritable périple commencera...

Il faudra vous échapper du train vous conduisant vers une vie plus monotone.

Chassés du village, vous paritrez sur la carte du monde, et vers de nouvelles aventures, qui vous feront rencontrer Nina, la princesse du royaume. Poursuivie par deux abomibables chevaux-humains, vous devrez la sauver tant bien que mal. Reconnaissante au possible, elle vous accompagnera afin d'échapper aux deux crétins, et vous vous retrouverez de l'autre côté du royaume, seuls et livrés à vous mêmes.

 

LA TACTIQUE DE L'OEIL

Comme dans la plupart des j-rpg, les combats sont aléatoires, et contre des monstres et adversaires prédéfinies par zone. Comprenez que vous rencontrerez toujours les mêmes ennemis dans un endroit donné. Et ce, même en y renvenant plus tard, sans que les monstres n'aient pu évoluer. En les tuant, vous obtiendrez des points d'expérience et de l'argent, ce qui vous permettra de gagner en niveau (et de faire évoluer vos capacités et caractéristiques) et d'acheter des items et de l'équipement pour le combat. A la fin de chaque zone, vous rencontrerez un boss, un monstre plus puissant que les autres que vous devrez défaire grâce à des techniques spéciales.

Afin d'apprendre des techniques d'arme ou de magie, vous trouverez, peut-être, des maîtres sur la carte. En vous inscrivant auprès d'eux et en gagnant des niveaux au préalable, ils vous apprendront des capacités spéciales, plus ou moins intéressantes, mais jamais indispensables pour progresser. Surtout que chacun d'entre eux possède des affinités avec un ou plusieurs personnages, vous devrez donc choisir le ou les bons disciples. Mais, n'importe qui pourra apprendre avec n'importe lequel de ces maîtres.

Les combats sont aléatoires. Remarquez la commande en forme d'oei pour "voler" une technique à l'adversaire.

Mais il existe un autre moyen, plus rapide quelquefois, mais surtout plus aléatoire, pour apprendre. Lors d'un combat, il suffit d'observer l'ennemi. Si ce dernier attaque le "scruteur" avec une capacité spéciale, vous aurez une chance d'apprendre la technique, aussi bien guerrière que magique. Mais, ce faisant, vous ne pourrez rien faire d'autre, et donc subir les dégâts. Si vous voulez connaitre le plus de techniques possibles, vous devrez utiliser cette commande, car certaines bottes ne sont accessibles que de cette manière.

 

A MOURIR DE RIRE

Au fur et à mesure de l'évolution du scénario, les personnages grandiront, jusqu'à devenir adultes. Et leurs animations évolueront également. Etant petit, Ryu aura des mimiques à se taper les fesses par terre. Par exemple, lorsqu'il frappe un ennemi, il détourne la tête et agite son épée minuscule tel un plumeau à poussière. Et, dans de nombreuses occasions, il se mettra à chialer, tel une petite fille perdue dans un magasin immense.

Il ne se transformera pas en dragon de suite, mais devra apprendre à maîtriser ses accès de rage. Devenu adulte, il pourra revêtir ses écailles quand bon vous semblera, mais cela utilisera vos points de magie. En parcourant les environnements, vous trouverez des gemmes énormes qui vous octroieront des transformations supplémentaires. Que ce soient des pouvoirs élémentaires (feu, glace,...), défensif et offensif (pouvoir,...) ou de puissance (puissance, justement,...), ils vous seront quasiment indispensable pour battre les boss les plus difficiles. Et, devenu adulte, les transformations en dragons seront obligatoires pour détruire ces boss.

D'autres personnages viendront grossir votre groupe, dont certains seront annecdotiques, comme Peco, une sorte d'oignon-robot (?). Mais, d'autres vous seront indispensables, et laisseront une trace dans votre esprit (je pense surtout à Momo, dont la grande naïveté n'a d'égal qu'à son énorme intelligence). Son look est hautement improbable, mais elle vous fera bien marrer, surtout avec son arme de combat très en adéquation avec son caractère serein...

 

VULTURE CULTURE

A un certain moment du scénario, vous aurez la possibilité de venir en aide à un village de fées, attaqué par un dauphin fourbe et maléfique. Puis, les petits êtres vous demanderont d'organiser la reconstruction du village. Ce petit jeu de stratégie vous demandera seulement de donner des ordres aux fées, parmi chasser, cultiver, construire. Puis, en développant leur espace de vie et leur réserve de nourriture, vous assisterez à des naissances (ou des décès, selon vos capacités), ce qui vous octroiera la possibilité de débloquer d'autres métiers, des magasins divers, ou des ateliers visant à approfondir la culture du village. Bref, un mini-jeu dans le jeu, plutôt sympathique, mais trop simpliste.

Les dargons sont souvent imposants, et toujours puissants.

D'autres phases de mini-jeu entreront dans le scénario, mais elles resteront très rébarbatives et vraiment fatigantes.

La première consistera à entraînner Beyd, un comptable amoureux d'une belle blonde, responsable des transports maritimes d'une ville portuaire, mais bien décidée à tomber dans les bras d'un idiot (sosie de Zangief, de Street Fighter 2) et meilleur marin du royaume. Vous devrez vous battre contre le pauvre comptable qui n'y connait rien en castagne, à la manière d'un combat au tour par tour. Mais, au vu de la grande faiblesse du lunêtteux, vous devrez attaquer (pour qu'il subisse des dégâts et augmente sa défense), défendre (pour qu'il vous frappe et augmente sa puissance), et lui redonner des points de vie par la magie, afin que les combats perdurent le plus longtemps possible. Cela prendra, au moins, 4 à 5 nuits...chiant au possible. Et, une fois près, vous devrez le faire affronter le marin surpuissant, et interagir dans le combat lorsque ce dernier tourne la tête pour saluer la foule (sigh...). Et même là, ce n'est pas gagner, car il reste très fort.

Le seconde est, sans aucun doute, le pire mini-jeu jamais développé. Voyez le tableau...vous devez traverser un désert suivant un chemin prédéfini. Mais, vous n'aurez que les étoiles pour vous guider, et il n'y aura aucun point de repaire. Pour vous aider, vous devrez déchiffrer un message qui vous donne la direction à suivre par rapport aux étoiles, et le nombre de jours pour chaque direction. Mais ce dernier reste tellement mal traduit, que vous resterez perplexe devant cette énigme, pourtant simple, mais quasiment incompréhensible. Et pour corser le tout, vous devrez boire dans une gourde régulièrement, et atteindre une oasis avant la fin de cette réserve d'eau. Sinon, vous retournerez automatiquement à l'entrée du désert. Durant votre marche lente, longue et monotone, vous rencontrerez quelques monstres, histoire de casser cette routine écrasante, mais ils ne constitueront pas un grand challenge, et les combats ne se déclencheront pas plus de 3 fois par nuit. Et, pour vous donner du beaume au coeur, sachez que cette phase dure environ deux à trois heures pour une seule traversée. Votre patience risque de ne pas supporter ce passage...

La pêche sera aussi un petit challenge, mais reste très simple et un peu ennuyeux. Quelques techniques vous seront proposées pour attraper des poissons, mais restent innefficaces. Pourtant, en attrapant certaines espèces, vous pourrez les échanger contre des items uniques et rares auprès d'un vendeur que vous devrez aussi attrapper de la même manière...

Les magies lancent quelques effets de lumières sympathiques et classieux.

 

CA PIQUE

En voyant les premières images du jeu, vous comprendrez que les atouts de Breath of Fire 3 ne seront pas graphiques. Certes, le jeu mélange astucieusement les décors en 3D et les personnages et objets en 2D, mais les couleurs seront ternes et simplistes. Pas de nuances, pas de petit détail dans les textures, et le tout sous forme cubique. Certains items du décor, comme les arbres, ont même une fausse 3D, notamment sur les branchages qui ne sont que des textures en 2D agencées les une sur les autres. Les personnages sont assez réussis, par contre, malgré une forte influence 16bit. Et les protagonistes des précédents épisodes sont recyclés (comme Ryu et Nina). Le jeu est entièrement traduit en français, et c'est vraiment une joie de comprendre facilement le scénario...du moins au début. Car, très rapidement, les limites des traducteurs se font sentir, et les expressions bizarres (sans doute retranscrites en mot à mot de l'anglais) s'introduiront dans des phrases déjà peu compréhensibles. Un effort peu développé donc, qui aurait dû rester en anglais, plutôt. Mais Capcom ne brille pas pour ses traductions...

La bande son est correcte, sans plus. Les musiques sont agréables et bien groovy, mais sont encore au format Midi, et ressemblent donc plus à des sonneries polyphoniques. Mais certains thèmes resteront dans votre mémoire, comme celui de la carte du royaume ou de la ferme de Momo. Les bruitages sont conventionnels, mais illustrent bien les actions. Quelques voix égayent les personnages, mais ce ne sont que des cris pour la plupart.

Les commandes sont faciles à retenir, et calquées sur les autres j-rpg du même type. Cependant, le fait de pouvoir apprendre des techniques en scrutant l'adversaire reste une excellent idée, bien que mal exploitée du fait de sa trop grande probabilité d'echouer. Par contre, bouger les protagonistes dans les différents environnements sera assez raide, surtout en utilisant Gard, le guerrier gardien qui est imposant. Chaque personnage dispose d'un talent spécifique durant ces phases d'exploration, comme frapper des pierres, tailler des arbustes, pousser des rochers, dévérouiller des portes,... choisissez donc bien vos alliers...

Momo et son arme spécialement développée pour elle...qu'elle est douce...

Si le scénario reste conventionnel, il agrémentera pourtant les scènes de quelques revirements de situation. Ne vous frappez pas si, de temps en temps, vous perdez des combats contre des boss, ce sera une défaite scénarisée. Et ceci est purement dans la lignée des Breath of Fire. La durée de vie est honnête, comptez une bonne trentaine d'heures en suivant le scénario principal. Ajoutez quelques heures supplémentaires si vous décidez de visiter tous les maîtres et de gagner le concours de pêche.

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Sans être un grand jeu de rôle à la japonaise, Breath of Fire 3 sera tout de même intéressant à faire, ne serait ce que pour son scénario sympathique, bien que déjà vu. La volonté de vouloir traduire un jeu reste toujours une initiative bienvenue, mais ici, elle reste baclée et quelquefois incompréhensible. Le jeu méritait une meilleure translation, ou pas de translation du tout. Néanmoins, le plaisir de jeu reste intacte, et la simplicitée des commandes mélangée aux quelques bonnes idées plus ou moins bien exploitées séduira les accrocs du genre, comme les novices. Un bon petit jeu, quoi...

 

Souffle de feu : scénario sympathique, bande son agréable, quelques innovations bienvenue, traduction française...

Pet foireux : ...baclée au possible, graphismes mignons mais limites, épreuves mal codées, le désert.

 

Graphismes : 11/20.

Sons : 14/20.

Jouabilité : 13/20.

Scénario : 15/20.

Durée de vie : 16/20.

 

Sentence

14/20


Date de sortie : 1997.

Machine : Playstation 1.

PEGI : 12 ans.

Dans la même lignée : Breath of fire 4, la saga Final Fantasy, Wild Arms 1 et 2, Suikoden 1 et 2.

Prix public constaté en magasin : 19 euros environ.

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Commentaires

Ichikyo
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Ichikyo
Quitte a conseiller aussi le jeu pour ceux qui ne peuvent pas se procurer la version Playstation, il y a également la version Playstation Portable qu'on peut retrouver en PSP Essentials à 9.99 (il était en promotion à 5.99 cet été d'ailleurs).
Le rajout du mode pêche dans le menu pour debloquer une nouvelle collection de gallerie étoffé (de celle du village des fées) et la possibilité d'y jouer sur portable peut également aider à découvrir ce petit joyau de l'époque :).
Strife
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Strife
Le pire c'est que le désert, il faut le traverser pour arriver à la fin du jeu! Et le truc super-chiant pour se repèrer c'est qu'en traduisant l'énigme les types ont confondu est et Ouest. J'ai passé des nuits blanches dans ce désert jusqu'à ce que je me dise "non, c'est pas possible... et si... mon Dieu mais ça marche! Mais quel boulet sidéral ce traducteur!!!" XD

Enfin, je garde quand même un très bon souvenir de ce jeu, si les donjons avaient tendance à être longuets ça ne m'a pas empèché d'aller au bout. J'ai même passé pas mal de temps à pêcher pour les items de Manolo, etc.

Après c'est comme BoFIV, je l'avais mis de côté après m'être fait atomiser par le boss de fin, faudrait que je retrouve ma sauvegarde et que je le finisse un de ces quatre.

Et puis Momo, quoi! <3
Masahiko666
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Masahiko666
Narga : j'étais très à fond sur les Fly aussi à l'époque, et je l'avais pris pour me rassasier de la claque FF7. Malgré son côté vieille production Suprenes, il reste très bien et accessible. Seul le passage dans le désert est véritablement lourd. On l'avait fait durant toute une nuit avec un pote, sans guide, avec juste les instructions du jeu, et ce fut impossible...alors, de là à trouver les objets uniques cachés dans ce même désert...même maintenant, avec un guide 100% fiable, je n'y suis pas encore arrivé.

Waldotarie : oups, sumimasen ! Je vais corriger cela de suite... Comparer Breath 3 et Breath 4 serait compliqué. Les bases restent les mêmes, mais l'évolution visuelle est là. J'en ferais un test prochainement (sans doute à la suite de celui-ci).
Waldotarie
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Waldotarie
Bon t'as juste oublié de dire sur quelle console c'était ! :P
J'ai un bon souvenir de Breath of Fire 4, et comme je lis toujours les Dragon Quest, ça reste valable pour moi !
C'est de même niveau ?
Narga
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Narga
Il était vraiment sympa et j'ai adoré le principe des gènes du dragon, je l'ai fait à l’époque ou je lisais les "Fly" et donc, j’étais à fond.

Édito

 

Vous aimez vous battre contre une horde de gobelins amateurs de chair fraîche ? Les labyrinthes du Baron de Sukumvit ne vous effraient nullement ? Vous dépeceriez une brigade entière de trolls des cavernes pour quelques piècettes d'or et pour sauver une jeune fille en détresse ? Et en plus, vous vouez un culte sans borne et sans faille au grand Nyarlathothep ?

 

Alors, rejoignez le pire personnage de jeux de rôle possible et inimaginable...

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