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Avis à chaud (Cinéma)

 

 


After Earth - Bande annonce par Millenium_TV

 

Introduction :

Dire que la dernière réalisation de M.Night Shyamalan est très attendue serait un euphémisme. A croire qu'After Earth pourrait presque sortir dans l'indifférence générale ou en tout cas, qu'il soit largement moins attendu que lorsque l'auteur de Sixième Sens était au top de sa forme. « Mouais j'attends de voir » diront dorénavant les cinéphiles. En effet, ex-petit génie pour certains ou réalisateur bien trop sur-estimé pour d'autres, Shyamalan traverse une période sacrément difficile et c'est peu de le dire. Un cinéaste qui marche grandement à l'affecte ou chaque critiques négatives (et même positives) à l'encontre de ses oeuvres et surtout de sa propre personne le touchent particulièrement. Arrivé à un tel point qu'il finit par se mettre à dos toute l'industrie d'Hollywood d'abord en n'hésitant pas une seule seconde à s'attaquer à l'une des plus grosses production de cinéma (Disney) pour ensuite finir par se farcir les critiques et cinéphiles les plus cyniques envers ses oeuvres. 

Lorsque l'on voit comment Hollywood peut arriver à se débarrasser des artistes qu'elle a elle-même « créé », atteignant pourtant le fameux « rêve américain » ou « success story », on se dit effectivement que M.Night Shyamalan est un fou à lier. Un jeune réalisateur totalement inconscient qui n'a visiblement pas su à quoi ni à qui il s'attaquait réellement.

 

 "Quand la presse s'emmêle"

 

C'est un fait, After Earth arrive au beau milieu d'une guerre. Celle dont Shyamalan s'est (maladroitement) auto-désigné comme étant le porte étendard d'un mouvement visant à ouvertement critiquer les rouages d'un système Hollywoodien. Système qui peut sans le moindre mal vous faire grimper au plus haut des sommets de la réussite mais qui peut aussi vous faire considérablement chuter quitte à ce que vous finissiez six pieds sous terre (une pensée pour toi McT). Depuis et notamment à cause d'une forme d'inconscience totale ainsi qu'une certaine fierté mal placée, le jeune auteur se perd dans une bataille qui dure depuis maintenant 7ans. Et même si After Earth n'est pas encore la renaissance de l'auteur/réalisateur d'Incassable, il montre quand même une petite lueur d'espoir. Ainsi, pour parfaitement comprendre le contexte dans lequel chaque films de ce réalisateur doit être vu puis interprété, il est impératif de revenir là ou tout à commencé.

 

Il y a 13ans sur le tournage d'Incassable. Au top de sa forme.

 

Shyamalan's Story :

2006, c'est à travers un comte pour enfant que Shyamalan décida d'entamer son premier round contre l'Industrie. L'Histoire, pratiquement tout le monde l'a connait. Suite au semi-échec du Village jugé impardonnable de la part des patrons de Disney, Shy décide de revenir à une forme de cinéma proche d'un ultra premier degré exacerbé qui prenait complètement à contre emploi la mécanique de ses précédentes oeuvres. Mécanique durant laquelle il s'était enfermé depuis Sixième Sens (fin à twist quasi-obligatoire entres autres). Les costards cravate de Disney n'arrivent plus à comprendre la vision de leur jeune prodige, le divorce fût prononcé, particulièrement lourd et difficile à accepter. Shyamalan finit en dépression.

Une narration plus naïve, une réalisation moins « poseur », sophistiquée ou même stylisée ainsi qu'une fin à twist volontairement avortée, La jeune Fille de l'eau finissait par imposer au public de faire un choix. Celui de Croire ou de ne pas Croire à son histoire mais aussi et surtout en son Auteur, balayant d'un revers ses propres codes en tournant même plus d'une fois certaines scènes à l'auto-dérision. Avec le recul, La jeune fille de l'eau se pose comme étant sans le moindre doute l'une des oeuvres les plus sincères qu'un cinéaste puisse léguer au cinéma et aux cinéphiles. Mais elle aussi la plus dangereuse car en même temps, l'auteur donne clairement le bâton pour ce faire battre plus facilement si il le faut. Ainsi, sur ses propres thématiques et sur une certaine vision d'une Industrie qui l'a pourtant amenée à avoir une certaine renommée internationale, Shyamalan se pose (à travers l'un des personnages du film qu'il interprète lui-même) comme étant un artiste en proie aux doutes. Un artiste qui a toujours imaginé et écrit ses histoires selon les diverses choses qui le touchaient émotionnellement à travers son quotidien mais que des producteurs ont voulu, au final, enfermer dans un moule. Le Village symbolise bien une sorte d'appel au secours de la part du cinéaste. Le communication autour du film est mal comprise par Disney. Une récente interview du cinéaste vient coroborer cette imcompréhension :

 

« Je prépare du thé, mais on le vend comme du Coca-Cola. Les spectateurs sont déroutés: ils s'attendaient à du Coca et on leur sert du thé! Forcément, ils pensent que c'est le pire Coca qu'ils ont jamais bu! Le contexte et les attentes créés par le marketing me nuisent souvent. »

 

 

 Fallait-il y voir des premiers « Signes » annonciateur ? Ceux de sa probable chute sans le moindre doute.

 

Et donc pour La jeune fille de l'eau, l'auteur/réalisateur se renferme d'avantage sur lui-même en racontant l'histoire d'un gardien d'immeuble qui décida volontairement de se déconnecter du monde suite à un trauma lié au décès de sa femme. Sa rencontre avec une Nymphe aquatique va le pousser à s'ouvrir (pour ne pas dire s'exposer) puis à s'entourer d'une petite communauté de gens , à comprendre par là ses détracteurs ou ceux en qui il espère arriver à « croire » ET à faire croire de nouveau. Shyamalan situe son histoire uniquement à l'intérieur de « La Crique », ne dévoilant jamais le monde extérieur et tout comme Cleaveland Heep, il n'est pas encore prêt à l'affronter.

 

Shyamalan dans sa crique

 

En plus d'une très belle histoire pour peu que l'on arrive à se sentir émotionnellement, totalement impliqué, La jeune fille de l'eau traite tout simplement d'un sous-texte riche et passionnant. Une mise à nue et une remise en question totale d'un auteur sur son Cinéma, face à son public et aux Critiques. En tant que véritable auteur (puisqu'il a toujours écrit ses scénarios jusqu'à After Earth), Shyamalan a toujours travaillé sur des traumas profonds qui lui sont proprement personnels. La jeune fille de l'eau ne déroge donc pas à la règle, réussissant de manière insidieuse et avec un certain tour de force à (malheureusement pour certains) faire surgir cette forme de cynisme latent présent en chacun de nous. Un cynisme qui ne demande qu'à être réveillé, attendant simplement le film idéal pour le faire. Exactement au même titre qu'un Cheval de Guerre, La jeune fille de l'eau confronte ainsi le spectateur à ses propres doutes, à sa capacité de savoir si il peut toujours arriver à « croire » et à « accepter » de s'impliquer de manière « naïve » dans une histoire où c'est bien une forme d'ultra premier degré qui prime. Deux oeuvres profondément sincères car dénuées de tout artifices de la part de leurs auteurs donc mais littéralement casse-gueule au possible à l'arrivée. Certains diront sans doute « j'ai passé l'âge » d'autres diront « ça aurait marché si j'avais eu 10 ans de moins ». Mais attention ne nous méprenons pas car pour ces oeuvres il ne s'agit pas ici de faire preuve de complaisance, bien au contraire. Ils ont leurs défauts comme n'importe quels autres films et l'interet dans ce dossier n'est pas de les défendre mais de prendre au moins quelques instants pour les « comprendre ». Ce genre de films "anti-cyniques" au sens propre tente néanmoins d'apporter une réelle réflexion sur la façon dont nous percevons les films au fil du temps et des années qui passent. Sommes-nous devenus plus exigeant ? Attendons-nous une forme de cinéma de plus en plus « sophistiquée » pour arriver à « croire » ?

 

La jeune fille de l'eau ne manque pas de se faire assassiner par la critique américaine. Le bouche à oreille ne fait pas son effet, l'oeuvre trimbale avec elle toutes les casseroles possibles. Trainant une réputation de « film d'un auteur malade », Shyamalan connait son premier vrai bide au box-office.

 

Shyamalan's Therapy :

« Vous sentez-vous une place dans le club des réalisateurs confirmés, à Hollywood ? »

« Je ne fais parti de rien. Je suis un solitaire, un vrai. Je n'ai même pas d'amis. Je suis juste content d'être avec moi-même »

 

2008, après que Shyamalan se soit fait conspuer puis lynché, se faisant traiter d'ex-enfant pourri-gâté d'Hollywood traversant une crise existentielle profonde, notre auteur/réalisateur revient avec Phénomène. Et ici ce n'est plus le public ni les critiques en qui il désire lui-même se confronter mais bien la nature et le Monde qui l'entoure. Conscient qu'il ne sera plus l'enfant prodige d'Hollywood, Phénomène est bien une métaphore sur la peur qu'a Shyamalan non plus envers l'Homme mais envers ses propres croyances les plus profondes., Shy fuit une menace invisible, probablement lui-même d'ailleurs, en espérant se retrouver dans un endroit sûr. Son Village et sa Crique n'auront pas suffit à lui redonner une quelconque lueur d''espoir.

 

Phénomène sera le premier film durant lequel il décida de ne faire plus aucune apparition.

 

2010, Le dernier Maitre de l'air ou « le choix de la raison ». Shy a besoin de retrouver la côte. Il ne peut pas rester plus de 3ans sans réaliser un film. Le cinéma est bien plus qu'une passion chez ce réalisateur. C'est pour lui un besoin viscéral et naturel. Probablement la seule manière de pouvoir s'exprimer, pour le pire et pour le meilleur. Le problème avec Le Dernier maitre de l'air est que Shyamalan ne sait pas tenir, faire et construire un blockbuster. Il n'est clairement pas à l'aise avec un tel exercice qui necessite un savoir faire bien particulier. Il n'est pas non plus à l'aise avec « les grands espaces ». Le Dernier Maitre de l'air souffre même techniquement, certains plans en fond vert sont hideux, la conversion en 3D imposée par le studio s'avère être catastrophique... Le film reste pourtant largement bénéficiaire malgré un succès relatif. En revanche, Shyamalan ne manque pas de se faire crucifier une fois de plus.

 

Le choix de la raison

 

2013, quintessence-même de toutes les thématiques liées à son cinéma, dire qu'After Earth ne possède en rien la patte du cinéaste ou même son ombre serait justement faire preuve d'un certain manque de connaissances envers les diverses oeuvres du réalisateur mais aussi et surtout, les différents contextes durant lesquels ils ont pu voir le jour (Durendal1 ce message est pour toi). Comment ne pas reconnaitre cet aigle qui ressemble comme deux gouttes d'eau au grand Eatlon, oiseau mythique de La Jeune fille de l'eau ? Ou encore la manière dont Kitai se débrouille pour faire chuter l'un de ses agresseurs tout comme Ivy dans Le Village durant sa confrontation avec Noah Percy ? Une héroïne qui devait elle aussi, traverser une forêt « à l'aveugle » remplie d'obstacles et de pièges. Le thème de la paternité visible dans Incassable retrouve sa place, sans compter le parallèle qu'il peut y avoir entre la fin de Phénomène ou la nature (re)prenait le dessus sur l'Homme et le début d'After Earth. Deux oeuvres qui peuvent très bien s'inscrire dans une certaine continuité scénaristique.

 

Shy au "commande" d'After Earth

 

Bref à travers After Earth, Shyamalan en profite pour nous dire qu'il prolonge toujours ses rendez-vous quotidiens avec son thérapeute, attendant patiemment de ressentir à nouveau cette petite chose qui lui permettra de retrouver pleinement la possession de ses moyens. En attendant (tout comme le jeune Kitai), Shyamalan se laisse guider, contrôler à distance mais arrive néanmoins à nous transmettre un message, à nous dire qu'il est toujours là en parsèmant son petit film de commande de quelques clin d'oeils bienvenus.

 

Conclusion :

Qu'on soit très clair, After Earth est bien une petite déception car à chaque nouveaux projets de Shyamalan on espère toujours prendre une claque, pour ne pas dire la même qu'en 1999. Il n'est pas encore LE film qui fera renaitre tel un Phoenix le réalisateur de Sixième sens mais c'est quand même un bon petit encas bien plus digeste que ne l'était Le Dernier maitre de l'air. Si pour une fois Shyamalan n'est pas l'auteur de son film, cela lui permet au moins de pouvoir se (re)concentrer davantage sur sa réalisation. Des idées de cadrages et de mises en scènes ponctuent certaines séquences qui retrouvent (enfin) une vraie puissance émotionnelle. La scène de l'envol en témoigne tout comme cette gestion quasi-parfaite du silence, de ces dialogues « chuchotant » et de ce rythme lent dont le réalisateur se sert pour accentuer davantage l'Action quand celle-ci détonne enfin. Une des principales qualités unique et propre à ce cinéaste qui nous avait cruellement manqué.

 

Non, le vrai problème d'After Earth n'est pas son sois-disant sous texte scientologue (encore une fumisterie de la part de certains critiques qui l'ont toujours mauvaise) ou de la mauvaises interprétation des Smith. Le petit Jaden est très bon tout comme le jeu de Will Smith tout en retenu. Non le vrai problème d'After Earth est son scénario. On aurait très bien pu se passer de ses flashbacks incessants sur le trauma du petit Kitai qui ne font que plomber le rythme du film. Au-delà de ça, After Earth nous fait passer un bon moment de cinoche, certes en dessous de ce que nous proposait Shyamalan il y a quelques années.

 

Toujours en convalescence, le jeune indien préfère se laisser guider par ce projet « made in Smith ». Retrouvant peu à peu confiance en sa mise en scène, il en profite pour réinjecter dans l'univers d'After Earth ses petites créatures et thématiques véhiculées dans ses précédentes oeuvres. La toute première rencontre entre le public et l'une des créatures d'After Earth n'est pas anodine. Première petite bébête qui nous ramène à nos peurs enfantines faisant naitre pour certains une phobie bien connue.

 

Shyamalan nous confirme bien que malgré un certain cynisme latent qui est aussi présent en lui et qu'il s'évertue à contrôler, il reste toujours un grand enfant en dépit de la sale période qu'il traverse.

 

Par Vincent N.Van.

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Commentaires

fonz
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fonz
j'espère bien que l'on reverra des "incassable " .. :) mais j'en reviens aux posts précédents mais tu parles du dernier star trek sorti ? déjà j'ai pas un grand souvenir de celui de 2009 .. mais je vais remettre la main dessus histoire de .. mais il donne pas envie en bande annonce en tout cas .. mais à mon sens ce travail de "deuil" à été commencé sur des films comme "avengers " ou "transformers 3" ou on revois progressivement la destruction totale d'une ville comme lieu et sujet central d'un film chose évité largement évité depuis le 11/09 .. et oui en france on à tendance à enfoncer très vite ce que l'on encensais peu de temps avant .. un trait que l'on partage avec les producteurs d'hollywood .. cf mc tiernan par exemple .. ;)

cordialement .
Madealone
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Madealone
Hello Noiraude,
Merci pour ton avis aussi mon vieux. Quand ne seras-tu pas d'accord avec moi ? J'attends ! ^^
Plus sérieusement, je sais que je le martèle depuis le début mais mon intention n'est pas de défendre corps et âme le Bonhomme mais de plutôt "élargir les horizons" pour mieux le comprendre. Mon impulsion est surtout partie d'un fait avéré qui est qu'en France (et pas que) nous avons beaucoup tendance à défoncer très facilement quelque chose que l'on a adoré pendant un moment. Tu peux être déçu d'un réalisateur là n'est pas le problème mais avec un réalisateur comme Shyamalan, ce qui est intéressant c'est de justement savoir "pourquoi" puisqu'il a prouvé avec 4 films d'affilés que c'est quand même "Quelqu'un" dans le monde du 7ème art. Un réalisateur qui a quand même revisité les codes du thriller horrifique. Combien de film de fantômes nous avons eu après ? Combien de film à twist pendant près de 10ans de cinoche ?

Un article très intéressant rédigé par Hendy Bicaise vient lui aussi compléter mon dossier. Je vous encourage à vous pencher dessus : http://www.vodkaster...-Shyamalan-3378
Noiraude
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Noiraude
Une fois de plus totalement de ton avis Vincent. Et je suis convaincu que nous reverrons le Shyamalan d'Incassable, mon film de chevet avec Barry Lindon, un jour prochain. Le génie, ça ne meurt pas si facilement...
Madealone
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Madealone
Mais non je t'en prie c'est très agréable, ne t'arrête pas en si bon chemin.

Alors c'est drôle ce que tu dit car récemment j'ai vu Star Trek Into The Darkness, je ne sais pas si tu l'a vu ou non. Mais voilà enfin une des dernière démonstration en terme de "blockbuster intelligent". C'est vraiment d'une prouesse et d'un culot... Abrams réussi à distiller un sous-texte assez hallucinant sur l'un des plus grand traumas des Etats-Unis (je ne spoile pas, on ne sait jamais).

Nous sommes bien d'accord et merci de ton avis sur le dossier de Dredd.

ps : OUI ! il faut absolument que tu te procure le Director's Cut de Daredevil.
fonz
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fonz
décemment encore merci de répondre et de perdre ton temps .. et c'est très sympa de débattre avec toi ;) pour fast and furious j'ai pris cette exemple car c'est le "pire" film que j'ai vu au cinéma récemment mais ne crois pas pourtant que j'ai honte d'aimer le film de divertissement : j'ai été elevé avec les rambos et tout les actionners bourrin de ces années là .. et aujourd'hui je t'avoues que le classement de film de "genre " m'échappe complétement .. bref vraiment il n'y pas de honte à mater les f&f ou les die hard , c'est juste que tu n'y vas pas avec les mêmes intentions que pour un oliver stone ..
on ne devrais pas avoir classer les films par film de divertissement ou film "intellectualisant " .. mais en bon film ou en mauvais film ..
et comme tu le dis si bien dans ton article sur dredd ( oui je l'ai enfin lu .. et je ne te remercie pas .. j'ai envie de voir daredevil en director's cut maintenant .. c'est malin ... :) ) il me semble que le film type action à vraiment muté et ne laisse plus la place à un réalisateur de faire avec une oeuvre de commande , quelque chose de plus personnel ou de plus recherché qu'un simple film d'action .. pour moi c'est visible sur la franchise die hard .. les trois premiers sont réussis ( enfin pour moi le premier et le troisième surtout .. et en plus la vf est pas dégueulasse ) mais le 4 et le 5 .. alors oui ça pète des trucs et des bidules mais ou est le sens du rythme ds le dernier ? ou sont partis les vannes ? bref ou est parti le "style" die hard ?
on arrive à un point ou même les films d'actions sont lisses .. là ou bien souvent à l'image de montesquieu ou de john carpenter , il y avais une critique derrière .. sans pourtant oublier le film .. ben aujourd'hui c'est fini .. et fast and furious fait parti de ceux là : parti sur un premier opus qui te laissais voir une partie de sous culture californienne ( si si le tuning c'est de la culture ..) on est parti sur finalement le film de braquage avec bagnoles surgonflées .. c'est si mauvais ? non pas nécessairement .. mais cela aurais pu être mieux ? carrement .. cela aurais pu devenir une franchise au long cours ? .. là par contre pas sûr ..
bref je crache pas du tout sur le film de divertissement .. mais je trouve qu'il y a film de divertissement et film de divertissement .. je pouvais citer un truc de michael youn ou un de ces trucs que la france nous vend tant : les camping ou les bronzées 3 .. mais nan dans mon précédent post j'ai pris spielberg .. pourquoi ? pourtant niveau divertissement il a quasiment fait que ça lui , nan ? à mon sens spielberg à réalisé ce tour de force de faire du film de divertissement un art ..

alors voilà je fais pas de stigmatisation du film "pop corn" à mon sens et si je t'en donnais l'impression désolé :)
bon puis je vais arrêter de pourrir ton fil de dicussion ;)
cordialement .
Madealone
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Madealone
Hello fonz,
Merci pour ton retour.

Alors NON ! Tu as justement pris tout, sauf le bon exemple pour justifier ton argument du "on peut imaginer que les gens viennent aussi pour "ce moquer". Mais non, Fast and Furious est une sacré franchise de cinéma. Il faut quand même voir d’où elle est partie pour en arriver là ou elle en est aujourd'hui. Jamais personne n'aurait pensé une seule seconde que cette franchise aurait duré aussi longtemps. Pourquoi ? Tout simplement parce-qu'elle est très bien torché et crois moi pas mal de films de divertissement voudraient avoir le même genre de logistique en ce qui concerne les cascades et autre poursuites de voitures complètement hallucinantes. Mais bordel il ne faut pas avoir honte de dire que tu aime un bon Cinéma d'exploitation bien torché ! Tout simplement. Et pardonne moi mais qu'es ce qu'on s'en tape du scénario dans un F&F. Bien évidemment c'est toujours agréable de retrouver les personnages que tu as connu depuis 2001 mais ton avis sera toujours proportionnel à ce que peut proposer la franchise, TOUJOURS. Évidemment que les scénars des Fast sont flingués mais ils sont suffisamment "bons" (toutes proportions gardées justement) pour tenir l'ensemble du film et harmoniser les séquences d'actions qui viennent ce greffer au milieu.

Regarde la plupart de mes "avis à chaud" et tu seras surpris de voir qu'il y a de tout. Mon dossier sur Dredd rejoint un peu mon argument. Il ne faut pas avoir honte d'aimer ce genre de film. Et d'ailleurs ce qui est horrible maintenant c'est que (comme je le dit dans le dossier de Dredd), certains films deviennent des "films de genres" et que de nos jours c'est une expression sacrément mal interprété et placé lorsque l'on parle Cinéma. Lorsque l'on parle d'un pur film de divertissement les gens sont toujours obligés de dire "on sait que c'est tout pourri", "c'est du plaisir coupable" etc. C'est quand même sacrément moche pour des films de divertissements comme Fast & Furious qui sont justement des films de divertissement qui ont au moins le mérite d'être juste bien réalisé et au contraire, de pas prendre les spectateurs pour des cons puisqu'ils leurs servent exactement ce que la plupart sont venus chercher. Tu ressort de la salle, le film t'a plu, t'es content.

Nous sommes d'accord, les Resident Evil sont définitivement des bouses. Seul le 3ème réalisé par Russel Mulcahy ressemblait à du cinoche. J'ai bien aimé l'ambiance Mad Max et c'est de loin le mieux réalisé de la franchise. Mais tu conviendras que si l'on parle de Shyamalan, les Resident evil n'ont pas du tout leurs places au sein de notre débat ^^

En tout cas le plaisir est partagé ! n'hésite pas à commenter les autres critiques si tu en as envie mon vieux.
fonz
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fonz
tout d'abord merci de m'avoir lu ( en entier .. ) et d'avoir pris du temps pour répondre , c'est toujours agréable .. :) pour répondre à ton exemple sur cosmopolis et sur la réaction des gens au cinéma , il ne faut pas mettre de côté la pression social qu'il y a derrière et cette espèce de "détente" recherché au cinéma .. je veux dire bien souvent , on va au cinéma pour passer le temps ..
et ça va pas plus loin pour beaucoup de gens et ça peux se comprendre .. après il est évident que parfois tu à l'impression que certaines personnes se sont trompés de salle .. si ils le trouvent nul rien ne les empêche de partir au final .. après tu n'empêcheras personne de pas avoir les mêmes goûts que toi et pourtant de rester connement dans la salle , parce qu'ils prennent le film autrement ..
un petit exemple personnel moi aussi ( mais moins glorieux ..) : c'est régulier au cinéma dès qu'un fast and furious sors je résiste pas d'aller le voir .. pourquoi ? c'est nul , mal branlé , il y a souvent un scénario qui est parti chercher une bière dans un autre film et c'est techniquement les cascades .. j'ai beau être naïf c'est n'importe quoi .. mais personnellement j'y vais à chaque fois parce que ce sont ces défauts qui me font venir ; ça en est presque un film comique le truc pris au troisième degré .. ( puis bon j'aime bien les explosions et les vroum vroums .. mais c'est pas de ma faute c'est celle de die hard ... )
alors on peux aussi imaginer que juste pour se moquer les gens viennent comme je le fais de temps en temps : je l'avoue c'est très con ..
mais je trouve qu'au prix de la place ( même en province ) c'est pas si injustifié .. agréable pour les autres ? nan j'en doute .. mais compréhensible .. surtout si par exemple tu t'es tapé 40 bornes pour aller au multiplexe .. donc je comprends mais je ne justifie pas attention : même dans un film le plus bas du front au possible , j'estime que quand on viens au cinéma c'est pour avoir un moment calme, que l'on se doit de respecter les autres et pas se comporter comme si on étais devant la télé .. elle est là pour ça justement et si c'est pour communiquer son avis "trollesque" c'est pas la peine de venir ..

par contre je suis comme toi : je trouve ça dommageable de ne pas s’intéresser minimum à ce que l'on va voir ..
et malheureusement ce problème de curiosité ne se pose pas que sur le cinéma .. mais à mon sens c'est un autre problème sous jacent plus profond ou les gens ne veulent plus réfléchir , espèrent avoir un truc tout cuit ..

pour shyamalan je ne nie pas la démarche artistique du tout : au pire je lui reproche de m'avoir perdu à partir de "la jeune fille et l'eau" .. c'est juste que "phénomènes" représente pour moi le virage raté de sa carrière .. après j'avoue le sujet m'a interessé et il n'y a pas tout à jeter .. mais en tant qu’œuvre complète en lecture seul .. mouais ... il fait pâle figure face à incassable à mon sens , qui dans son propos , sa relecture de la mythologie du super héros américain me parait plus abouti .. après c'est juste mon point de vue .

et pour le coup des "bouses " je suis certes un peu trop radical , mais avoue que parfois certains films sont juste irrattrapable .. et avec l'âge j'ai pas tendance à être sympa .. mais quand même j'ai du mal à trouver quelque chose de bien sur un film comme resident evil .. :) et aussi j'ai moins tendance à moins juger selon les réalisateurs ou plus précisement je tends à être moins indulgent avec eux parce que ce sont de GRANDS réalisateurs .. je ne peux m'empêcher de penser que spielberg par exemple est clairement en perte de vitesse .. mais en restant objectif on ne peux clairement pas dire qu'il fait de la merde .. c'est sur, bien des réalisateurs voudraient faire des " mauvais " spielberg . je veux dire par là que j'attends forcement plus d'un spielberg ou d'un stone que d'un paul anderson .. et que parfois malgré le travail effectué on ne peux qualifier autrement un film de splendide nanar .. par exemple je pense à independance day ou le travail notamment de patrick tatopoulos est vraiment à voir .. mais le film reste au premier degré complétement ridicule .. et avec du second degré ça passe mieux , mais clairement c'est pas un chef d'oeuvre ..

sur cette longue réponse je t'espère une bonne continuation et continuerai à te lire :)
Madealone
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Madealone
Bonjour fonz,
Merci pour ton avis sur le dossier. Tu soulève plusieurs points intéressant qui méritent amplement d'être débattu. Pour ce qui est du "ce n'est pas au public d'analyser...", sache que justement, il est grand temps que les gens s’intéressent un minimum à ce qu'ils voient, ou au moins de faire exactement comme toi, c'est à dire de faire une sorte de "démarche". Bien sûr je ne dit pas qu'il faille forcément ce (tu m'excuseras du terme) "branler" sur tout et n'importe quoi hors il se trouve justement que le cinéma de Shyamalan n'est pas un cinéma (uniquement) tous public. Ses films invitent justement au questionnement et accessoirement au faite de savoir ce que pense l'Auteur lorsqu'il "écrit" vu que tous ses films ont toujours été "écrit et réalisé par". Je vais te raconter une anecdote très intéressante sur "Cosmopolis" de Cronenberg qui vient appuyer mon argument et je pense aussi que tu me rejoindra sur ce point (tu peux y trouver l'avis à chaud que j'ai rédigé sur le film). Il n y avait pas beaucoup de personnes dans la salle car le film était déjà sorti depuis une semaine. Et ça n'a pas loupé, une certaine partie des personnes présentent dans la salle conspuaient le film, l'insultaient...bref ils se demandaient bien ce qu'ils venaient faire ici. Hors c'est bien là tout le problème non ? Comment tu peux faire la démarche d'aller voir un tel film si de prime à bord, tu ne t’intéresse pas un minimum au type qui l'a réalisé ?

Plus simplement de manière générale, les gens ne savent pas ce qu'ils vont voir au cinéma de nos jours. Alors je ne dit pas que notre démarche est d’élever l'intellect du spectateur/consommateur de cinéma mais tout de même. C'est assez rageant de les voir insulter un film et ce plaindre du tarif qu'ils ont payé tout ça parce-qu'ils n'ont pas eu un minimum de curiosité. Juste un petit peu.

Pour ce qui est de Phénomène, il faut savoir que Shyamalan lui même est parfaitement conscient de son concept et de son scénario. Voyez à quel point il désamorce bon nombre de situations avec des touches d'humours souvent mêlé à une rupture de ton quasi soudaine que l'ont ne voit jamais venir. Encore une fois ce n'est pas pour justifier quoi que ce soit, vous avez le droit de ne pas aimer Phénomène mais dire de manière générale que Shyamalan n'est pas conscient de ce qu'il fait est faux. Il peut moins bien le faire ou très mal le faire (c'est un autre débat) mais il sait parfaitement ce qu'il entreprend sur chaque projet puisque c'est un réalisateur qui a toujours bosser avec ses tripes. Jamais POUR un studio, jamais POUR un acteur mais toujours pour ce qu'il a toujours voulu raconter à un instant X de sa vie.

Tu dit que le cinéma devient presque un luxe mais dans quel sens exactement ? Si c'est celui du tarif de la place, alors effectivement je peux comprendre la réaction des spectateurs que j'ai cité plus haut et de leurs réactions sur Cosmopolis mais n'auraient-ils pas économisé plus facilement leurs argent si ils s'étaient un minimum renseigné sur le film qu'ils allaient voir ? Et de nos jours ce n'est pas les outils qui manquent pour le faire.

Pour ce qui est "d'expliquer des bouses". Parfois tu sais c'est tout aussi intéressant de prendre le temps de se renseigner sur une œuvre que l'on n'a pas comprise ou aimer. Cela amène pour beaucoup un second visionnage qui visera, ou non, à revoir leurs avis. Encore une fois on en revient à la "curiosité".

Mais voilà je suis content à l'arrivée car comme tu le dit, le dossier peut amener d'autres personnes à se pencher sur les autres films du réalisateur. Comme quoi tu vois il ne suffit pas de "grand chose" pour rendre les gens "curieux" ^^
fonz
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fonz
merci à toi de me faire découvrir que ce film était de Shyamalan :) je suis très étonné de le retrouver sur un truc de ce genre . .
mais au moins on est rassurés il a pas sauté d'un pont .. personnellement je trouve pas que tu défendes le film mais plutôt l'auteur qui à dans sa filmo des trucs très largement défendable .. mais c'est personnellement pas une raison de tout excuser .. à mon sens il était obligé de se casser la figure: en partant de faire du twist final une marque de son style , il s’exposait fatalement à faire toujours plus surprenant et finalement à être très convenu au final par exemple .
à mon sens le public n'a pas dû comprendre le tournant pris par ce réalisateur et cette lecture est bien plus facile quand on l'étale sur sa filmographie et surtout quand on a le contexte dans lequel tourne le réalisateur . mais à mon sens ce n'est pas le travail du public d'analyser tout cela .. le public vois un film comme une œuvre à part entière et pas forcement comme faisant partie d'un corpus qui va être l’œuvre de tel auteur ..
je comprends l'avis de gaban : j'ai trouvé "phénomènes" par exemple boursouflé , mal emmené et même si la thématique est intéressante , pardon mais les gens fuient le vent .. ? j'ai cru à une blague au départ .. même si je suis plutôt partisan du film de "monstres" ou finalement sa présence est suggéré plutôt que montré .. là je suis désolé mais des plans d'arbres ou de champ qui frémissent .. alors oui on comprends bien le coup de la menace "invisible" , mais en lui donnant vie par le vent .. j'ai trouvé ça super casse gueule .. ou risible ça dépend de mon humeur .. est-ce pour cela que "signes " ou "incassable" sont in-regardable ? est-ce pour cela qu'il ne faut plus rien attendre de son prochain film ? décemment non ..
tout cela pour dire que ce genre de critique avec la mise en lumière de la carrière et de la vie du réalisateur en filigrane est toujours très intéressante pour comprendre sa démarche .. mais à aussi tendance à "expliquer " ses bouses .. voire même à les justifier .. et dans un contexte ou le cinéma deviens presque un luxe , je comprends que l'on est pas envie de payer pour voir des choses déplaisantes ou qui vont nous décevoir , et je pense que la lecture de gaban sur ce film est totalement justifiable aussi .. et je pense que sans vouloir défendre "after earth" tu est moins mordant du coup . Mais cela ne retire rien à la qualité de ton dossier et je pense pas que l'objectif de l'article était de donner juste un avis sur after earth .. mais bel et bien une invitation à se pencher sur les autres films de ce réalisateur ..
Madealone
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Madealone
Je défend le film en y voyant effectivement des points positifs certes (et on a tout à fait le droit de ne pas tomber d'accord) mais je n'occulte pas non plus ses points négatifs tout comme la façon dont Shyamalan s'y prend depuis La jeune fille de l'eau pour réaliser ses projets.

Je veux bien argumenter avec toi gaban, aucun soucis mais ne prend pas non plus uniquement les éléments qui t'arrangent pour justifier t'es arguments en affirmant que je défend le film ainsi que le cinéma de Shyamalan "corps & âmes" alors que ce n'est pas du tout le cas. C'est au contraire bien plus nuancé que ça.

Je t'invite à (re)lire certain passages du dossier.
gaban
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gaban
C' est un pamphlet dans le sens ou tu défends le film, alors que l' avis général est assez négatif. Donc tu t'élèves en y voyant quelque chose de positif, alors que c' est un navet catastrophique. Quand à ses connotations scientologiques...elles sont malheureusement attestées.
Dommage donc que M.Night Shyamalan se soient retrouvé la dedans. Je n' ai rien contre ce type, mais son film tient du nanar à la BAY, sans en avoir le peps.
Madealone
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Madealone
Michael Bay pas "Mickael".

Ensuite, mélanger les torchons et les serviettes, "non définitivement NON".

Si tu as bien lu jusqu'au bout il ne s'agit pas ici de "pamphlet"

Mais dans tous les cas je te remerci tout de même de ta reconnaissance envers la qualité de mon écriture et d'avoir pris le temps de réagir.
gaban
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gaban
Ce film est une belle daube infâme, avec des acteurs indigestes. Will Smith tente d'imposer sa famille, sa "philosophie" (plus que discutable) dans cette fresque tellement lisse, tellement pauvre...
Ton pamphlet bien écrit ne rattrape pas les ficelles grossières, les scènes toutes aussi mauvaises que peu inspirées, et le retour raté de Mr Shyamalan (mais était-il déjà arrivé?).

Non, définitivement non!

M.Night Shyamalan est un imposteur, un Mickeal bay soft, un Luc Besson de second ordre (déjà que le premier est pas fameux!), bref, encore une perte de temps.

N.VAN (pour les passionnés de cinéma, avis à chaud, critiques, dossiers...)

Par Madealone Blog créé le 08/02/11 Mis à jour le 17/04/14 à 21h29

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