ERROR 404 BLOG NOT FOUND

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Par Le Gamer aux Mains Carrees Blog créé le 04/11/11 Mis à jour le 03/12/16 à 15h27

Ce blog n’'existe PLUS. Si tu y as accès, c’'est que tu n’'existes plus non plus. Au mieux, tu es l'’émergence d’'une anomalie systémique au sein d'’une structure virtuelle parfaite. Mais ça pourrait être pire. Tu pourrais attendre impatiemment la sortie de Final Fantasy XV.

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 *

 

Et en bonus : LE TEST.

 

Alan Wake voulait être beaucoup de choses, "quand il serait plus grand".

Ecrivain, déjà, ça, c'est sûr, mais pas que.

Il aurait aussi voulu être "jeu d'ambiance", être "survival horror", être le pendant américain des Silent Hill d'antan.

Sauf que voilà, Alan est maladroit, il ne sait pas très bien comment s'y prendre ni par où commencer. Il touche un peu à tout, sans trop de conviction ni oser choisir une voie plutôt qu'une autre. Il s'imagine assez en TPS, ou en walking simulator. Sauf qu'il préfère courir et, si possible, dans la forêt la nuit.

Il se cherche, Alan. C'est le prétexte scénaristique du jeu, mais c'est également une mise en abyme involontaire. En termes d'inspirations, il pioche un peu partout, tel quel, sans prendre le soin de digérer : Twin Peaks, bien sûr, Stephen King (il le revendique) mais aussi Forbidden Siren (pour le côté hardcore) et quelques illustres autres qu'il cite à tour de bras. Il s'écrit mot à mot, il tâtonne. Il est conscient de ses limites mais pour ne pas avoir à y faire face, il choisit la fuite en avant, toujours. Et dans sa course folle, il essaie d'embarquer le joueur-spectateur, encore, en espérant que ce dernier sera contraint de fermer les yeux sur ses défauts intrinsèques.

Il veut faire peur, Alan, mais il ne sait pas trop comment ça marche alors il plonge tout le monde dans l'obscurité, il ajoute quelques bruits qui grincent et quelques mouvements qui font sursauter. Il voudrait distiller mais n'ose pas jouer la finesse. Il n'est pas assez sûr de lui. Alors au lieu de miser sur l'angoisse, l'impalpable, l'ellipse visuelle qui bat au coeur du (mauvais) genre dont il se réclame, il émaille son parcours de possédés bruyants, vulgaires, hperactif, qu'il copie-colle par paquets de trente-douze et que le joueur ne pourra ni feinter, ni prendre à revers, ni semer au cent mètres - dans la mesure où en guise d'intelligence artificielle, ils n'ont qu'un aimant à chair fraîche. King Size.

Quelle frustration.

Il aurait dû penser qu'il y avait un problème de conception, le père Alan, quand il s'est vu distribuer des piles, balles, cartouches et grenades incapacitantes par caisses pleines à craquer, tous les dix mètres, où quand il a réalisé que son but premier, dans la vie, serait de parcourir la distance dérisoire qui sépare deux points de sauvegarde sans se faire zigouiller.

Oh ça, il est fier de l'idée qui sous-tend son intrigue, il se félicite de son originalité, mais sur le plan de la narration, là encore, il reste trop timoré : rien ne se passera jamais de significatif entre les cinématiques de début et fin de chapitre.Tant pis pour l'immersion, tant pis pour les non-dits, tant pis pour le gameplay. Le joueur se contentera de courir droit devant lui, d'une révélation à une autre, condamné à remplir ainsi le gouffre étiré entre deux segments scénaristiques. Parfois, il s'arrêtera pour tirer quelques balles, histoire de varier l'ordinaire, mais sans véritable enthousiasme, ni aucune gratification.

Il n'y a pas de challenge, ou bien il y en a trop : là encore, Alan n'a pas su choisir. Et il culpabilise un peu de cet état de fait, d'ailleurs. Alors il dissémine ici et là, en pleine nature, au mépris du bon sens, thermos de café, réveils matin, pancartes promotionnelles en carton à retrouver et à collectionner - ce qui est censé allonger sa durée de vie, mais nuit d'autant à la logique de l'aventure. Car si Alan est généreux, c'est indéniable, avec ses émissions radio qui donnent de la matière à la ville de Bright Falls, ses coups de fil dans l'obscurité qui placent son personnage face à un autre lui-même, ses épisodes de la 4ème dimension plutôt malins et bien écrits, il oublie fréquemment d'être cohérent et perd en rythme ce qu'il gagne en contenu.

 

Aussi est-ce ce que je retiendrai du bonhomme, pour ma part : il veut bien faire, il se donne à fond, il ne lésine pas, mais il ne fait pas les bons choix. Il ne se réfléchit pas assez. A trop se prendre pour un autre, il passe à côté de ce qu'il est - ce qui fait curieusement écho à son propos. Reste une intrigue intéressante, malgré ses persos de mauvais feuilleton US, un dénouement élégant (affadi par deux DLC qui tournent en rond), un environnement séduisant qu'on aime à arpenter (même si on n'en profite pas toujours autant qu'on voudrait, la faute aux coups de bêche), ses choix musicaux imparables et quelques pics d'adrénaline pas piqué des hannetons. Il faut toutefois attendre le second épisode bonus (The Writer) pour que subitement, la mécanique monotone se grippe et que le titre laisse entrevoir son véritable potentiel. Un peu tard, mais mieux que jamais.

Parce que c'est pas un mauvais bougre, le père Alan. Il a des idées à revendre, seulement il les emballe vite fait dans du papier journal. Et s'il ne se tait pas une seule seconde - ou du moins est-ce tout comme -, histoire de se rassurer, de vaincre son illégitime peur du vide, c'est quand il se risque enfin à abandonner l'explicite qu'il touche du doigt ce qu'il n'avait fait qu'effleurer,auparavant. Le temps d'une ultime réplique magnifique. Obscure, simple et sincère.

A l'image du jeu tout entier, en somme.

 

Mais sublimée.

 

Diagnostic Psychiatrique : 7,5 weirdo / 10

Voir aussi

Jeux : 
Alan Wake
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Commentaires

Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
@01010110 : Oui mais si tu n'écris pas, qu'est-ce que je vais lire, moi, alors ? :( (sans compter qu'ici, tu t'en rendras vite compte, ça fait un bon petit moment que ça somnole - au mieux... mais merci beaucoup pour ton message, ça fait bien plaisir de te recroiser par blog interposé !).
01010110
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01010110
A défaut d'écrire, il faudrait que je me remette à lire de bons articles (ici par exemple).
Masahiko666
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Masahiko666
Une petite synthèse intelligente en adéquation maligne avec les récentes événements...il faudra que je me le fasse ce jeu un de ces jours, maintenant que j'ai la bobox (et qu'elle me botte bien au final, malgré des graphismes souvent en deçà de la PS3, mais une animation et des temps de chargements mieux lotis).

Édito

 (Mais bon, on va pas se mentir, je ne sais pas pourquoi)

 

Si vous aimez les gens qui écrivent plus que bien, allez lire :

- Snake_in_a_box

- Noiraude

- Migaru

 ET QUE CA SAUTE COMME TIDUS DANS L'INTRO DE FFX !

 

 (Là encore, c'est un grand mystère, mais pas désagréable).

Si vous voulez lire des gens vraiment rigolos, par contre, c'est là que ça se passe :

- Snake_in_a_box

- Noiraude

- Migaru

 

Comme par hasard c'est les mêmes...

 

(Là, par contre, OK, rien à redire, y'a du beau linge)

L'article en question, riche en collaborateurs de qualitay, qui méritent tous ce prix avec les honneurs :

Une Rumeur Grandement Exagérée

 

*

 

Parce qu'on n'est pas tous nés avec des doigts aux mains (fonctionnels, en tout cas) !

 

Parce qu'on a tout à fait le droit de ne pas savoir parer aux jeux de combats, ou de ne pas savoir freiner aux jeux de course automobile, ou de ne pas savoir diriger son bonzhomme à Resident Evil 1 !

 

Parce qu'on n'est pas tous à l'aise avec plus de deux boutons, surtout quand il faut alterner leur utilisation !

 

Parce qu'on n'est pas tous au courant qu'on est au XXIème siècle et que de toute façon, c'était mieux avant !

 

Parce qu'on est libre de préférer acheter nos jeux à Cash Converter plutôt qu'à Micromania !

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrés vous propose des tests périmés et de mauvaise foi, des dessins réalisés à la hache, à l'arrache et avec des mains carrées (aussi), des découvertes culturelles à manger son code du psychiatre (sans sauce) et autres billevesées qui vous demanderont au mieux beaucoup d'indulgence, au pire du prozac. Mais surtout, surtout, depuis quelques mois, du gros troll qui tache.

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrées se veut un blog tout à fait inutile, sous-documenté, sous-illustré et sous-créatif, qui ne vous guidera en rien dans vos futurs achats ou vos quêtes du fini-à-200%. Le Joueur aux Mains Carrées fait un plus gros score à Tetris s'il laisse les pièces descendre sans toucher à la manette.

 

Tout est dit.

 

Enfin, le Joueur aux Mains Carrées est fan de Mr Patate, Paul Binocle et Boulet, dont il s'évertue à plagier les meilleures idées, des fois que. 

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