ERROR 404 BLOG NOT FOUND

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Par Le Gamer aux Mains Carrees Blog créé le 04/11/11 Mis à jour le 26/02/17 à 20h35

Ce blog n’'existe PLUS. Si tu y as accès, c’'est que tu n’'existes plus non plus. Au mieux, tu es l'’émergence d’'une anomalie systémique au sein d'’une structure virtuelle parfaite. Mais ça pourrait être pire. Tu pourrais attendre impatiemment la sortie de Final Fantasy XV.

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 Ultime cadeau du Maître à son public, Le Vent se Lève ne manque pas de souffle et sait, en dépit d’un sujet qui ne s’y prêtait guère, imposer ça et là un humanisme et une poésie caractéristiques - au travers, notamment, de scènes oniriques sobres et du plus bel effet. Avec la finesse et la subtilité qu’on lui connaît, l'auteur aborde des thèmes durs, réalistes, sans plus les passer au tamis de son imaginaire - mais sans pour autant renoncer à son optimisme communicatif, même quand le récit vire au drame et quand l’horizon s’assombrit.

Or si ce grand écart inattendu ne manque pas de charme(s) ou d’audace, il met rapidement en lumière les limites intrinsèques de l’oeuvre, en ce sens que la légèreté de ton et l’indéfectible volonté de ne regarder le monde que par le côté soleil de la lorgnette délestent le propos de sa gravité, pour envelopper l'émotionnel dans du coton et rendre soutenable ce qui ne devrait pas l'être. Le sang, les larmes, les blessures, qu’elles soient de chair ou d’âme, sont écartées hors champ par l’emploi d’ellipses temporelles particulièrement astucieuses, mais qui tiennent hélas autant de l’atout que de la faiblesse structurelle. L’ensemble convoque des images fortes, rend compte de moments historiques charnières, seulement il n'explore rien en profondeur ; si bien que le spectateur en vient vite à se demander "à quoi bon ?", sans que le dénouement du film ne réponde à son questionnement.

Qu’il fasse état d’un douloureux traumatisme national, de conflits en maturation, de répressions policières de mauvaise augure, à trop vouloir tenir ses promesses biographiques (pourtant trahies à maintes reprises), le discours ne fait qu'effleurer la surface des problématiques autour desquelles il s’articule - celles-là même qu’il s'efforce de tenir à distance, préférant dérouler son fil dans le cadre rassurant d'une zone symbolique neutre où les actes sont sans conséquences, où tout est lumineux, où tout est innocent, où tout est pur, jusqu’à l'égoïsme le plus insoutenable ou au sacrifice le plus vain.

Dans son ultime tour de salle international, Miyazaki invite à emboîter le pas d’un ingénieur lunaire, enjoué, idéaliste, dont l’étonnante voix rauque contraste avec les traits d’enfant (au doublage, une surprise de taille : Hideaki Anno, à qui l’on doit Evangelion), mais ne s’autorise pas à porter de regard critique ou didactique tant sur les choix des individus que sur ceux de l'époque à laquelle ils sont nés. Comme à son habitude, il se fait témoin impartial, objectif, dépassionné, et laisse son public condamner ou absoudre à sa place sans privilégier une piste narrative plutôt qu'une autre, ni donner à l’essai une dimension qui serait plus qu’anecdotique. Hormis quelques doctes satisfaits de leur personne, nul n'oserait se prononcer avec certitude quant à la nature profonde de sa création. S’agit-il de mémoires, d’un portrait, d’une fable, d’une ode à dédiée aux rêves et à ceux qui les vivent sans retenue, d’une mise en garde contre la futilité des uns et la bêtise des autres, d’un hommage, d’un éloge, d’une critique, d’un pamphlet, d’une parabole ?

Le film se contente de donner à voir, il ne prend jamais position ; et ce silence d’auteur, hors des territoires féériques que ce dernier affectionne tant, se fait plus gênant et moins avisé qu’il n'était censé l'être, comme si Miyazaki cherchait à fuir les vérités qui le dérangent ou s’il occultait celles qui ne sont pas conformes à sa vision des choses – à l’instar d’un protagoniste autiste qui, pendant que le pays entier s’écroule autour de lui, ne peut songer qu’à concevoir carlingues et fuselages. 

Alors qu'il ne tenait qu’au réalisateur d’exploiter l’abondante matière première à sa disposition, celui-ci laisse les nombreux développements possibles graviter paresseusement en marge de son travail, en dessine les grandes lignes, en gribouille les silhouettes, mais ne se résout pas à les intégrer pour de bon. Placide, il dévide sa bobine sans s’occuper de savoir si, oui ou non, les faits présentent un intérêt scénaristique, dispersant son intrigue en tours, détours et rencontres inutiles. La plupart des évènements n’ont leur place à l’écran que parce qu’ils ont eu lieu, sans qu’il ne leur soit donné plus de sens ou de finalité (le voyage en Allemagne, pour ne citer que lui, n’apporte rien qui n’aurait pu être résumé en une seule réplique). Les personnages, pour la plupart, y apparaissent et disparaissent sans y laisser d’empreintes, au point qu’on se demande ce qu’ils venaient faire là ou quel était leur rôle.

Ainsi, ce qui aurait pu donner lieu à une réécriture moderne du mythe d’Icare, une parabole sur l’ambition, le rêve et l’obsession, une leçon de vie ou d’histoire, voire une mise en abyme du parcours de l’auteur, de ses regrets, de ses satisfactions, se réduit finalement à quelques plans en coupe, quelques morceaux choisis de la vie d'un individu, à équidistance entre fiction et réalisme, fantaisie et documentaire. Difficile, de surcroît, de s'émouvoir de succès et d’échecs techniques dont on ne peut mesurer ni l’avancée, ni l’enjeu - dans la mesure où le scénario se refuse à nous les expliquer. L’avion ne fonctionne pas, on ne nous dira pas pourquoi. L’avion fonctionne, on ne nous en dira pas plus. La persévérance, simplement. Bien. Et puis quoi ? L’amour, simplement. La maladie, simplement. La guerre, simplement. Tout est simple, tout est clair. Même quand tout finit mal, tout est bien qui finit au diapason, à la faveur d’une conclusion aussi élégante qu'ambigüe.

S’ajoutent à ces fausses notes un dessin plus sommaire que de coutume, doublé d’une animation pêchant parfois par amateurisme (un comble !), alimentant d’autant la perplexité d’un public qui, sans doute, espérait un baroud d’honneur à la hauteur de la réputation de l’homme. Par bonheur, les séquences d’exception ne manquent pas à l’appel et parviennent à faire oublier ces ratés incompréhensibles, tranfigurant par le talent cet ensemble pourtant imparfait. Car en dépit de ses nombreux défauts, que l’on ne s’y trompe pas : le Vent se Lève reste un beau film d'animation, noble, touchant, inspiré. Ce n’est qu’en sa qualité de film de Miyazaki qu’il peinera à convaincre.

Même en s’appliquant à faire preuve de bienveillance, impossible de ne pas penser que le père de Sheeta, Totoro et consors, s’est investi dans un projet qui ne lui correspondait pas, tant il fait des merveilles sur les segments qui relèvent de son champ de compétences - précisément ceux où le temps s’emballe et où le vent se lève - mais trébuche sur ceux qui les lient et qui sont supposés donner sa cohérence à l’oeuvre. Dernier film d’une légende, ce onzième long-métrage ressemble paradoxalement à celui d’un jeune premier : moins à une fin qu’à un recommencement, en somme. Avec tout ce que ça implique de courage, d’envie, de bonne foi et de tâtonnements.

En décidant de s’avancer hors des sentiers qu’il a battus jadis, le grand Hayao a pris les attentes de court et au lieu d’un bouquet final peuplé de créatures fantasmatiques aux sourires rayonnants, il propose l’exact opposé avec la fierté légitime de qui sait encore se mettre artistiquement en danger à 70 printemps passés.  Si malgré toute son expérience, il a beaucoup à apprendre dans ce registre qu'il découvre à peine, cette prise de risque suffit à forcer le respect, malgré un résultat en demi-teinte.
 
 
 
On ne sort du cinéma ni enchanté, ni dévasté.
 
Songeur, au mieux.
 Un peu ému, c’est vrai, et prêt à réfléchir - mais sans trop bien savoir à quoi.

 

 

Sortie française : mercredi 22 janvier.  

 

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Commentaires

ladanettedu94
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ladanettedu94
Le mec qui se remet en cause parce qu'un tocard sur internet comprend pas sa prose :D
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
Ha mince, j'avais occulté (acte manqué ?) :

"Sinon à propos de ton texte (j'ai pas encore ou celui du Sieur Zizi), j'ai beau l'avoir dévoré, j'ai quand même énormément de mal à tout comprendre, ce qui est frustrant à un point inimaginable :ninja:"

what ?

What ?


WHAT ?

J'avoue, j'en suis conscient, j'ai un style pompeux voire prétentieux qui peut être pénible à lire (et pourrait me permettre d'intégrer une version estudiantine de Télérama), mais je pensais au moins être compréhensible... O__________O
Une remise en cause doublée d'une relecture s'impose !
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@Lada :


Le vécu de spectateur entre complètement en ligne de compte pour biaiser nos façons de voir, c'est sûr et ça aussi, c'est ce qui rend les choses d'autant plus intéressantes. ça vaut pour toi, ça vaut pour moi, ça vaut pour tout le monde et ça devrait être (lieu commun) considéré comme une richesse plutôt que comme un nid à conflits. Mais bon. On ne changera pas internet.
Heureusement, cela ne nous... concerne pas. :)

Considérant le marathon Miyazaki que tu t'"imposes" (il y a des épreuves pires, c'est sûr, mais il y a quand même là de quoi faire une overdose), il est évident que tu ne peux accueillir ce nouveau film que comme une bouffée d'air frais. Et je comprends qu'elle ait pu être aussi enthousiasmante. Alors que moi, c'était plutôt "alors OK, Miya, pour ton dernier film, tu sors de ton univers, pas de souci, voyons pourquoi ce revirement et ce qu'il va te permettre d'apporter que n'avaient pas tes précédents films...". Entre ça et mes obsessions en matière de structure narrative et d'outils formels, ça n'a pas fait un pli, même si comme je le disais, je n'ai pas passé un mauvais moment, il m'est arrivé d'être ému et malgré l'absence de trame, malgré les 120 minutes de film, je ne me suis pas ennuyé. Un peu comme avec FFX, sur le coup, j'ai "aimé mais...". Puis a posteriori, jour après jour, l'ogre "mais" a grandi en moi pour ronger le "j'ai aimé" jusqu'à la moelle et n'en plus rien laisser (ou disons, pas grand chose).
Autre raison potentielle de cette divergence de vue : le Tombeau des Lucioles, qui montre qu'on peut faire sobre, simple, sans pourtant sacrifier une certaine rigueur d'écriture. Ainsi que les films de Mamoru Hosoda, aussi, qu'il va falloir que tu découvres d'urgence. Mon conseil pour la suite de ton marathon : alterne. Fais-toi du Hosoda, du Shinkai, du Oshii, même... Tu n'apprécieras que mieux ensuite les outrances imaginaires d'Hayao, et tu auras autant de bouffées d'air frais (bonnes ou mauvaises, c'est une autre question) que nécessaire...
ladanettedu94
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ladanettedu94
J'ai pas le courage de répondre à tous tes points (je vais le revoir aujourd'hui donc peut être que du coup ça me poussera à le faire :P), désolé mais je trouve ça super intéressant nos deux visions de Miyazaki. C'est évident que j'en attendais pas la même chose que toi (même si j'essaye d'oublier mes attentes parce qu'au final c'est pas aussi important que le résultat), mais vraiment j'arrive pas à voir de paresse, parce que je suis intimement convaincu qu'en en montrant moins et en mettant de côté l'univers "kawai"(GROS GUILLETMETS) de certains de ses films et en prenant son temps, il a réussi à raconter son histoire la plus puissante.

Mais encore une fois, je l'ai vu dans des conditions particulières : j'ai vu mon premier Miyazaki y'a deux semaines, j'ai été dans un tunnel de bizarreries, de monstruosités, d'imaginaire enfantin, de châteaux et sorcières, donc le voir raconter sa petite histoire d'un type tout niais et inconscient par des choses plus simples, du non ou peu dit, du regard, de l'accordéon sur un avion muet, ça m'a fait teeeeeeeeeellement de bien !

Sinon à propos de ton texte (j'ai pas encore ou celui du Sieur Zizi), j'ai beau l'avoir dévoré, j'ai quand même énormément de mal à tout comprendre, ce qui est frustrant à un point inimaginable :ninja:
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Le Gamer aux Mains Carrees
Odieux, même, je dirais...
Kalakoukyam
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Kalakoukyam
Quel connard... :ninja:
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Le Gamer aux Mains Carrees
@Kalak :


Il m'a répondu du tac-au-tac, j'ai été agréablement surpris. Je ne m'attendais même pas à ce qu'il le fasse...
Comme quoi il n'est peut-être pas aussi odieux et aussi connard qu'il le dit.
Même si bon, dans l'absolu, il m'a quand même obligé à me fendre de mon propre pavé... :ninja:
Kalakoukyam
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Kalakoukyam
La réponse de l'Odieux Connard. :lol:
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
C'est ton point de vue et je suis heureux que tu sois sorti du cinéma comblé, même si je ne partage pas du tout ton opinion. Il vaut mieux, sur ce coup, être dans tes baskets que dans les miennes, même si je n'échangerais pas nos places pour autant. ;)

Sur le coup, j'ai trouvé le film ni bon, ni mauvais. J'ai passé un moment sympa et je lui ai trouvé des qualités sur le moment. Mais plus j'y réfléchis après coup, plus je prends du recul, plus je décortique a posteriori, plus je considère ce film-là comme un nanar, et plus mon sentiment réel se rapproche de ce que j'ai écrit dans la chronique de Mr Zizi dédiée.
A mon sens, la seule chose qui sauve ce film, c'est Miyazaki. Etant qui il est, il arrive quand même à produire quelque chose qui se regarde et qui a une certaine dimension artistique (même si ce n'est pas l'extase non plus sur ce plan là).

Tu me parles de sobriété ?
J'y vois de la paresse.

Tu me parles du portrait d'un homme qui rêve jusqu'à l'égoïsme ? Je dis que c'est ton interprétation, pas ce que montre le film, qui se contente d'une exposition linéaire et chronologique de faits, sans en tirer lui-même quoi que ce soit (et l'excuse de la biographie ne tient pas, puisque c'est une biographie imaginaire et qu'à partir de là, Miyazaki avait quasiment toutes les latitudes pour en faire quelque chose).

Tu vois des lignes de convergence entre les scènes ? Je ne vois qu'un empilage de séquences anecdotiques qui n'ont qu'un très vague point commun anecdotique.

Tu vois une fin délicate ? Je vois une fin odieuse. Bien tournée sur la forme, mais odieuse quant au fond.

Après, par contre, je comprends ta position, vis-à-vis de Chihiro qui, c'est vrai, donnait dans l'excès inverse et flirtait sans cesse avec le too much. Mais il peut exister des justes milieux. Et on peut aussi faire des films sobres, réalistes, sans pour autant sabrer les personnages, les événements, les dialogues et tout ce qui va avec de manière à ce qu'ils ne dépassent jamais (ou rarement) le degré zéro de leur utilité structurelle (à savoir : "occuper de l'espace filmique"). Le Vent se Lève aurait été un bon film français, même si venant de moi il n'est pas sûr que ce soit un compliment. Mais à mon sens, pour mille raisons (Mr Zizi en évoque quelques-unes), c'est un mauvais Miyazaki et un film d'animation japonais à peine plus que moyen. Evidemment, ça n'a rien d'un véritable argument mais pour avoir ingurgité vingt ans de productions japonaises comme autant de points de comparaison, je le dis tout net : ce travail de Miyazaki est inadmissible, au moins sur le fond. Tout juste average sur la forme.

Je retourne revisionner The Cockpit pour me calmer.

Mais bon, pour conclure sur une touche d'apaisement, comme je ne cesse de le répéter à Pedrof, c'est aussi une question d'attentes et de "regard porté sur". Toi et moi n'attendons vraisemblablement pas les mêmes choses de ce que nous allons voir, et c'est tout aussi bien. Non ? :)
ladanettedu94
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ladanettedu94
La plus grande qualité du film, c'est sa sobriété. Pas de comic relief qui servira de cosplay à la japan expo, pas de monstruosités bizarroïdes nécessitant une prouesse d'animation pour qu'elle apparaisse à l'écran, même l'onirisme y est traité avec assez de délicatesse pour que ça ne reste que le rêve banal d'un type froid, égoïste, qui n'a pas même conscience du mal qu'il cause.

En fait, là où dans Chihiro on avait des tartines et des tartines des chelou en veux-tu en voilà pour bien montrer que Miyazaki est créatif et qu'il pense comme un enfants, dans Le Vent Se Lève on a de l'humain. Les personnages ne sont pas mémorable puisqu'ils sont des gens normaux avec leurs qualités et leurs défauts. Le personnage principal est même assez détestable à certaines occasions. Mais au final toutes les scènes (même celle en Allemagne) sont des lignes convergeant vers un point de fuite pivot du film : l'utilité d'un homme dans une vie.

On voit ce type traverser le monde et les années en étant à la fois incroyablement important pour ces derniers, et totalement inconscient. Il voit ses avions, ses métaux, ses performances avec toujours en tête les fameuses 10 années qu'il doit utiliser avec soin, sans même penser qu'il est dans la même situation que ces scientifiques qui voulaient fabriquer des fusées et qui finissent par en faire des missiles.

La fin est d'une délicatesse assez incroyable, assez similaire à la chute de Chihiro d'ailleurs. Il a apporté ce qu'il devait apporté, maintenant il faut boire du vin et vivre. Putain de sa race que c'est stylé.
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
@Retromag :

Mais de rien, tout le plaisir est pour moi !


@DrWong :

Encore un commentaire bigrement intéressant, merci !
Pour des raisons identiques aux tiennes, je fais bref et en vrac, et j'y reviendrais si sa majesté le temps libre me le permet. Par chance, certains points recoupent ma réponse à Oldguy, je pense, ce qui peut potentiellement étoffer un peu cet embryon de réponse.

- La position de Miyazaki est claire, oui, je le confirme, mais à mon sens, elle ne l'est que dans ses interviews, et pas dans ce film. D'ailleurs, si j'ai bien suivi "l'affaire", s'il y a eu un tollé au Japon, c'est parce que Jiro cherche à faire des "beaux avions" plutôt que des avions-performants-qui-servent-la-nation. On a déjà fait plus subversif, mais visiblement, là-bas, c'est déjà suffisant. Après, est-ce que Miyzaki avait forcément à livrer un regard critique sur la période qui sert de décor temporel à son film ? La réponse est non, évidemment. Ne pas le faire, alors que ladite période s'y prête, c'est un peu dommage, mais c'est un choix d'auteur qui peut se justifier et donc, s'accepter tel quel. Ce qui m'a plus perturbé, par contre, c'est qu'il ne porte pas de regard critique sur ses personnages, qui sont pourtant, me semble-t-il, la raison d'être du film. Bien sûr, ça ne date pas d'hier, c'est comme ça dans tous ses précédents films : il donne les personnages à voir, il ne se risque jamais à laisser deviner ne serait-ce qu'un début de jugement sur leurs choix ou leurs attitudes. Cependant, là où le bas blesse, pour moi, c'est que si ce regard de créateur peut fonctionner dans un film porté par une histoire qui devient le point focal de l'oeuvre (ou quelque chose comme ça, il se fait tard), c'est une autre paire de manche dans le cas d'un film où ce sont les personnages qui jouent ce rôle-là. Parce que s'il n'y a pas d'intrigue proprement dite, ni d'analyse (sous une forme ou une autre) desdits personnages, sur un film de deux heures, ça me paraît léger-léger. C'est, avant tout, ceci qui m'a gêné (et je peux concevoir que cela ne gêne pas tout le monde, du reste, même s'il me semble que cela relève malgré tout du défaut objectif ? !). Comme je l'écris dans l'article, impossible de savoir au final si Miyazaki fait l'apologie des choix qui ont guidé Jiro, ou s'il en livre une critique. Le spectateur fait son choix suivant s'il a trouvé le protagoniste égoïste ou romantique, mais Miyazaki, lui, ne montre rien. Il donne à voir, sans en tirer lui-même quoi que ce soit : il laisse le spectateur se débrouiller tout seul. Ce qui, bien sûr, peut être considéré comme louable, mais aussi comme très paresseux.

Quant à la relation charnelle, anecdote au passage : dans le cinéma, la séquence a entraîné de nombreux... éclats de rire. De la gêne, j'imagine (j'espère !).

Enfin, pour ce qui est de l'animation, il y a trois ou quatre passages, guère plus, où les mouvements (des déplacements) manquaient cruellement de fluidité, et donc de dessins intermédiaires. Difficile de dire exactement lesquelles en ne l'ayant vu qu'une fois, mais ce sont pour la plupart des scènes qui se situent devant les hangars, où à l'entrée de ceux-ci (en plans moyens ou américains).
DrWong
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DrWong

 

comme si Miyazaki cherchait à fuir les vérités qui le dérangent ou s’il occultait celles qui ne sont pas conformes à sa vision des choses – à l’instar d’un protagoniste autiste qui, pendant que le pays entier s’écroule autour de lui, ne peut songer qu’à concevoir carlingues et fuselages. 

 

Très bon texte, belle critique même si je ne suis pas vraiment d'accord avec ta façon d'aborder le film.  Je vais faire court là - tard et pas de clavier - mais j'essayerai d'étayer plus tard.

 

En vrac. Déjà ds le quote tu lies, je crois, 2 choses qui n'ont pas lieu de l'être et crée une relation causale qui ne correspond pas à la réalité en expliquant la personnalité du personnage, son traitement, par le positionnement - ou absence de - de Miyazaki sur le contexte historique alors que sa position sur la question est assez claire. Et évidente. Mieux, et plus pertinent, ses prises de position publiques récentes, sur des questions politiques d'actu faisant écho à des dérives du passé, sont bien plus éloquentes et conséquentes. Je pense donc que c'est un mauvais procès.

 

Le propos du film n'est pas de dénoncer le Japon militariste de l'époque, c'est le contexte, extrême, mais il n'est pas non plus aussi complaisant que ton texte le laisse penser..., si on est japonais du moins, vu les polémiques déclenchées au Japon. Mais de toute façon, il n'y a pas de soucis de ce côté là à mon sens. C'est un film (romanesque, qqun l'a dit et c'est fort juste) sur la création, l'élan créatif, le génie créatif, la tyrannie de ce génie - là c'est de moi  hein ;) - et l'égoisme (et/ou manque de conscience politique ds ce cas) qui peut aller avec et ce personnage illustre assez bien ça, dans son contexte historique particulier. Et Goro Miyazaki, le fiston, dans ses billets de blog pendant la production de Terremer, l'illustrait également assez bien dans son contexte historique familial, en évoquant ses souvenirs de son père...

 

Ce n'est pas mon Miyazaki préféré, mais je ne le trouve pas moins bon que d'autres. Simplement, pas pour un public aussi large que d'hab',. Je vois pas ça comme un film testament mais plutôt témoignage-confession. S't'un film pour 'plus' vieux probablement ^^. Le bonhomme va encore faire de la réa, créer - un manga de samouraïs actuellement. Bref, je fatigue, ça manque de cohérence tout ça...

 

Ah oui, et pour la première fois une relation charnelle est plus qu'indirectement évoquée même si d'une façon pudique, ds un de ses films. Le Chateau Ambulant avait lui de la tension érotique, le vrai "message" du film d'ailleurs et pas sa petite guerre d'opérette... je radote... ^^

 

Question : peux-tu préciser ta critique sur l'animation ?

Retromag
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Retromag
superbe critique, merci !
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
A toutes fins utiles, je précise aussi que comme quelques-uns ici en commentaires, j'ai vu le Vent se Lève juste après On Your Mark, et avant Kiki suivi du Château Ambulant. Ce qui, je pense, a contribué à en accentuer les défauts. Ou en tout cas, à les mettre en lumière.


Bon, et puis l'Odieux Connard m'a répondu.
Voici donc un peu d'inédit que les fans pourront se mettre sous la dent :

"Cher lecteur,

Je ne suis pas du genre à me laisser forcer la main, rassurez-vous. Ni du genre à aller voir des Miyazaki au cinéma, en fait. Puisque dans son univers, jamais la petite fille ne finit à l'arrière d'une fourgonnette, ce qui rend les choses moins amusantes.

Je dis ça depuis qu'il a tout repompé du script que je lui avais envoyé, "Mon voisin Emile Louis" pour en faire une version "poétique". Bon, il a gardé le bus dedans cela dit, mais tout de même, je me sens trahi.

Vous souhaitant donc de meilleurs visionnages,

Cordialement,

L'Odieux Connard"

Voilà.
Quelle tristesse.

Du coup, c'est Mr Zizi qui va devoir s'y coller ce week-end avec un épisode spécial. Enfin, si j'ai le temps de le boucler, bien entendu.
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Le Gamer aux Mains Carrees

@Vicporc et Kalak :

Domo ! <3
Sobre, mais flatteur. Je suis toujours preneur. :D


@Oldguy (& Elruke, du coup) :

Je prends bien note cette contradiction intelligente et j’en mesure la qualité mais, comme le veut la légende, je ne peux pas approuver pour autant. Pas complètement, en tout cas.

Je suis 100% d’accord quand tu écris qu’un film, un livre, une chanson n’a pas besoin d’être porteur de message pour exister. Quand je vais voir Transformers 3, je ne m’attends pas à ce qu’on m’exhorte à prendre soin de mon véhicule ou à éviter de regarder les gros camions rouges de travers. Un message, c’est un choix, que l’artiste peut faire ou ne pas faire, cela relève du champ de sa volonté et on est bien forcé de le respecter. Oui, je pourrais objecter que jusqu’à présent, il n’y a jamais eu une seule œuvre de Miyazaki qui en ait été dépourvue, mais l’argument serait invalide car il faut un début à tout, comme on dit, alors pourquoi ce film n'en serait-il pas un ? Oui, je pourrais aussi souligner qu'il y a des contextes, des thèmes, des sujets « à messages », qui appellent ceux-ci par nature et qu’on ne peut pas choisir comme « décor » à la légère. Mais je serais forcé d'admettre qu'il s'agit ici moins d'obligation réelle que d’habitudes culturelles elles-mêmes nées d’une certaine conscience morale et historique collective. Dans l’inconscient, ces cadres sont automatiquement associés à l’idée d’œuvre engagée, si bien qu’il apparaît contre-nature de ne pas se conformer à de telles attentes. Pour autant, la possibilité existe bel et bien, l’argument n’est donc que partiellement valide. Mais quand bien même, ce n’est pas de « message » dont il est vraiment question dans ma critique.

Il y est, à l’opposé, question de « sens ». Or toute production créative se doit d’en avoir un, qu’il soit clairement revendiqué ou simplement suggéré, qu’il soit grotesque ou magnifique. Oh, bien sûr, rien n’empêche un artiste de se dire « ha ouais et ben f*ck, moi j’aime pas qu’on me force la main, je vais faire un truc qui en est dépourvu » mais d’une part, cela biaisera son approche créative et d’autre part, son travail n’en aura pas moins de sens, dans la mesure où il concrétisera une volonté de produire quelque chose qui serait dépourvu de sens. Volonté qui, de toute évidence, fera sens pour l’artiste. De quoi se mordre la queue si on est un serpent (ne pas s’y essayer si on est un humain, par contre).

Je n’attendais pas du film qu’il me dise que la guerre, c’est mal, que les policiers c’est tous des pourris, que les gouvernements c’est des méchants, j’ai Damien Saez pour ça. J’attendais juste qu’il me dise pourquoi il existe, quand bien même m’obligerait-il à fournir un travail intellectuel pour accéder au pourquoi en question. Quand Takahata réalise le Tombeau des Lucioles, il n’y va pas de ses couplets moralisateurs, il ne lance aucune sentence assassine, il ne se fait la conscience de personne et pourtant, son film fait sens. Autrement plus que Transformers 3, en tout cas (dont le sens est « divertir », voire « faire de l’argent », et vice versa). De la même façon, sans jamais prendre parti, avec un budget dérisoire et en se focalisant sur les moutons noirs de la 2nde guerre mondiale, un animé comme The Cockpit parvient à prendre le spectateur aux tripes, sans jamais lui dire quoi penser mais en l’y amenant par la seule écriture, par la seule mise en scène, tout en finisse et à contre-courant. Quand on arrive au bout du visionnage, on sait (ou au moins, on devine en partie) pourquoi l’auteur a eu envie de s’y investir.

Avec le Vent se Lève, ce n’est pas le cas. On peut l’imaginer, pour combler les vides. Mais pas s’appuyer sur ce que Miyazaki donne objectivement à voir. Comme je l’écris dans la critique, impossible de déterminer, même, s’il loue le rêve et la passion de son personnage principal, ou bien s’il les condamne. Le seul sens qu’à le film, c’est : suivre quelques étapes de la vie d’un homme, sans que celle-ci ait vraiment quoi que ce soit d’exceptionnel ou de marquant, si bien qu'au final ça n’en a aucun (ou trop peu). Pourquoi lui plutôt qu’un autre, quand il existe tant de figures historiques fascinantes, ne serait-ce que dans l’histoire du Japon seule ? Pourquoi cette période, si c’est pour n’en rien faire ? Pourquoi ces rencontres, si elles n’apportent rien au déroulement du film ou si elles ne font pas évoluer les personnages ? Pourquoi tout ce qui gravite autour ? Surtout : pourquoi ce film plutôt qu’un autre ? Les pièces ne s’emboîtent pas. Il n’y a pas de vision d’ensemble qui soit plus que chronologique. Chaque scène n’existe que dans l’instant où elle se déroule, pas en tant que brique d’un grand tout. Comme dans la vie, en somme. Sauf que justement, la fiction, ce n’est pas la vie et si l’homme s’y plait tant, c’est parce que justement, la fiction permet ce que la vie refuse à l’espèce humaine. Soit : de donner du sens.

Or ici, le seul sens que l’on peut trouver, il sera subjectif, dans la mesure où les composantes objectives du film ne permettent pas de le construire.

Car bien sûr, qu’une critique est subjective, c'est évident. Mais pas que. Quand j’écris que l’animation de certaines scènes est ratée, c’est un constat objectif. Quand Vicporc relève ailleurs que les brins d’herbes et les nuages sont réussis, c’est un constat objectif. Quand je dis que le scénario est mal écrit (et là, je reste gentil), c’est un constat objectif aussi. Parce qu’une œuvre, ce n’est pas que du ressenti. Ou disons qu’avant le ressenti et ses volatiles caprices, il y a une matière, une structure, des procédés, une mécanique. Tout ce qu’il y a de plus objective. Et dont on peut juger en tant que telle.

Subjectivement, moi, au risque de surprendre, j’ai plutôt aimé ce film, je ne me suis pas ennuyé et j’ai passé un moment relativement bon. Mais ça ne fait pas tout. Je me refuse de faire comme 90% des internautes et de partir du principe que « ce que j’aime » = « ce qui est bien » et « ce que je n’aime pas » = « ce qui est mauvais », puis de construire mes raisonnements non pas en fonction de ce que j’ai sous les yeux, mais en fonction de la conclusion à laquelle je souhaite aboutir.

Ainsi, je note que pour Elruke, ma critique est subjective, là où Oldguy a « tout compris ». Alors que ce dernier ne fait que rendre compte (joliment, lui aussi) de sa propre vision de l’œuvre, et enrichi de sa propre subjectivité. La rêverie, la légèreté, le romantisme, tout ça relève de l'ordre de l'émotion, de l'interprétation, à laquelle le film invite en partie, c’est vrai… mais je peux, à l’opposé (et là SPOILERS everyone, si vous n’avez pas vu le film, ne lisez pas plus loin), voir dans le romantisme, pour citer l’exemple le plus parlant, son exact opposé, à savoir : la négation jusqu’au malaise de la possibilité d’un amour véritable. Je comprends qu’on puisse trouver le couple touchant, et la partie sentimentale du film émouvante, mais quand on passe le cap du premier degré (qui m’a touché aussi), qu’est-ce qu’on a ? Une femme délaissée qu’on laisse agoniser seule, sans remords pour construire ce qui deviendra des engins à semer la mort, comme si c’était moralement acceptable. Pire, comme si c’était beau. Ce que renforce encore ce finish superbe, mais (pour me citer, je ne suis plus à ça prêt) ambigu. Jiro a accompli son rêve et ne considère que cet accomplissement. Les morts qu’il a entraîné ne l’effleurent pas, il regarde vers le ciel. Et sa femme, sacrifiée, lui commande de vivre avec le sourire. Précisément ce qu’il lui a refusé, quand bien même était-ce avec son consentement. On peut trouver ça sublime, on peut trouver ça malsain. Moi, j’ai subjectivement trouvé que c’était les deux à la fois. Et parce que le film ne tranche pas objectivement entre l'un et l'autre (comme sur aucun autre sujet qu'il aborde), même ce dénouement n’a pas de sens. Il est, simplement.
Peut-on porter aux nues un film qui se contente d’« être » ? Subjectivement, je réponds « oui », si on est touché par celui-ci. Objectivement, je réponds « non », surtout si le film est de Miyazaki.

Elruke
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Elruke
@Oldguy

Bah voila, en voila un qui as tout compris ! Enfin pas pour les meilleurs films de miyazaki mais passons ^^.
C'est comme jouer à flower et pester qu'il n'y a pas de but précis ... Mais chacun à un avis et c'est pour ça qu'une critique, même précise ne peut être rien d'autre que subjective !
Oldguy
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Oldguy
Je comprends tout à fait tes arguments (dont certains auxquels je ne peut qu’agréer) et je trouve que les critiques sur la technique que tu fais sont justifiées. Néanmoins, je trouve dommage que tu déplores le fait que le film n'a pas de message, ou alors un message trop superficiel.

Et c'est pour moi le plus gros problème de n'importe quelle critique de nos jours : pourquoi diable faut-il qu'un film, un bouquin, une chanson, etc. contienne absolument un message, se donne un but, s'engage politiquement, ait une raison d'exister, bref, se justifie intellectuellement pour être perçu comme une œuvre réussie ?

N'y a-t-il pas moyen d’apprécier la chose pour ce qu'elle est ?
Dans le cas du Vent se Lève, comme l'histoire personnelle, certes romancée, d'un homme avec ses joies, ses peines, ses passions, ses difficultés, son environnement, ses rêves...

Pourquoi aller chercher le couplet anti-militariste, la strophe anti-État policier, le paragraphe critique de la gestion d'une catastrophe naturelle ou encore la diatribe fustigeant cette pute de vie qui nous en fait quand-même bien baver ?

Pourquoi ne pas tout simplement apprécier cette légèreté rare, cette douce rêverie, ce romantisme pudique et touchant... tout en goûtant à cette mélancolie d'une vie toute entre tragédies collectives et personnelle ?

Honnêtement, considérant les palpitants Princesse Mononoke et Le Château dans le Ciel comme les meilleurs films du maître, j'ai été assez déçu et ennuyé lors de mon premier visionnage du Vent se Lève.
Déçu et ennuyé à cause du manque de rythme et de fantaisie du film, que j'aurais espérés proches des films cités précédemment, puis intéressé et ému par l'intimisme de l’œuvre et son dénouement. Ce qui m'a amené (un peu poussé par ma femme, certes, et je la remercie) à aller le voir une deuxième fois pour que je puisse apprécier ce film pour ce qu'il est et non ce que j'aurais souhaité qu'il soit. Et là, il ne fit plus aucun doute que je me trouvais en face d'un film émotionnellement prenant, donc réussi.
Vicporc
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Vicporc
Très bonne critique.
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
Joli plaidoyer, Mister Vithia !
Je suis ravi de le compter parmi les commentaires ici.

Ce "nouveau Miyazaki" a tout ce qu'il faut pour être intéressant, hormis... le temps de mûrir. la longue, il aurait pu corriger ses lacunes et ses approximations, je n'en doute pas. Mais sur ce coup, pour moi, si louable que soit l'exercice de style, ça reste une ébauche. Dont tu parles avec style. Je suis presque déçu de ne pas l'avoir vu avec les mêmes yeux que toi.
Vithia
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Vithia
Pour ma part, j'ai été sincèrement ému par ce film imparfait même si je suis dans l'ensemble d'accord avec toi Liehd sur les différents points abordés (scénario, graphisme, discours neutre). Mais cette simplicité (simplification ?) que tu dénonces avec justesse ne m'empêche pas de le classer juste derrière Princesse Mononoke, rien que çà ! Mon classement est bien évidemment purement subjectif et ne respecte aucun critère. C'est juste mon ressenti, il n'y donc pas de débat.

Ma perception est qu'il a atteint un tel niveau que finir sur un "bouquet final" n'aurait pas de sens, du moins pour lui. Je pense au contraire qu'il s'est affranchi des contraintes liées à son nom en réalisant un film certes en deça des standards Ghibli mais sans aucun doute très personnel. On pourrait analyser en long et en large le film mais je pense qu'il n'y a pas de message particulier à retenir. Le Vent se lève raconte l'histoire d'un homme passionné qui a vécu. C'est assez déstabilisant dit comme ça, surtout avec un tel passif mais cela ne choque pas.

Je ne sais pas si son interview sera diffusé en salle avant le film mais je me souviens qu'il y évoquait un nouveau départ. Tu le soulignes d'ailleurs dans ton billet.

Dernier film d’une légende, ce onzième long-métrage ressemble paradoxalement à celui d’un jeune premier...


Image IPB
Sommelier tome 4 édition Glenat
Kalakoukyam
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Kalakoukyam
Excellent texte.
Critobulle
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Critobulle
:yes:
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
Absolument, je confirme : Mamoru Hosoda B)

Oui, ça reste le haut du panier de l'animation, mais à mon sens, c'est le fond du haut du panier quand même. ;)
Critobulle
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Critobulle
Enfin quand je parle du distinguo bon Miyazaki/mauvais Miyazaki je ne parle pas pour Liehd avec qui je suis tout à fait d'accord, mais à Voron et Darcky et d'autres qui pourraient hésiter à aller le voir. Ca reste un bon film
Critobulle
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Critobulle
Tout à fait d'accord avec ce que tu écris Liehd. Mais attention, "Le vent se lève" n'est pas un mauvais Miyazaki, c'est un Miyazaki meh. Mais comparé au reste de la production animée, c'est le haut du panier selon moi.

De toutes les façons, Mamoru Hosoda B)

Édito

 

pour : "Le Gamer aux Mains Carrées, l'homme qui murmurait à l'oreille du manque de race"

(Du coup je ne sais pas trop comment je dois prendre cette distinction)

 

Gameblog Community Award de l'article de l'année 2016 pour un post sans texte, c'est sûr, ça fait toujours plaisir, mais c'est quand même assez surprenant.

Ce qui l'est beaucoup moins, par contre, c'est que ce post traite ENCORE de Final Fantasy.

 

Bref, pour des vrais "articles de l'année" passionnants, passionnés, pertinents et bien écrits, allez plutôt lire :

- Migaru

- Noiraude

- Snake_in_a_box

 

 ET QUE CA SAUTE, COMME TIDUS DANS L'INTRO DE FFX !

 

*

 

Parce qu'on n'est pas tous nés avec des doigts aux mains (fonctionnels, en tout cas) !

 

Parce qu'on a tout à fait le droit de ne pas savoir parer aux jeux de combats, ou de ne pas savoir freiner aux jeux de course automobile, ou de ne pas savoir diriger son bonzhomme à Resident Evil 1 !

 

Parce qu'on n'est pas tous à l'aise avec plus de deux boutons, surtout quand il faut alterner leur utilisation !

 

Parce qu'on n'est pas tous au courant qu'on est au XXIème siècle et que de toute façon, c'était mieux avant !

 

Parce qu'on est libre de préférer acheter nos jeux à Cash Converter plutôt qu'à Micromania !

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrés vous propose des tests périmés et de mauvaise foi, des dessins réalisés à la hache, à l'arrache et avec des mains carrées (aussi), des découvertes culturelles à manger son code du psychiatre (sans sauce) et autres billevesées qui vous demanderont au mieux beaucoup d'indulgence, au pire du prozac. Mais surtout, surtout, depuis quelques mois, du gros troll qui tache.

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrées se veut un blog tout à fait inutile, sous-documenté, sous-illustré et sous-créatif, qui ne vous guidera en rien dans vos futurs achats ou vos quêtes du fini-à-200%. Le Joueur aux Mains Carrées fait un plus gros score à Tetris s'il laisse les pièces descendre sans toucher à la manette.

 

Tout est dit.

 

Enfin, le Joueur aux Mains Carrées est fan de Mr Patate, Paul Binocle et Boulet, dont il s'évertue à plagier les meilleures idées, des fois que. 

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