Premium
Parallaxe : Humeurs et réflexions

Parallaxe : Humeurs et réflexions

Par Dopamine Blog créé le 28/12/09 Mis à jour le 06/05/17 à 10h22

Ajouter aux favoris
Signaler
Réflexions... ou pas

Notre passion a grandement évolué ces dernières années. Montée en puissance des systèmes en cloud gaming, accent mis sur le réseau et invasion des plateformes mobiles. L'offre se multiplie, se diversifie, mais devient aussi de plus en plus concurrentielle. Cela peut-il durer ?


Un regard en arrière

Le jeu vidéo a déjà subi une crise majeure dans son histoire. C'était en 1983 et cette récession a fait de nombreuses victimes. A l' époque, ce nouveau média était un véritable El Dorado pour les industriels. Les jeux étaient développés en quelques jours, leur valeur intrinsèque n'a cessé de chuter. Cette faible qualité a fini par dégoûter les consommateurs qui ont tourné le dos au jeu vidéo.

Atari en a fait les frais en toute première ligne. Les revenus du secteur qui culminaient à près de trois milliards se sont tout à coup effondrés à 100 millions. On a coutume de dire que ces jeux étaient tout juste bons à enterrer dans le désert. La légende veut d'ailleurs qu'un grand nombre de cartouches de ET l'Extraterrestre se soient retrouvées sous le sable. Le jeu était une illustration parfaite de la dérive commerciale du début des années 80 ; Une licence qui essaie de faire vendre une coquille vide.

Mais cette crise était plurifactorielle et la qualité des jeux n'était pas seule en cause. L'Atari 2600, console emblématique s'il en était, a vu la concurrence proposer des alternatives. Une dizaine d'autres machines sont arrivées sur la marché. C'était bien trop pour le consommateur qui ne savait plus ou donner de la tête. Les ordinateurs jusque là considérés comme des objets de travail s'orientent également vers le jeu proposant une alternative plus sérieuse à des appareils dédiés exclusivement aux jeux. De plus leurs prix sont devenus plus attractifs.

Ce n'est qu'avec l'arrivée de la NES, que le marché a commencé à se redresser. La NES et Nintendo qui, ayant retenu les leçons de l'échec d'Atari, a imposé des contrôles très strictes sur la qualité des titres sur sa console. Bien sûr il s'agissait aussi de se servir au passage sur la fabrication et les licences des développeurs et des éditeurs. Le sceau de qualité de Nintendo n'a pas éliminé les mauvais jeux, mais il en a tout de même limité le nombre.

Une histoire qui se répète

Où en sommes nous aujourd'hui ? Les consoles sont toutes en fin de cycle et nous nous apprêtons à en débuter un nouveau avec l'arrivée le mois prochain de la Wii U. Nul doute que Sony et Microsoft ne resteront pas inactifs en 2013 et annonceront probablement leurs nouvelles machines. Je verrai d'ailleurs bien l'un des deux faire une annonce même avant la fin de l'année, histoire de calmer les acheteurs compulsifs de la Wii U. Après tout, Sony avait bien fait le coup à SEGA pour la sortie de la Dreamcast qui avait été littéralement assassinée par la Playstation 2.

Mais de nouveaux acteurs sont arrivés sur le marché. Avec Androïd et iOS, les tablettes et autres smartphones occupent une place non négligeable dans l'univers du jeu vidéo. Sans compter l'arrivée très attendue de Microsoft avec sa propre tablette et son système d'exploitation maison. Le trio s'appuie fortement sur les nouvelles habitudes de consommation : les petits jeux et applications occasionnelles (le casual gaming), et le jeu en ligne permanent. Comme les ordinateurs dans les années 80, les tablettes et smartphones tout d'abord mis en avant pour leurs fonctions utiles et "professionnelles" deviennent de plus en plus des plateformes de jeu.

L'offre se multiplie et la qualité des jeux « casual » a maintenant démontré la plupart du temps sa médiocrité ou en tout cas son manque de pérennité. Les utilisateurs se lassent devant le manque de variété des logiciels proposés. Les principes sont très souvent similaires et seul l'enrobage change.

Le secteur est à la croisée des chemins. D'un côté des sociétés comme Gree se développent très fortement et se mondialisent, de l'autre Zumba très axé sur le jeu social mais sur Facebook, n'en fini pas de descendre aux enfers.

Baisse de qualité, augmentation des offres, multiplications des acteurs et des façons de consommer. La guerre du secteur du jeu vidéo va probablement faire des victimes dans l'année à venir. Ce sont les joueurs, occasionnels ou non, qui devront compter les points. Quoi qu'il en soit les joueurs purs et durs (les core gamers) en seront impactés. Ils ne sont plus les cibles privilégiées des constructeurs / éditeurs, mais ils devront suivre.

 

Voir aussi

Sociétés : 
Atari
Ajouter à mes favoris Commenter (11)

Commentaires

Zinzolin
Signaler
Zinzolin
S'il n'y avait que la Wii pour Nintendo... Au départ, je les aurais bien vu ne sortir que des consoles portables, mais là je me dis que la WiiU a plus de chance que la 3DS.
Dopamine
Signaler
Dopamine
Pas fermer, mais laisser tomber cette activité. Entre Sony et Nintendo, il est vrai que je vois assez mal le premier se retirer puisque ce secteur ne s'en sort pas trop mal. Par contre le virage est tout de même glissant pour Nintendo. Je ne sais pas trop si la Wii est un boulet ou un avantage pour elle (les gens vont forcément faire l'association).
Zinzolin
Signaler
Zinzolin
La fermeture de Sony me semble un peu extrême... mais ça reste plausible.
Dopamine
Signaler
Dopamine
Disons que la transformation risque d'être encore plus profonde au niveau des habitudes de jeu. En tout cas, pour ceux qui n'ont pas forcément envie de faire du rétro gaming...

Comment s'exprimera cette crise ? Une accélération de la fermeture de certains studios, une uniformisation de l'offre et des "écosystèmes" (c'est à la mode ça aussi). Et pourquoi pas un grand qui risque de retirer ses billes. Nintendo et Sony pourquoi pas ? Je Pachetrise, mais Sony est très mal financièrement et Nintendo voit aussi sa marge de manœuvre se rétrécir. Avant que SEGA ne mette la clef sous la porte du hardware, personne ne l'avait vu venir (évidement dans les denrniers mois...).
Zinzolin
Signaler
Zinzolin

Ils ne sont plus les cibles privilégiées des constructeurs / éditeurs, mais ils devront suivre.


Pardon ? C'est pas déjà le cas ? Je veux pas mettre tout le monde dans le même panier, mais ça sent quand que les éditeurs cherchent à amasser le plus de public possibles plutôt que les joueurs. Ils visent le cercle familiale et les technophiles avec des machines pouvant lire/stocker des films et de la musique, aller sur internet, faire du chat. Les jeux deviennent de plus en plus grand public en s'uniformisant, les développeurs ne prennent plus de risque on le voit au mécanique qui se ressemble trop souvent pour pas bousculer, à la facilité du jeu de peur que le joueur ne voit pas, au mode rajouté à la dernière minute comme les trophées, les DLC ou les multijoueurs.

De toutes façons, si cette crise se produit bien comment va-t-elle s'exprimer concrètement ? Moins de jeu ? Le prix des versions physique ?
Ironbobbi
Signaler
Ironbobbi
C est bien vrai le monde du jeu change, il a toujours évoluer depuis que je suis enfants. Et j'ai toujours suivit. Aujourd'hui j'ai du mal à adhérer à cette nouvelle direction, je ne sais pas si elle perdurera sur une décennie... mais en tout les cas je ne l’apprécie pas.
Mais bon, il me reste suffisamment de bon jeu à faire de manière inédite, pour la prochaine décennie.
Myrage
Signaler
Myrage
Ton article dit :

Quoi qu'il en soit les joueurs purs et durs (les core gamers) en seront impactés. Ils ne sont plus les cibles privilégiées des constructeurs / éditeurs, mais ils devront suivre.


... Ou pas, j'ai envie de dire, car vu ce qui se profile dans l'avenir vidéoludique... Il y a de fortes chances que je reste sur cette gen. Entre les licences sur-exploitées à la resident evil, les licences à potentiel qui se fourvoient à la premières suite (dead Space 2), seuls les premier opus de nouvelles licences meritent que l'on si attarde : Darksiders, Kingdom of amalur, Dishonored...

Pour moi, le soucis des jeux actuel est le rechauffé (Call of en tête), et les durée de vies rachitique de certains titres, qui ralentissent l'envie d'investir (surtout à 70 euros le jeu, moins sur le web). A l'époque de le NES par exemple les jeux coutait le même prix mais nous occupait bien plus longtemps...

Maintenant pour qu'un jeux dure longtemps, 2 possibilités :

- Le RPG
- Les DLCs

Si le premier est honorable, le second est outrancier dans sa forme car on paye le prix fort, pour des jeux qui nous redemande de payer le prix fort pour profiter pleinement du titre (sans parler de l'arnaque LBP). C'est comme les trophées/succés qui rajoute artificiellement du temps de jeu.

Chacun fait ce qu'il veut des DLC et de trophées mais avant quand on voulait rejouer à un jeu c'était sans ces artifices, c'est la rejouabilité même qui est flouée par ces pratiques. Les seuls jeux que je refais sur cette gen' c'est Uncharted (les 3), Heavy Rain, Shadow of the colossus HD.

Et plus le temps passe, plus j'ai envie de me retrouver une Super Nintendo, pour retrouver le plaisir d'antan. J'ai déjà acheter une 3DS par nostalgie.

Pour ce qui est du jeu smartphone, j'ai mon angry birds, mon jeu de palet (façon tanle de hockey des salles de jeu) et c'est tout, le support n'est pas ergonomique pour le reste... Par conséquent je ne vois pas ça comme un phénomène d'implosion du jeu vidéo.

Enfin, l'avenir s'annonce sous le signe de la detection de mouvements, la 3D, et pourquoi pas le visiocasque, le dematérialisé. Autrement on ne joura plus avec une manette, et ça moi je ne me l'imagine même pas de jouer sans...
Dopamine
Signaler
Dopamine
Je suis tout à fait d'accord avec ça. Mais le public des pépites dont tu parles est malheureusement peu nombreux
nintendocore
Signaler
nintendocore
Comme tu le résumes très bien, la première crise du jeu vidéo était due à un manque de qualité des jeux. Aujourd'hui, il y a tant de pépites connues et méconnues, qui font que le jeu vidéo se rapproche de plus en plus de ce qu'on appelle de l'art. Les jeux indépendants explosent, les AAA aussi, je pense très sincèrement qu'il y aura toujours un public qui fera vivre ce genre de jeux.
Dopamine
Signaler
Dopamine
A lui tout seul non. Mais il n'y a pas que les jeux sur smartphone.
Ashmore
Signaler
Ashmore
Les prévisions ne sont que des estimations et les estimations peuvent être foiré. De plus n'oublions pas que le crash de 1983 c'est surtout dû à l'enchainement massif de sortie de jeu extrèmement mauvais. Actuellement nous ne sommes pas encore entouré d'autant de jeu de merde. Plein de jeu qui s'annonce bon sont censé arrivé etc. De plus au niveau de la concurrence on est loin de l'époque des Pong consoles et des autres machines qui en tout tapait dans les centaines de hardware. La tu aas le choix entre trois constructeurs seulement.

La seule trouille à avoir c'est venant des jeux ultra casual sur smartphone qui pourraient faire crashé le jeu vidéo mais de toi à moi je doute que le marché smartphone soit assez puissant actuellement pour faire imploser le marché entier du jeu vidéo. Sa sonne faux.

Édito

La parallaxe est l'incidence du changement de position de l'observateur sur l'observation d'un objet. En d'autres termes, la parallaxe est l'impact (ou l'effet) de changement de position de l'observateur sur un objet observé. 

 

Quoi de plus approprié pour vous parler de jeux vidéo que de titrer ce Blog Parallaxe ?

 

Pour ceux qui commencent à être des vieux clous du jeu vidéo (je ne suis pas aussi décrépi qu'AHL tout de même), la parallaxe c'était aussi le fait d'afficher plusieurs scrollings à des vitesses différentes dans le décor de fond d'un jeu. Cela donnait une impression de mouvement, de vitesse et surtout de profondeur. On s'extasiait devant le nombre de scrollings parallaxes qu'il pouvait y avoir (vive Thunderforce et autres shootings mythiques).

 

En ce moment

High Score pour le Pixel Museum
Le premier musée du Jeu Vidéo
La Switch Hackée plusieurs fois


Mes vidéos sur Dailymotion

 

Mes vidéos sur Youtube

 Sur Twitter

Archives

Favoris