Retour vers le Turfu : Le Podcast de la popculture, passé, présent et futur

Retour vers le Turfu : Le Podcast de la popculture, passé, présent et futur

Par Koreana_ Blog créé le 27/05/10 Mis à jour le 02/12/16 à 18h25

Le Podcast de la "Pop Culture" passé,présent et futur Animé par Koreana_ (Luc le Gonidec) & Pezzo (Maxime Pezzoni). Dispo sur Itunes/Soundcloud/Youtube

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(Jeu vidéo)

Généralement, les jeux qui portent la marque d'une génération de joueurs sont souvent les RPG comme Final Fantasy VII ou les jeux de combats mythiques comme Street Fighter II. De mon côté, malgré que mon imaginaire se soit construit avec les productions de Square sur Playstation et plus particulièrement FFIX qui restera "LE"jeu m'ayant touché de la façon la plus juste durant mon enfance. Burnout 3 Takedown illustre quant à lui le point culminant de mon adolescence et mon goût prononcé pour les ambiances bordéliques, la musique décomplexée et bien sûr les putes, la coke et les soirées pyjama, sans ça je ne suis rien.

Crash FM, les blagues que déblatérait le podcaster aka Starman (Dj Stryker en V.O) de la radio étaient nulles certes, mais ça ne l'a pas empêché de rentrer dans le panthéon des personnages qui manquent. On retrouve des tonnes de clins d'oeil de ce Dj fictif ou même de son successeur Dj Diabolika sur des podcasts ou d'autres œuvres vidéoludiques. Il s'est retrouvé en tant qu'icône grâce en partie à la playlist EA Tracks qui était plutôt excellente, cette bande-son teinté de rock indé et pop-punk a été le début également de ma construction musicale, bien sûr ce n'est pas réellement l'intérêt du jeu, mais c'est ce que je préférais quand je me mettais à rouler comme le dernier des branleurs sur les routes développées et désignées par le Studio Criterion Games. De l'introduction du jeu avec le titre Lazy Generation, les refrains du groupe Sugarcult avec le titre Memory, les notes de violon du groupe Yellowcard avec Breathing jusqu'au riff de guitare du groupe Franz Ferdinand avec le titre This Fire, toute la partie sonore sous licence est parfaitement accordée avec l'esprit complètement burné du jeu. Le pire c'est que je les connais par coeur, quand j'ai rejoué au jeu pour les besoins de la review, les parties se transformaient en karaoké nostalgique, et putain de nom de dieu de merde, ça fait du bien. À l'image du podcater, l'OST du jeu a marqué bon nombre de joueurs, il n'y a qu'à voir les commentaires YouTube sur cesdits vidéos. BURNOUT 3 FTW QUOI !

Le sous-titre Takedown incorpore un fantasme que bons nombres de joueurs souhaitaient voir dans un jeu de course, défoncer son adversaire en l'envoyant pétré dans le décor, ce troisième volet incorpore cette idée de gameplay en l'utilisant comme principal intérêt pour gagner la course, en envoyant votre adversaire contre une voiture civile ou camion-citerne, vous gagnez du boost afin de tracer la route beaucoup plus vite. Vous l'aurez compris mesdames et messieurs, ce jeu est loin d'être un jeu subtil, loin des simulations automobiles comme Forza et Gran Turismo, Burnout 3 se veut un gameplay simpliste, pas de négociations de virages à 180°c, mais des tonnes d'obstacles à éviter durant les courses en lignes droites qui vous envoient aux quatre coins de la planète. Le principe en lui-même est complètement con, mais il assure son service en mettant tous les éléments du jeu en concordance parfaite, le gameplay est simple, la musique est décomplexée, l'esthétique est borderline, et tout est au second degré, le jeu donne du fun par paquet de 12 et il le sait. Je vais prendre un exemple de jeu de course qui rate la coche par prise de premier degré. Nascar '14 est chiant comme la pluie et pas fin même s’il veut donner le meilleur de lui-même, le jeu souffre de trop de carences techniques pour pouvoir être pris au sérieux et prendre son pied sans mauvais jeu de mots. Burnout 3 lui est complètement con et presque odieux en mettant en avant des crashs de voitures qui peut offenser les victimes de la route et ceux qui ont perdu leur proche, mais le soft est tellement abusé que ça en devient fun tout en dédramatisant la situation et les développeurs l'ont bien compris.

Ce troisième épisode marque aussi un tournant pour le studio Criterion Games. Les deux premiers Burnout étaient édités par Acclaim Entertainement, maison d'édition crée en 1993 et disparu du système en 2004, ils sont surtout rester dans la mémoire des gamers pour avoir perpétré deux jeux hideux estampillés South Park sortis à la fin des années 90'. Pendant la faillite de cette société en 2003, EA flaire le talent du studio Anglais et finance le développement du jeu, pour le racheter quelques mois plus tard de la sortie du troisième volet. Le changement de propriétaire et les moyens mirobolants qui ont financé ce volet marque nettement la différence entre Takedown et Point of Impact. À l'époque de sa sortie, personnes ne l'attendaient réellement, mais les graphismes léchés, la fluidité et la rapidité de l'action, le rendu du moteur Renderware qui donne une physique légère en concordance avec l'objectif premier du jeu, qui je vous le rappelle et de péter des trucs everywhere ont rendu raison aux journalistes et crée une hype d'enfer durant la sortie du jeu, pour les bonnes raisons bien entendu (T'ENTENDS WATCH DOGS). Le seul défaut qu'on pourra lui reprocher, c'est ces longs moments de chargement qui casse le rythme effréné du jeu, et peut-être les time trial qui m'ont poussé 5 à 8 fois au suicide par strangulation avec manette filaire.

Malheureusement, Burnout 3 est selon moi est une pièce unique, c'est le volet qui représente le mieux l'esprit Burnout, le jeu est superbement équilibré, on a beaucoup de véhicules sans que ce soit de trop, pas mal de circuit, des défis qui font varier les plaisirs entre road rage, course et concours de crash. Les développeurs n'ont pas trop forcé pour éviter une surenchère de tel ou tel activité, on peut faire la course sans que ça se transforme en un champ de destruction comme le sont malheureusement le volet Revenge et Dominator sorti quelques années plus tard. Il était assez jouissif tout de même sans que le plaisir de jeu se dilue dans un open world mal agencé comme l'est Burnout Paradise. En 2014, le jeu reste plaisant à jouer même plus de 10 ans de sa sortie, le gameplay est toujours aussi cool, facile à prendre en main, l'action est toujours fluide, le jeu reste correct graphiquement, le problème sera dans l'ordre de la résolution native en 480p du jeu qui rendra l'image un tantinet flou sur les écrans plats, mais pour le reste c'est peanuts, vous vous amuserez seul ou à quatre sans problème.

Burnout 3 Takedown est un jeu tombé comme un cheveu sur la soupe, arriver en plein durant ma période Blink-182 et consorts, le jeu m'en avait troué un second de par son gameplay, son esthétique et son ambiance underground et décomplexée. Certains diront que son but était immoral, mais ce côté absolument déjanté et simpliste faisait tout le grain du jeu, on l'a perdu ensuite à cause de mauvais dosages de crash et de course comme dans Burnout Revenge et Dominator ou même un fun effacé dans un monde ouvert trop grand dans le volet Paradise. Burnout 3 est non seulement le meilleur jeu que Criterion Games ait produit et il est une pièce unique, une représentation de ce qu'on peut faire de mieux en terme de jeu de course arcade moderne.

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Commentaires

Sora
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Sora
Vivement un burnout ps4 , qui reste dans lesprit du 3 ! c'est ce que tout le monde voudrait
Conk3r
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Conk3r
Mon dieu, ce jeu :wub:

J'ai passé tellement d'heures dessus, un de mes meilleurs souvenirs sur Playstation 2 avec Gran Turismo 4 !