Divagations d'un cactus

Par CactusLeader Blog créé le 04/05/11 Mis à jour le 20/12/11 à 17h55

Il est venu le temps de la révolte d'un cactus trop souvent opprimé. Aujourd'hui, il prend la parole pour venir pester contre le reste du monde!

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Critiques

L'aigle de la neuvième légion

Aigle affiche

 

Le cinéaste Kevin Macdonald est plus habitué aux critiques américains qu'au péplum. Mais voilà, c'est bien là dedans qu'il décide de se lancer avec L'aigle de la neuvième légion. Doté d'un casting plutôt convaincant avec Channing GI Joe Tatum et Jamie Bell (que l'on retrouvera en Tintin à la fin de l'année) en tête d'affiche, le métrage laisse entrevoir une histoire assez simpliste mais très agréable : un centurion romain décide de se faire muter au mur d'Hadrien pour laver la mémoire de son père qui a perdu l'aigle de la neuvième légion et cinq mille hommes au combat quelques années auparavant.


Aigle1

 

Le film se décline en trois actes distincts qui lui confère une construction intéressante. Le premier acte est très militaire, il présente la violence de la vie romaine en territoire breton. L'introduction avec le héros se fait de manière sanglante et ce n'est pas pour me déplaire. Le second acte va se révéler beaucoup plus posé, il sert de véritable base à l'histoire du film. Le personnage secondaire entre en scène et la quête se lance. Le métrage évite cependant les lourdeurs trop connus de la politique romaine. Enfin, la troisième partie, de loin la plus longue, nous plonge au coeur de la barbarie écossaise. Bienvenue chez les sauvages ! Là où l'on pourrait s'attendre à beaucoup de violence et de massacre, le cinéaste nous entraine sur un tout autre chemin : celui de la lenteur. En effet, cette partie se révèle très lente, très posé, très calme et confère une atmosphère particulière à un péplum qui aurait pu paraître sans âme. Mais ici se révèle toutes les qualités de mise en scène du réalisateur qui nous entraine sans difficultés avec lui dans les méandres de la sauvagerie.

 

Aigle2


On reprochera cependant des longueurs au scénario un peu trop convenu pendant la majeur partie du film. La violence est rendu dans l'ambiance mais presque aucune goutte de sang ne viendra entacher le sol de Bretagne. Au final, cela se révèle être une histoire d'amitié entre un soldat romain et un esclave breton qui s'unissent dans l'honneur alors que tous les opposent.

A mi-chemin entre Le 13ème guerrier et Valhalla Rising, le film se révèle donc très convaincant. A un époque où les péplums se font de plus en plus rare, celui-ci nous offre une ambiance de qualité emmené par un casting agréable et quelques petits « twists » scénaristiques bien pensés sur la fin.

 

Vous pouvez retrouvez l'intégralité des critiques sur Cinefiles.fr

 

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Le cactus observe, pense et réflechit. A travers ce blog, j'exprime mes opinions sur des sujets qui m'intéressent comme le cinéma, le jeu vidéo ou encore la télévision. Sans langue de bois, ouvert à la discussion, me voilà!

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