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Par 01010110 Blog créé le 05/08/12 Mis à jour le 11/11/16 à 18h15

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On a tous nos contradictions. Tandis que certains adorent se rendre sur un site qu'ils détestent pour dire à quel point ils le détestent, j'ai pour ma part le désir de gagner beaucoup d'argent en écrivant des articles. Je me suis mis à regarder des films après avoir abandonné mes études de cinéma. J'aime le métal et Alain Souchon. Je joue à des FPS à la manette sur PC. Je viens d'acheter une Wii. Je pense que le marché japonais tourne en rond et ne propose plus grand-chose d'intéressant, tout en passant des heures à tabasser du Chinois dans Dynasty Warriors Next sur PS Vita. En effet, la gratuité aidant, j'ai finalement renoué avec cette série qui autrefois me faisait loler, alors même que le mot "loler" n'existait pas et que t.A.T.u passait sur la bande FM. On passait alors des soirées sur notre bout d'écran splitté à nettoyer des maps en discutant philosophie : "tu savais que Charlène avait sucé Adrien à la piscine ? La pute." Puis, vivifié par les cris des milliers de bonshommes que nous avions dessoudé, nous partions graver des gros mots sur les arbres de la forêt, on cassait des branches, on cambriolait des cabanes, on volait des Nuts dans la Superette et des fois on mettait de la boue sur la route. Oui, nous habitions en banlieue rurale. Celle qui vous abime, qui vous met en marge, vous transforme en racaille des champs. Les mots sont alors devenus mes meilleures armes. Je me suis mis à lire Proust, Zola, Hugo, Céline, Stendhal et à apprendre le b.a.-ba du métier de journaliste. Nan, en vrai j'ai acheté Dynasty Warriors 5 parce que je pensais que ce serait comme le 4 mais avec plus de personnages et plus d'armes.

 

Bruce Lee les dialogues il parait...

Deux épisodes m'ont suffit pour comprendre que ça n'irait jamais plus loin que ça. Malgré tout, le désir de nettoyer des maps était toujours en moi, intact. C'est à ce moment qu'est arrivé Ninety Nine Night (N3 pour ceux ne veulent pas se risquer à le prononcer). La promesse ? Prendre Dynasty Warriors, mettre de l'heroic-fantasy moche et se servir de la puissance de la Xbox 360 pour caser 10 000 gobelins sur une carte. Remuez tout ça un peu n'importe comment et vous obtenez un truc un peu difforme, très con, mais néanmoins marrant. Retour en 2014 : ma PS Vita est en train de fusionner avec la cartouche de Tearaway (4 mois qu'elle est dedans) et voilà qu'arrive Dynasty Warriors Next. Non, le "Next" ne veut pas dire "nouveautés", "évolution" ou "1$ pour chaque minute passée en dehors des menus" (référence culturelle), mais juste "suivant". J'aurais pu être déçu, mais non. Je tape sur des gens avec un mec qui s'appelle Wei Lu... Wu Lei... Wang Zu... enfin un Chinois quoi, et il y a des pandas. Que demander de plus ? De la nouvea... ? Je vous trouve durs là. On a de nouvelles cinématiques, des textes différents, un compteur de morts plus joli, une nouvelle police à un moment, DES PANDAS, des cinématiques, du texte, des musiques, du texte, DES PANDAS, des fonctionnalités tactiles aussi, TACTILES PUTAIN. Enfin bref, impossible de dresser une liste exhaustive de toute façon. Ce qu'il faut retenir, c'est qu'on peut tuer des gens ; et de ce point de vue, le jeu est toujours aussi parfait. Les adversaires avancent bien, attendent bien, crient bien et décèdent bien. Pour peu que vous tapiez bien, il y a des chances pour que vous trouviez ça bien (si vous voulez d'autres test, faites-le moi savoir).

Jaunes et jolis

Pour autant, je sais qu'il y a deux types d'approches concernant la série. Il y a ceux qui n'y voient qu'un jeu sans grandes ambitions ludiques, au gameplay pauvre et à l'intérêt proche du néant et puis il y a ceux qui n'y voient qu'un jeu sans grandes ambitions ludiques, au gameplay pauvre et à l'intérêt proche du néant, mais qui aiment ça. Un oeil profane peut, au premier abord, penser que derrière cette apparente stupidité se cache un système de jeu relativement profond, mais le joueur qui a déjà exterminé à lui seul la population d'une petite bourgade chinoise (100 000 habitants donc) ne tombera évidemment pas dans le panneau. Les développeurs ont beau se cacher derrières quelques nouvelles features à chaque épisode, un onglet destiné à préparer la bataille (pour se dire qu'on va tuer les gens plus vite), un système d'ordre (pour avoir l'impression qu'on nous aide à tuer les gens plus vite), de l'équipement (pour réellement tuer les gens plus vite), des aspects stratégiques (pour tuer des gens vite, mais avec discernement) - il n'en demeure pas moins que l'unique préoccupation d'un joueur de Dynasty Warriors est de tuer des gens (si, c'est connu pourtant). Tout ce qui est périphérique à ce concept est aussi soporifique qu'inutile. On ne nous oppose de toute façon pas assez de résistance pour qu'une quelconque approche stratégique soit nécessaire. Ce qui est assez logique puisque dégommer cinquante IA à chaque coup porté est la (seule) raison d'être de la série. On est bien loin d'un Kingdom Under Fire qui, dans le même genre, se révélait bien plus exigent et punitif. Il serait d'ailleurs extrêmement facile de tourner au ridicule le comportement des ennemis - qui font tout leur possible pour réguler la population - mais ce serait oublier le joueur lui-même. Son mode de fonctionnement est en réalité à peine plus évolué qu'une IA. Il répond en effet à différents stimuli et automatismes. Mettez-lui du rouge (c'est un exemple, pas taper) et le voilà déjà en train d'alterner plus ou moins aléatoirement les deux boutons nécessaires à l'exécution des trois ou quatre combos du jeu. Remplissez-lui sa barre de musou et vous pouvez être sûr qu'il la videra sur le premier régiment venu. Placez des caisses un peu partout et il ira les casser. Jouer à Dynasty Warriors requiert en réalité très peu de vos capacités intellectuelles. Si bien qu'il rentre dans cette catégorie de jeux que j'affectionne tout particulièrement : "les jeux de fond".

 

Mylène Farming

Trop chiants pour être joués de manière traditionnelle, mais assez amusants pour qu'on y perdent des (centaines) heures, les "jeux de fond" (contenant souvent pas mal de farming) complètent à merveille d'autres activités (discussion, podcast, débat TV, radio...). Que ce soit dans Pokémon, Gran Turismo, Binding of Isaac, Dragon's Quest IX, Diablo 3 ou Soul Sacrifice, il arrive toujours un moment où je coupe le son et je fais autre chose en parrallèle. Une technique très rependue, mais néanmoins redoutable qui permet souvent de combler un certain vide, voire de terminer Too Human (ne faites pas ça chez vous). Mais là où les titres précédemment cités se prêtent plus ou moins bien à ce travestissement de l'acte ludique, j'ai du mal à envisager qu'une personne normale (les japonais ça compte pas) puisse se consacrer pleinement à cette seule activité (vous savez, tuer des gens) durant des dizaines/centaines d'heures. Blagues à part, peu d'éditeur peuvent se permettre d'exploiter à ce point une recette aussi simple (débile ça marche aussi) avec aussi peu scrupules. Dynasty Warriors est bien la preuve que le plaisir de jeu repose parfois sur des ficelles à la fois très grosses, mais aussi très efficaces ; et ça Omega Force l'a bien compris. Car après un premier opus en "un contre un", les développeurs passent à "un contre cent" (sans Benjamin Castaldi) et voient les ventes décoller sérieusement ; en tout cas au Japon. Il faudra attendre Dynasty Warriors 4 pour que le public occidental saisisse enfin toute la quintessence du principe et mette à l'épreuve la robustesse des touches carré et triangle de leur manette. Et avec 2.3 millions de ventes dans le monde - dont près d'un million en dehors du japon - ce quatrième opus reste à ce jour le plus vendu. Les chiffres ne cesseront ensuite de se casser la gueule pour arriver, quatre épisodes canoniques plus tard, à 600 000. Une baisse de popularité - même au Japon - que je me dois d'expliquer. Je me suis donc rendu au pays de Jackie Chan pour interroger d'éminents spécialistes et mener ma propre enquête.

 

La Chine du diable

Bon en fait, j'ai cinquante balles sur mon compte courant et trois tickets restaurant, on va plutôt rester en France. Ouais, c'est bien la France de toute façon. En plus, j'ai jamais trop aimé les japonais. Nan nan, rien à voir avec du racisme. C'est juste physique. Bref, mes conclusions sont les suivantes : j'envisage un rapprochement entre la baisse des ventes et la capacité qu'on les gens de voir quand on se fout un peu de leur gueule. Résultat des courses : Trotteur Andalou arrive en tête, suivi de Crinière en téflon et Grand sage des tempêtes. Cheval normal et Cheval qui court vite arrivent quant à eux bons derniers, certainement à cause de leur nom un peu nase. Concernant le sujet de l'article, on se retrouve donc très vite (dès le 3 et le 4) avec des Dynasty Warriors sous-titrés Xtreme Legends et Empires, l'un faisant office de DLC de luxe et l'autre de pendant "stratégique" au jeu de base. La marque commence donc à se diluer dans une multitude de spin-off et les ventes s'en ressentent. Un revirement plutôt logique puisque passé l'engouement du grand public (avec Dynasty Warriors 4 surtout), il devient alors plus rentable de miser sur le fan peu regardant sur la qualité et la nouveauté en lui refourguant tout un tas de dérivés. Ils sont malins je vous dis. Pourtant, pas question de s'arrêter en si bon chemin. Car qu'y a-t-il de plus vendeur que des Chinois qui font la guerre ? Des Japoanais qui font la guerre mardi (ou pardi, je sais plus trop) ! C'est ainsi que naquit en 2004 Samurai Warriors. Même principe, même gameplay, mais contexte différent. Terminé l'histoire des "Trois Royaumes" et place à l'époque Sengoku. Ok. Vous avez d'autres idées ? Un Dynasty Warriors Zelda ? Nan, sérieusement. Un cross-over Japon/Chine ? Voici Warriors Orochi. Un Dynasty Warriors avec des robots ? Dynasty Warriors: Gundam. Un Dynasty Warriors Ken le Survivant ? Un Dynasty Warriors One Piece ? Un Dynasty Warriors Mahjong ? Bon bon, vous avez compris l'idée. Prenez tout ce qui marche au Japon, mettez tout plein de gens à taper et vous voilà probablement en possession d'un bon concept. Des graphismes next-gen, de l'émotion, un gameplay profond, de la narration, de l'innovation, autant de termes qui font bien marrer les développeurs de chez Omega Force. Des bonshommes/ninja/robot/random-truc-japonais qui tapent d'autres bonshommes/ninja/robot/random-truc-japonais, n'est-ce pas l'essentiel ? A t-on vraiment besoin de plus pour s'amuser ? Je ne pense pas. Pour preuve, il fut un temps où un sous-bois et un peu d'humus nous suffisait à reconstituer la scène finale de Predator. Non, ce n'est pas sale, c'est l'Orne. 6.1 represent. T'as vu.

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Commentaires

Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
@01010110 :

Alors par contre non, je t'arrête, c'est un très mauvais test, il n'y a pas de +, pas de -, pas d'étoiles et pas de note. C'est honteux !
Fouals
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Fouals
Tu va être appelé à la rédac.
Koreana_
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Koreana_
Tes post sont toujours la petite surprise qui me pétarde à la gueule.
01010110
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01010110
Techniquement ce n'est pas un test. Je suis outré que l'on qualifie mon travail de la sorte. Je préfère donc quitter Gameblog. L'ambiance y est devenue malsaine. Je reviens demain.
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
Rien que l'intro de ton test, c'est un monument de fond et de forme.
Alors l'ensemble... <3 <3 <3
Luciole
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Luciole
Bon test, j'ai bien ri
RetroBob
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RetroBob
Les références de bas de page ont surement été plus longues à rédiger que le texte en lui-même.
Une référence à Marseille n'aurait pas été de trop.