Resident Evil 4 : Morir es vivir

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Numerimaniac20h55 | 27 Juin 2010 | 7
Divers
par Numerimaniac
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Ashley, Leon, Morir, RE, Resident Evil, Vivir

OUTILS
Pas d'analyse, pas d'avis, pas de critique. Juste des mots qui narrent une petite partie de l'expérience jouée par un joueur qui désire la partager avec d'autres. Pour donner envie, pour nous souvenir, pour le plaisir!

Leon‚ suivi d’Ashley‚ la fille du président qu’il doit secourir‚ avance et ouvre une porte métallique‚ rouillée. « Morir es vivir » « morir es vivir » « morir es vivir ». L’écho des moines fervents de l’étrange culte se répand dans les couloirs tortueux du château. Arme au poing et décidé à accomplir sa mission‚ Leon avance dans ce dédale.  Soudain‚ au détour d’un couloir‚ une masse sombre remue‚ celle des toges obscures de ces possédés. Lentement mais inexorablement‚ elle se rapproche. Un pan de lumière passe alors sur elle et laisse entrevoir, sur les visages ainsi dévoilés, le vide de leurs yeux. Pistolet en main‚ il vise. Le laser glisse sur leurs corps avant de se focaliser à la tête. Il le sait‚ c’est le moyen d’en terminer au plus vite face au nombre. Un coup‚ puis deux. Des râles de douleurs interrompent leur morbide plainte. Leon tire‚ entravant leur progression. Une tête explose‚ les corps marchent‚ vacillent avant de tomber et de se laisser absorber par le sol. Les coups de feu résonnent dans les couloirs. Les corps chutent‚ faces contre terre. Un couloir se révèle alors‚ respirant le calme étrange des nuits fantastiques. Les voiles aux fenêtres volent au vent et la lune‚ de sa lumière blafarde‚ s’immisce au sein du grand château. Quelques statues et jarres‚ aux richesses cachées‚ rythment le couloir vers la nouvelle issue. Une porte en bois‚ ornée d’une poignée dorée se dévoile. Derrière s’étalent les beautés ostentatoires de l’opulent dédale.

Calmement‚ Leon ouvre la porte. Devant lui‚ un étrange silence règne. Avec précaution‚ il s’avance dans un vaste espace.  Des miroirs d’eau se répartissent géométriquement à travers la grande terrasse‚ reflétant les lustres finement taillés dans le cristal. Ashley le suit de près. Le château n’est plus que l’ombre d’une beauté passée‚ où le luxe a cédé la place à l’inquiétude. L’angoisse naissant au moindre mouvement des ombres distordues‚ Leon se crispe sur son arme. Le bruit de leur pas se répercute sur les grandes voûtes avant de s’évanouir dans le labyrinthe hanté. Soudain‚ des portes s’ouvrent en fracas et sans prévenir une pléiade de moines armés de grands boucliers en bois‚ de fléaux ou d’arbalètes apparaissent‚ scandant leur morbide refrain incantatoire. Ils courent en direction du héros. Vite ! Il riposte et tire‚ encore et encore‚ mais les balles seules ne font qu’ébrécher les boucliers sans jamais atteindre la horde en furie. Déjà‚ à l’arrière‚ les fléaux virevoltent au-dessus des têtes pour porter le coup mortel. Ni une ni deux‚ il s’empare de son fusil à pompe et tire dans le tas. Les boucliers se brisent enfin‚ et les moines volent en arrière pour s’écraser contre le sol. Les coups de feux résonnent mais ne découragent pas les moines. Leon les transforme en une vaste cible et déchire leurs chairs malades. La maison du diable se déchaîne‚ envoyant ses sbires commettre leur funeste destin.

Au loin déjà les flèches sifflent à l’encontre du duo. Au coin de la pièce‚ des statues de bois ont laissé place à des arbalétriers. A découvert‚ Leon tente de s’extirper en tirant à tout va‚ les moines soufflés par la puissance de feu. Ils se plaquent tous deux contre un mur et font volte-face aux arbalétriers. Leon se saisit de sa mitraillette et déclenche de larges salves défensives. Les ennemis semblent apparaître sans fin. Ashley et Leon sont maintenant acculés sur des tentures pourpres et face à eux‚ les moines se mettent à courir‚ animés par la haine‚ prêts à se jeter bouche béante dans le cou des deux malheureux. Les munitions viennent à manquer au fusil à pompe. Ils sont désormais encerclés‚ il faut choisir rapidement ! Maladroitement‚ il lance une grenade incendiaire à ses assaillants qui s’embrasent instantanément‚ hurlant de douleur. Les flammes lèchent le visage de l’agent‚ mais enfin‚ les Némésis tombent en poussière‚ calcinés. Leon se dégage de ce guêpier et tire adroitement sur les moines dispersés dans la pièce. Une tête saute pour être aussitôt remplacée par une sorte d’énorme ver‚ ce parasite qui possède le corps de ses hôtes. Du liquide purulent coule et à l’extrémité‚ deux lames acérées s’agitent. Il esquive et tire maladroitement dans les jambes du moine‚ maintenant vulgaire marionnette. Mais au sol‚ si le corps est inanimé‚ le parasite lance une grande attaque tranchante. Touché ! De rage et de colère‚ il vide son chargeur pour mettre fin à cette créature horrifiante‚ qui agonise et convulse en un sifflement strident.

Un cri retentit aussitôt. Ashley. Aux prises avec son ennemi‚ un moine en profite et s’empare de la fille. A peine Leon parvient-il à les localiser qu’il sait qu’il ne pourra pas les rattraper. En toute hâte‚ le moine tente d’atteindre la porte qui signera l’échec de la mission.  Il faut tenter le tout pour le tout. S’armant de son fusil à lunette‚ il vise mais ne peut tirer. Le corps de la jeune fille‚ porté sur l’épaule de son ravisseur‚ empêche l’agent d’appuyer sur la détente. Il attend encore‚ laissant le moine se rapprocher inéluctablement d’une échappatoire. C’est alors qu’un léger mouvement du moine découvre son dos. Immédiatement‚ une balle puissante l’abat. Leon court au secours de la jeune fille en se débarrassant des derniers moines déambulant‚ maintenus debout par l’énorme parasite en eux. Peu de temps après‚ la pièce devient calme de tout cri‚ de tout coup de feu et de frayeur. Les murs portent les stigmates de la furieuse lutte‚ mais Ashley est bel et bien en vie.

Leon procède à un rapide inventaire de ses munitions et en profite pour soigner ses blessures. Pas de temps à perdre pour sortir de ce cauchemar. Il exhorte Ashley à le suivre pour continuer plus avant. Ils ouvrent une nouvelle porte. Le héros de Raccoon City retient son souffle‚ replace ses doigts sur le pistolet. Au loin déjà‚ une clameur‚ un nouvel enfer.

 

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COMMENTAIRES
funduk
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funduk
27/06/2010, 23:32
C'est vraiment fou, mais RE4, j'y ai joué, je l'ai même terminé, et pourtant, même si je lui reconnais des qualités de jouabilité, d'ambiance, etc., il ne m'a pas du tout fait peur.

Enfin, il faut dire que la première fois que je me suis fait décapiter à la tronconneuse, j'ai éclaté de rire et me suis dit à moi-même (mais à voix hauté) : "J'adore ce jeu !"

Numerimaniac
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Numerimaniac
28/06/2010, 00:00
C'est une bonne remarque. En fait, je n'aime pas les survival-horrors, surtout quand ils sont réussis. :)
Pourtant, j'ai joué et j'ai également terminé RE4. Donc c'est qu'il ne fait pas si peur que ça. Je crois que c'est un jeu qui joue plus sur le harcèlement et le stress. De ce point de vue nous pouvons avoir des suées froides.

gsallan69
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gsallan69
28/06/2010, 13:56
Effectivement, le survival-horror, genre qui caractérisait la série, a laissé place au survival-action, qui pointait déjà le bout de son nez avec Nemesis.
Malgré tout, si le stress a remplacé la peur, RE4 reste, à mon goût, un très bon jeu dans son genre.

Très bon article, bien écrit, on s'y croit vraiment. Il devrait convaincre ceux qui n'ont pas succombé aux charmes du jeu!

cortec
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cortec
29/06/2010, 20:44
toujours est-il que RE4 reste le maître en matière de jeu d'action , à défaut d'être celui du surviival horror ^^

Numerimaniac
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Numerimaniac
30/06/2010, 01:29
Certains voient Resident Evil 4 comme le précurseur de la très lourde tendance sur next-gen des Third Person Shooter (dont Gears of War est emblématique). J'aurais une tendance à penser comme eux et j'ai envie de dire que c'est n'est pas rien.

boshusan
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boshusan
02/07/2010, 12:34
RE4, je l'ai pas fini, j'ai arrêté à la base militaire. Et pourtant le jeu est bien réalisé, et pourtant le gameplay est sympa, et pourtant Ashley est attachante, mais le rythme m'a sapé l'envie au fur et à mesure que j'approchais de la fin du jeu.

A force d'enchaîner les situations de même type plus rien n'est inquiétant. En effet trop de stress tue le stress, on s'habitue finalement à entrer dans une salle, décimer les gens gesticulants, entrer dans une autre salle,décimer les gens gesticulants, ad nauseam.

Dans le jardin labyrinthe du château, il pourrait y avoir 3 ou 4 loups, non il en faut 2 qui surgissent tous les 2 tournants. Pareil pour les insectes dans les égoûts.
On est aggressé en permanence, et à la fin on s'en fout. Mais je recommanderai quand même le jeu parce qu'il est bon, va comprendre.

funduk
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funduk
02/07/2010, 17:28
Ah mais oui ... Les zombies (euh, infectés, pardon) de la chapelle répétaient inlassablement "Morir es Vivir" !
Je me demandais pourquoi ils disaient tous "Morales vit". Morales, c'est plutôt portugais, non ?

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