Pas d'analyse, pas d'avis, pas de critique. Juste des mots qui narrent une petite partie de l'expérience jouée par un joueur qui désire la partager avec d'autres. Pour donner envie, pour nous souvenir, pour le plaisir!

Leon‚ suivi d’Ashley‚ la fille du président qu’il doit secourir‚
avance et ouvre une porte métallique‚ rouillée. « Morir es vivir » «
morir es vivir » « morir es vivir ». L’écho des moines fervents de
l’étrange culte se répand dans les couloirs tortueux du château. Arme au
poing et décidé à accomplir sa mission‚ Leon avance dans ce dédale.
Soudain‚ au détour d’un couloir‚ une masse sombre remue‚ celle des toges
obscures de ces possédés. Lentement mais inexorablement‚ elle se
rapproche. Un pan de lumière passe alors sur elle et laisse entrevoir, sur les
visages ainsi dévoilés, le vide de leurs yeux. Pistolet en main‚ il vise. Le laser glisse sur
leurs corps avant de se focaliser à la tête. Il le sait‚ c’est le moyen
d’en terminer au plus vite face au nombre. Un coup‚ puis deux. Des râles
de douleurs interrompent leur morbide plainte. Leon tire‚ entravant
leur progression. Une tête explose‚ les corps marchent‚ vacillent avant
de tomber et de se laisser absorber par le sol. Les coups de feu
résonnent dans les couloirs. Les corps chutent‚ faces contre terre. Un
couloir se révèle alors‚ respirant le calme étrange des nuits
fantastiques. Les voiles aux fenêtres volent au vent et la
lune‚ de sa lumière blafarde‚ s’immisce au sein du grand château.
Quelques statues et jarres‚ aux richesses cachées‚ rythment le couloir
vers la nouvelle issue. Une porte en bois‚ ornée d’une poignée dorée se
dévoile. Derrière s’étalent les beautés ostentatoires de l’opulent
dédale.

Calmement‚ Leon ouvre la porte. Devant lui‚ un étrange silence règne.
Avec précaution‚ il s’avance dans un vaste espace.
Des miroirs d’eau se répartissent géométriquement à travers la grande
terrasse‚ reflétant les lustres finement taillés dans le cristal. Ashley
le suit de près. Le château n’est plus que l’ombre d’une beauté passée‚
où le luxe a cédé la place à l’inquiétude. L’angoisse naissant au
moindre mouvement des ombres distordues‚ Leon se crispe sur son arme. Le
bruit de leur pas se répercute sur les grandes voûtes avant de
s’évanouir dans le labyrinthe hanté. Soudain‚ des portes s’ouvrent en
fracas et sans prévenir une pléiade de moines armés de grands boucliers
en bois‚ de fléaux ou d’arbalètes apparaissent‚ scandant leur morbide refrain
incantatoire. Ils courent en direction du héros. Vite ! Il riposte et
tire‚ encore et encore‚ mais les balles seules ne font qu’ébrécher les
boucliers sans jamais atteindre la horde en furie. Déjà‚ à l’arrière‚
les fléaux virevoltent au-dessus des têtes pour porter le coup mortel. Ni
une ni deux‚ il s’empare de son fusil à pompe et tire dans le tas. Les
boucliers se brisent enfin‚ et les moines volent en arrière pour
s’écraser contre le sol. Les coups de feux résonnent mais ne découragent
pas les moines. Leon les transforme en une vaste cible et déchire leurs
chairs malades. La maison du diable se déchaîne‚ envoyant ses sbires
commettre leur funeste destin.

Au loin déjà les flèches sifflent à l’encontre du duo. Au coin de la
pièce‚ des statues de bois ont laissé place à des arbalétriers. A
découvert‚ Leon tente de s’extirper en tirant à tout va‚ les moines
soufflés par la puissance de feu. Ils se plaquent tous deux contre un
mur et font volte-face aux arbalétriers. Leon se saisit de sa
mitraillette et déclenche de larges salves défensives. Les ennemis
semblent apparaître sans fin. Ashley et Leon sont maintenant acculés sur
des tentures pourpres et face à eux‚ les moines se mettent à courir‚
animés par la haine‚ prêts à se jeter bouche béante dans le cou des deux
malheureux. Les munitions viennent à manquer au fusil à pompe. Ils sont
désormais encerclés‚ il faut choisir rapidement ! Maladroitement‚ il
lance une grenade incendiaire à ses assaillants qui s’embrasent
instantanément‚ hurlant de douleur. Les flammes lèchent le visage de
l’agent‚ mais enfin‚ les Némésis tombent en poussière‚ calcinés. Leon se
dégage de ce guêpier et tire adroitement sur les moines dispersés dans
la pièce. Une tête saute pour être aussitôt remplacée par une sorte
d’énorme ver‚ ce parasite qui possède le corps de ses hôtes. Du liquide
purulent coule et à l’extrémité‚ deux lames acérées s’agitent. Il
esquive et tire maladroitement dans les jambes du moine‚ maintenant
vulgaire marionnette. Mais au sol‚ si le corps est inanimé‚ le parasite
lance une grande attaque tranchante. Touché ! De rage et de colère‚ il
vide son chargeur pour mettre fin à cette créature horrifiante‚ qui
agonise et convulse en un sifflement strident.

Un cri retentit aussitôt. Ashley. Aux prises avec son ennemi‚ un moine
en profite et s’empare de la fille. A peine Leon parvient-il à les
localiser qu’il sait qu’il ne pourra pas les rattraper. En toute hâte‚
le moine tente d’atteindre la porte qui signera l’échec de la mission.
Il faut tenter le tout pour le tout. S’armant de son fusil à lunette‚ il
vise mais ne peut tirer. Le corps de la jeune fille‚ porté sur
l’épaule de son ravisseur‚ empêche l’agent d’appuyer sur la détente.
Il attend encore‚ laissant le moine se rapprocher inéluctablement d’une
échappatoire. C’est alors qu’un léger mouvement du moine découvre son
dos. Immédiatement‚ une balle puissante l’abat. Leon court au secours de
la jeune fille en se débarrassant des derniers moines déambulant‚
maintenus debout par l’énorme parasite en eux. Peu de temps après‚ la
pièce devient calme de tout cri‚ de tout coup de feu et de frayeur. Les
murs portent les stigmates de la furieuse lutte‚ mais Ashley est bel et bien en vie.
Leon procède à un rapide inventaire de ses munitions et en profite pour
soigner ses blessures. Pas de temps à perdre pour sortir de ce
cauchemar. Il exhorte Ashley à le suivre pour continuer plus avant. Ils
ouvrent une nouvelle porte. Le héros de Raccoon City retient son
souffle‚ replace ses doigts sur le pistolet. Au loin déjà‚ une clameur‚
un nouvel enfer.
Numericity.fr
27/06/2010, 23:32
Enfin, il faut dire que la première fois que je me suis fait décapiter à la tronconneuse, j'ai éclaté de rire et me suis dit à moi-même (mais à voix hauté) : "J'adore ce jeu !"
28/06/2010, 00:00
Pourtant, j'ai joué et j'ai également terminé RE4. Donc c'est qu'il ne fait pas si peur que ça. Je crois que c'est un jeu qui joue plus sur le harcèlement et le stress. De ce point de vue nous pouvons avoir des suées froides.
28/06/2010, 13:56
Malgré tout, si le stress a remplacé la peur, RE4 reste, à mon goût, un très bon jeu dans son genre.
Très bon article, bien écrit, on s'y croit vraiment. Il devrait convaincre ceux qui n'ont pas succombé aux charmes du jeu!
29/06/2010, 20:44
30/06/2010, 01:29
02/07/2010, 12:34
A force d'enchaîner les situations de même type plus rien n'est inquiétant. En effet trop de stress tue le stress, on s'habitue finalement à entrer dans une salle, décimer les gens gesticulants, entrer dans une autre salle,décimer les gens gesticulants, ad nauseam.
Dans le jardin labyrinthe du château, il pourrait y avoir 3 ou 4 loups, non il en faut 2 qui surgissent tous les 2 tournants. Pareil pour les insectes dans les égoûts.
On est aggressé en permanence, et à la fin on s'en fout. Mais je recommanderai quand même le jeu parce qu'il est bon, va comprendre.
02/07/2010, 17:28
Je me demandais pourquoi ils disaient tous "Morales vit". Morales, c'est plutôt portugais, non ?