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Jurassic Park : Isolation

Six axes pour adapter le concept d'Alien Isolation à la licence aux dinosaures.
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Par KingTeDdY - publié le
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J'ai adoré Alien Isolation sur tous les points. Son ambiance, sa réalisation, sa DA « retro-SF » et, surtout, son game-design à mi-chemin entre Metroid et Clock Tower m’auront scotché à mon écran durant deux passionnants runs (Dont un en mode Cauchemar).

 

Mais plutôt que d’écrire un énième test vantant les mérites du jeu de Creative Assembly, je me disais qu’il serait plus intéressant et constructif de coucher sur papier, pardon, écran l’idée qui m’est venue durant mon expérience sur ce jeu.

A savoir... Et si Creative Assembly nous concoctait un jeu Jurassic Park Isolation ?

Voici donc en six points ce que j'imagine être le jeu Jurassic Park idéal.

 

La première question à se poser si l’on veut envisager un jeu Jurassic Park Isolation est celle du cadre.

La meilleure solution est, à mon sens, d’imiter Alien Isolation et donc de lier le jeu au premier film. En effet, Isla Nublar, l’île où est installé le parc en lui-même (Rappelons qu’Isla Sorna n’est qu’une « réserve ») serait un lieu tout indiqué pour un jeu Jurassic Park Isolation. Le premier film ne se concentre que sur une toute petite partie des installations de l’île. Il y a le centre des visiteurs, les enclos du T-Rex, du Tricératops, du (des) Dilophosaures et celui des Raptors. Nous entrapercevons que brièvement le reste du parc via le local technique, les ports et la zone des herbivores.

Mais l’île est immense et il y a sans aucun doute bien plus à découvrir. Le roman montre déjà des lieux inédits du premier film (Par exemple la volière qui sera reprise pour une scène de Jurassic Park 3). De plus, on peut déduire l’existence de certaines installations en nous fiant à ce qu’on a déjà vu dans Jurassic World. Ainsi il serait logique de penser qu’InGen avait prévu un ou plusieurs hôtels sur Isla Nublar afin de loger les visiteurs (Le centre de visiteurs ne semblant servir que d’accueil, de « musée » sur les laboratoires du parc et de restaurant).

En fait, il serait même inconcevable qu’une visite du parc ne soit pas accompagnée systématiquement par un séjour tout compris à l’hôtel tant l’île est éloignée de toute civilisation.

D’autre part, qui dit parc à thème dit merchandising. On peut même voir un instant ce genre de produits lors du dialogue entre Hammond et Sattler au restaurant. On peut imaginer que des commerces sont installés dans le parc. Dans quel état ont-il été laissé après l’évasion des dinosaures ?

Ce ne sont donc pas les lieux qui manquent. De plus, si Isla Nublar offre un nombre conséquent de bâtiments et de constructions pouvant servir de terrain de jeu aux dinosaures, il ne faut pas non plus oublier que cette île est en grande partie constituée d’une jungle luxuriante.

Alien Isolation se plaisait à angoisser le joueur à l’aide du système de ventilation du Sebastopol. Or, un jeu Jurassic Park pourrait faire de même avec cette jungle. Si, au lieu du système de transit d’Alien Isolation reliant chaque zone de la station, nous devions traverser des kilomètres de jungle pour nous rendre à notre objectif, la perspective de « servir de quatre-heures » à un reptile se ferait assez pressante, la végétation environnante pouvant servir de cachette à ces vilaines créatures carnivores.

 

Isla Nublar, d’accord, mais on jouerait qui et à quel moment ?

Eh bien pourquoi pas en parallèle de l’histoire du film, alors que Grant et les enfants essaient de retourner vers le centre des visiteurs, ou bien après le film, quand tous les personnages ont été évacués.

Le jeu de Telltale Games a déjà exploré cette piste en mettant en scène le vétérinaire du tricératops, Gerry Harding, et sa fille Jessica.

Sans aller jusqu’à plagier le travail de ce studio, il suffirait de porter notre choix sur n’importe quel employé d’InGen qui serait resté sur l’île, soit parce qu’il a raté le bateau soit parce qu’il était tenu d’être présent (On imagine bien qu’il y ait des gens obligés de rester sur place pour s’assurer que les installations restent en bon état malgré la tempête).

Qu’on situe l’histoire en parallèle de celle du film ou bien après celle-ci, les possibilités sont nombreuses et intéressantes.

On pourrait prendre une part active dans les événements que l’on connaît. Par exemple, Arnold tente à un moment de remettre le courant dans tout le parc. Comme il ne donne pas de nouvelles et semble avoir échoué, Sattler et Muldoon décident de s’y rendre eux-même.

Le jeu pourrait donc, le temps d’un chapitre, montrer notre personnage qui tenterait d’aider Arnold jusqu’au moment fatal où les Raptors ont eu sa peau.

Dans le même ordre d’idées, n’oublions pas comment Dennis Nedry se fait tuer dans le film. Le jeu pourrait utiliser la découverte de sa dépouille à demi-dévorée comme moyen d’introduire les Dilophosaures.

Enfin, pourquoi ne pas être le témoin incrédule de la fuite de Sattler, Muldoon et Malcom face au T-Rex ? Ce dernier pourrait même jeter son dévolu sur nous en réalisant qu’il ne pourra pas rattraper la jeep. D’ailleurs, comment ce monstre a-t-il pu entrer à l’intérieur du centre des visiteurs à la fin du film si ce n’est en (pour)suivant quelqu’un ? Pourquoi pas le joueur ?

Quant à l’éventualité où le jeu se situerait juste après le film, on imagine sans peine un fil conducteur voulant que l’on trouve le moyen de contacter des secours (Si les téléphones sont à nouveau hors-service, pourquoi pas via l’entrée en force du Tyrannosaure ?) voire que l’on retrouve par hasard les échantillons ADN volés par Nedry.

 

Toutefois, la grande différence entre un jeu Alien et une hypothétique adaptation de Jurassic Park tient au bestiaire rencontré. Certes, Alien Isolation compensait cela avec les humains et les androïdes, deux types d’ennemis très dangereux, mais reste que le Xenomorphe n’offrait pas de grandes « surprises » tant on apprenait vite comment il se comportait.

A l’inverse, Jurassic Park comprend en son sein un florilège de créatures qu’il serait intéressant d’exploiter dans le cadre du game design. Les compsognathus ne sont pas une grande menace pris isolément mais un grand nombre d’entre eux pourrait s’avérer dangereux. Les Vélociraptors seraient naturellement les ennemis principaux. Rapides, féroces, ils ne laisseraient aucune chance au joueur une fois celui-ci repéré, l’obligeant à faire profil bas, comme le faisait très bien le Xenomorph du jeu de Creative Assembly. Je dirais même que les Raptors seraient les ennemis se rapprochant le plus de cette créature en terme de comportement.

Néanmoins, les Raptors sont un peu imposants et seraient vites handicapés par l’environnement si le joueur décidait de leur fausser compagnie par le biais d’une bouche de ventilation. C’est ici que les Dilophosaures, plus petits, pourraient entrer en jeu. De plus, ces créatures pourraient cracher leurs sécrétions au visage du joueur pour l’aveugler.

Et n’oublions pas que le parc comprend également un grand nombre de dinosaures herbivores. A l’instar des androïdes au début de la campagne d’Alien Isolation, ces dinosaures pourraient être relativement paisibles du moment qu’on ne les taquine pas. Ils deviendraient alors agressifs en se sentant menacés d’une façon ou d’une autre. Imaginez un instant qu’au cours de l’aventure on se retrouve par mégarde obligé de traverser un nid de Tricératops. Les parents pourraient bien vouloir empaler ou piétiner les intrus...

Enfin, les zones extérieures pourraient également permettre l’apparition de dinosaures volants comme les Ptéranodons de Jurassic Park 3.

Les expériences d’InGen offrent des possibilités quasi infinies au niveau du bestiaire d’un tel jeu. Chaque créature aurait son propre comportement, ses propres habitudes et donc offrirait ses propres situations de gameplay.

Néanmoins, ce qui rendait également Jurassic Park (le film) si spécial, c'était l'émerveillement qu'il procurait par moment. Aussi, il convient de réinjecter un peu de cette magie dans le jeu avec quelques séquences contemplatives bien senties où on serait aussi béat que devant Grant découvrant que les animaux qu'il admirait depuis l'enfance se déplacent en réalité en troupeau!

 

Naturellement, Jurassic Park Isolation ne peut pas nous laisser vagabonder au travers du parc avec assez d’armes et de munitions pour démarrer une guerre, mais cela ne signifie pas pour autant que nous devons être totalement inoffensif.

Au contraire, comme nous le savons, il y a des armes à feu dans le parc. Muldoon utilise à deux reprises un fusil à pompe SPAS-12, arme que Grant emploiera pour repousser, en vain, les Raptors dans la salle informatique.

« En vain », voilà les deux mots les plus importants de cette phrase. En effet, pour maintenir constamment le niveau de peur du joueur, il faudrait que les armes à feu aient une efficacité limitée, les rendant utilisable qu’en tout dernier recours et sans garantie de succès. Tout d’abord, il ne faut pas que le jeu abonde de munitions. Logiquement, Muldoon et d’autres hypothétiques survivants auront pioché dans les réserves et donc il ne reste plus grand chose. Aussi, l’acte de rechargement doit être une prise de risque en soi. Comme dans Alien Isolation, il faudrait insérer chaque cartouches/balles individuellement.

De plus, ces armes ne doivent pas permettre de se débarrasser des dinosaures... Or, si on n’imagine sans mal qu’une balle de revolver soit amplement suffisante pour tuer (Au moins) un « compsos », les autres créatures ne bénéficient pas du même « état de grâce » qui profite au Xenomorph. Pour lui, on peut concevoir sans difficulté qu’il soit à l’épreuve des balles, en tout cas lorsqu’il s’agit d’armes non militaires. Mais un Raptor... Logiquement, il s’effondrerait après s’être fait tiré dessus au fusil. Que faire alors ?

Eh bien, je me disais qu’il faudrait « tricher » en utilisant le cadre proposé pour le jeu.

Jurassic Park est installé sur une île infestée de dinosaures après tout. Si le joueur tire et tue un Raptor au beau milieu de la jungle, quelle garantie a-t-il que d’autres ne vont pas rappliquer illico, attirés par les coups de feu ? Idem pour les rencontres en intérieur. Un Raptor étant rarement seul, tuer l’un d’entre eux risquera toujours d’attirer l’attention de ses congénères.

Enfin, le plus simple reste de limiter l’acquisition des armes à feu à la toute dernière partie du jeu. Comme dans le film, donc.

En attendant, la matraque électrique apparaissant dans Le Monde Perdu, serait une arme principale de choix. Suffisante pour effrayer/repousser les dinosaures mais pas assez pour s’en débarrasser définitivement.

Et il y avait bien de telles matraques sur l’île (Cf. l’introduction du film où les hommes de Muldoon en emploie sur « Clever Girl »)

 

A ce propos, l’aspect le plus intéressant du Xenomorph dans Alien Isolation était son intelligence artificielle qui était capable d’adaptater son comportement à celui du joueur.

C’est une chose à ne pas négliger dans un jeu Jurassic Park. Plus que leur modélisation ou la qualité de leur animation, c’est l’intelligence artificielle des dinosaures qui les rendra crédibles.

Comme je disais, le Xenomorph peut s’adapter au joueur. Ayez trop tendance à vous cacher dans les placards et il va finir par les fouiller systématiquement. De même, à force il ne se laissera plus berner par les objets que vous lancez pour détourner son attention. Pire, le lance-flamme l’effrayera de moins en moins, voire il apprendra à le contourner ou à « compter » les salves de flamme que vous lui enverrez.

Les dinosaures devront avoir le même genre de comportement. Ils l’ont d’ailleurs déjà dans les films. Mais si, souvenez-vous ! Un Raptor arrive à ouvrir une porte tandis qu’un autre se cache dans les conduits électriques du local technique. Et puis, il y a « Clever Girl » qui tend délibérément un piège à Muldoon avec l’aide d’un autre Raptor détournant son attention pendant qu’elle se rapproche de lui par le côté.

Concrètement, les dinosaures du jeu n’auront pas à être si différent du Xenomorph. Comme je disais plus haut, les Dilophosaures pourront poursuivre le joueur dans les conduits de ventilations. Les Raptors, eux, seront surtout là pour rôder dans les couloirs et, bien sûr, la jungle où le danger pourra venir de n’importe quelle direction. Et naturellement, les Raptors devront agir de façon coordonnées.

Avec le même principe d’adaptation, le joueur devra pouvoir se cacher et utiliser divers objets de son inventaire ou de l’environnement pour se sortir des situations difficiles et les dinosaures réagiront en conséquence. Comme l’a appris à ses dépends Dieter Stark dans Le Monde Perdu, la matraque électrique n’effraie les dinosaures qu’un temps.

Enfin, comme dans Alien Isolation, il est primordial que la menace soit non-scriptées et constante avec les conséquences qu’on lui connaît (Ex : attirer un carnivore dans la zone afin qu’il s’attaque à un dino plus petit). Comme l'Alien, et donc comme Bobby de Clock Tower, les dinos doivent aussi pouvoir surgir régulièrement comme très rarement, presque de façon aléatoire.  Ainsi l'atmosphère sera réellement pesante.

En parlant de menace constante...

 

On le sait. La véritable star de Jurassic Park est le Tyrannosaurus Rex.

Rexy (Car oui, elle a un nom officiel) est la première illustration que « shits got real » dans le parc. Et pour cause : c’est le premier dinosaure que nous voyons en vadrouille dans le film et immédiatement c’est la panique.

Rexy est indispensable à un jeu Jurassic Park Isolation mais forcément compte tenu de sa taille pour le moins imposante, il est difficile de la caser n’importe où dans le déroulement de l’histoire.

L’erreur serait de se contenter de séquences scriptées avec elle. Non pas que la faire apparaître à des moments clés de l’histoire serait une mauvaise idée mais limiter ses apparitions à ce genre de ficelles la reléguerait au même niveau que celui de son congénère de Dino Crisis : celui du rôle de boss. Non. Le T-Rex règne sur Isla Nublar! Sa royauté doit pouvoir faire des apparitions aussi souvent que possible et librement.

A défaut de pouvoir intervenir facilement dans les zones « humaines » (Quoique... Comment diable Rexy est-elle entrée dans le centre des visiteurs à la fin du film ?), le gigantesque dinosaure est totalement dans son élément lorsqu’on se trouve dans la jungle. C’est son territoire et, comme les créatures plus petites, il peut apparaître pour nous courir après. Le son distinctif de ses pas lourds se rapprochant serait alors un bon indicateur pour le joueur.

D’ailleurs tant qu’on parle de la jungle, il faut également profiter ce type d’environnement en terme de level-design. Les arbres sont là pour pouvoir servir d’obstacle aux dinosaures et être escaladés. Or, si être en hauteur nous sauve des Raptors, cela nous expose dangereusement aux mâchoires de Rexy.

Je vous parlais du fait d’attirer l’attention d’un dinosaure pour se débarrasser de créatures plus petites. Rexy serait au c½ur de cette mécanique, pouvant tuer un tricératops sans trop de difficulté. Mais le joueur osera-t-il utiliser le T-Rex ?

 

Ce ne sont bien sûr que des idées.  Forcément, un tel projet demanderait beaucoup de travail pour être réalisé. Mais j’aime à rêver à cette possibilité. Alien Isolation était excellent. Jurassic Park Isolation pourrait être grandiose.

Utopique, mais grandiose.

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