À partir du 5 septembre 2026, la France doit affronter un net basculement thermique. D'après La Chaîne Météo, une masse d'air très chaude en provenance du Maghreb et de la péninsule Ibérique remonte sur le pays, en particulier sur le sud-ouest, avant de gagner le nord et l'est dès le lendemain. Le pic de chaleur est attendu autour de cette date du 5 septembre.

Ce retour du thermomètre s'explique par un blocage anticyclonique qui s'installe dès la fin août, empêchant l'arrivée des perturbations. Cette configuration favorise la formation d'un dôme de chaleur, un phénomène qui emprisonne l'air chaud au sol sous la pression de l'anticyclone. La situation évolue nettement après une succession d'épisodes orageux observés fin août.

Les prévisions par ville donnent une idée de l'ampleur attendue le 5 septembre : Bordeaux pourrait approcher les 37 °C, Toulouse atteindrait 34 °C et Paris grimperait à 31 °C. Deux jours plus tard, le 7 septembre, Toulouse resterait sur des valeurs très élevées, autour de 36 °C.

Avant même ce coup de chaud, la fin du mois d'août laissait déjà entrevoir la tendance. Jeudi 27 août, la moyenne relevée sur douze grandes villes atteignait 26,7 °C, avec Marseille en tête à 34 °C.

Une probabilité de 60 à 100 % selon Copernicus

Le service européen de surveillance climatique Copernicus chiffre le risque d'un mois de septembre plus chaud que la normale. Dans le nord-ouest de la France, cette probabilité grimpe entre 70 % et 100 %. Sur le reste du pays, elle se situe entre 60 % et 70 %.

Ces chiffres restent des scénarios probabilistes, pas une météo jour par jour. Au-delà de sept jours, les modèles deviennent nettement moins fiables. Un signal fort à douze ou treize jours indique une possibilité, sans garantir l'occurrence d'une canicule : une grande tendance peut très bien inclure des journées plus fraîches localement, ou un affaiblissement temporaire du dôme de chaleur.

Le consensus penche malgré tout vers un mois de septembre plus chaud que la norme pour la France et l'ensemble de l'Europe occidentale, avec ce retour marqué de la chaleur autour du 5 septembre et un risque d'épisode prolongé de très fortes chaleurs, notamment dans le sud-ouest.

Ce type de rebond tardif n'a rien d'inédit. Une canicule avait déjà frappé début septembre 2023, avec des températures atteignant 35 °C à Paris et jusqu'à 39 °C dans le sud du pays. Plus loin dans les archives, Météo-France rappelle un épisode exceptionnel entre le 12 et le 22 septembre 1987, avec des moyennes dépassant de 4 à 6 °C les normales saisonnières sur l'ensemble du territoire.

Face à ce risque, une vigilance sanitaire s'impose dès que les températures maximales dépassent 35 °C sur plusieurs jours, période durant laquelle le danger de déshydratation augmente fortement pour les personnes vulnérables.

Côté consommation, l'Agence de la transition écologique rappelle un réflexe simple : maintenir la climatisation au-dessus de 26 °C permet de diviser par trois la consommation électrique par rapport à une consigne réglée à 23 °C.