À Washington, des tunnels secrets d'espions de la Première Guerre mondiale viennent d'être découverts.
Sous Washington, des fouilles ont mis au jour un réseau de tunnels probablement creusé par des espions pendant la Première Guerre mondiale. De quoi rappeler à quel point le renseignement et la guerre psychologique se jouaient déjà sous terre, loin des champs de bataille et à l'abri des regards.
Un réseau souterrain bien caché sous Washington
Sous la ville se cache donc une galerie décrite comme « ample » par ceux qui l'ont explorée. Le réseau est labyrinthique, et l'on y accédait par des trappes soigneusement dissimulées. On ignore qui a mené précisément ces fouilles, mais elles confirment deux choses : l'étendue du réseau et le soin apporté à le rendre invisible. Des espions assez ingénieux, donc, pour collecter des informations stratégiques sans se faire repérer.
Des documents de guerre retrouvés dans les tunnels
Le détail le plus intrigant se trouvait au plafond : des « journaux allemands » collés à même la pierre. Ces documents, datés eux aussi de la Première Guerre mondiale et rédigés en allemand, renfermaient des « codes secrets » qui servaient probablement à échanger des messages sécurisés entre agents. Leur présence accrédite l'hypothèse d'un centre névralgique de l'espionnage. Elle éclaire aussi les méthodes de communication de l'époque, et rappelle le rôle qu'ont joué ces réseaux souterrains pendant la guerre.
La course au renseignement qui ne s'arrête pas
L'histoire résonne avec des affaires bien plus récentes. Robert Hanssen, par exemple, ancien officier haut placé du FBI, a été arrêté pour avoir livré des informations sensibles aux Soviétiques. C'est lui qui a révélé l'existence d'autres tunnels de guerre, creusé cette fois sous l'ambassade soviétique de Washington. Conçu par la NSA (National Security Agency) et le FBI, il devait accueillir du matériel d'écoute électronique dernier cri. Le résultat, lui, a déçu : des responsables américains ont jugé la récolte d'informations « plutôt maigre ».
Pendant la guerre froide, ce jeu du chat et de la souris entre les espions des deux superpuissances a régulièrement réservé son lot de surprises sur les techniques employées. L'affaire Hanssen en est un bon exemple : les renseignements transmis au KGB ont compromis des programmes techniques précieux pour les États-Unis, et ils ont aussi dévoilé la manière dont on payait les agents doubles, des liasses d'euros aux diamants.