Des scientifiques ont réussi l'impossible en réactivant un cerveau cryogénisé pour la toute première fois, une vraie prouesse et une grand avancée pour la science.
Depuis toujours, le futur et les évolutions scientifiques fascinent. On le voit au travers des nombreux films et séries de science-fiction. Justement de nos jours, plus que jamais, la science rejoint peu à peu la fiction. En témoigne encore cette avancée remarquable sur la cryogénie par un groupe de scientifiques. Une technologie qui, à terme, a pour objectif de maintenir les corps vivants en état de stase en vue d'une réanimation des années plus tard. Chose impossible pour le moment, mais il y a eu une avancée majeure assez incroyable.
Une avancée majeure pour la cryogénisation
Des scientifiques allemands ont en effet réalisé une prouesse sur un spécimen de laboratoire. Ils ont en effet cryogénisé des tranches complètes de cerveau d'une souris. Une vitrification pour être plus exacte, à -196°C. Cette méthode permet de figer à l'état vitreux les plus infimes molécules sans laisser le temps à l'eau de se transformer en glace. Grâce à cette technique, les scientifiques ont pu préserver les tissus intacts lors de la décongélation, là où une congélation standard laisse des cristaux de glace se former, abîmant ainsi la matière organique par la suite.
Les scientifiques allemands ont donc réussi à maintenir des tranches de cerveau dans d'excellentes conditions et ont publié leurs résultats. Selon l'étude, il s'est avéré que les parties de l'hippocampe se sont réactivées peu à peu. Cette partie du cerveau est l'une des plus indispensables à la survie. C'est ici que transitent l'apprentissage ou encore la mémoire. Après des jours de vitrification, les tissus se sont éveillés selon les scientifiques. Après de multiples vérifications, ils ont déterminé que les mitochondries des tissus vitrifiés fonctionnaient encore parfaitement et que les neurones étaient intacts. Les principaux dommages sur le métabolisme provenaient finalement des cryoprotecteurs et non pas de la vitrification elle-même.

Une grande première pour les scientifiques
Des résultats très encourageants, mais pas autant que la suite. Les scientifiques ont en effet réussi à capter une réponse des synapses en les stimulant à l'aide d'enregistrements électrophysiologiques. La transmission synaptique ainsi que la potentialisation à long terme, permettant le processus de l'apprentissage et de la mémoire au niveau cellulaire, ont parfaitement fonctionné. En d'autres termes, ces zones du cerveau pouvaient faire leur travail.
Malheureusement, si plusieurs zones cérébrales s'en sont remarquablement tirées, tout n'est pas parfait et certaines ont demandé bien plus d'efforts. Les scientifiques affirment que les résultats ne sont pas suffisamment homogènes pour le moment, mais c'est extrêmement encourageant. Il reste donc encore énormément de zones d'ombre, notamment au niveau purement moléculaire, mais également sur le plus long terme. Cela étant, les scientifiques notent une avancée considérable en la matière. Un pas de plus vers la cryogénisation qui, pour l'heure, restera un fantasme de pure science-fiction malgré tout.