Samsung Electronics, géant sud‑coréen de la tech, vient de conclure un important accord salarial. La montée de l'intelligence artificielle (IA) stimule la demande en semi‑conducteurs, secteur où Samsung est leader, et cet accord vise à apaiser les tensions sociales après la menace d'une grève générale de 18 jours qui aurait paralysé l'activité du groupe. Ces décisions ont des répercussions notables pour l'économie sud‑coréenne et la communauté technologique mondiale.

Ce que prévoit l'accord et pourquoi il a été signé

L'accord, signé entre Samsung Electronics et sa principale confédération syndicale, instaure un nouveau système de primes pour les employés de la division des semi‑conducteurs, indispensables à l'industrie des données à forte croissance. La forme des primes consiste en la distribution de 10,5 % du bénéfice d'exploitation du département sous forme d'actions, en plus d'une prime supplémentaire de 1,5 % versée en espèces. Ce régime est prévu pour durer dix ans, sous réserve de la réalisation d'ambitieux objectifs de performance. L'idée principale est d'écarter la menace d'une grève qui aurait eu des répercussions catastrophiques sur l'économie et d'assurer une récompense juste pour les salariés impliqués dans la technologie des puces mémoire, un domaine stratégique pour Samsung.

L'accord concerne environ 78 000 des 125 000 employés de Samsung Electronics en Corée du Sud, ceux qui bénéficieront directement des primes. Le montant moyen attendu par employé est d'environ 509 millions de wons, soit approximativement 290 000 euros, rapporte BFMTV. Ce calcul repose sur un bénéfice d'exploitation attendu par le marché à 331 000 milliards de wons. Parallèlement, une augmentation moyenne de 6,2 % des salaires de base a aussi été décidée.

Le vote et ses conséquences

Le vote électronique sur l'accord a débuté un vendredi pour se terminer le mercredi suivant, avec une approbation massive d'environ 73 % des employés syndiqués participants. Cette adhésion montre la volonté de préserver la stabilité du groupe tout en motivant les employés par des bonus attractifs. Mi‑mai, Kim Yong‑beom, secrétaire de la présidence sud‑coréenne, évoquait l'idée d'un « dividende national » tiré des richesses générées par l’IA, mais il a ensuite tempéré sa position après un recadrage du gouvernement.

Samsung Electronics pèse fortement sur l'économie nationale (représentant 12,5 % du PIB de la Corée du Sud) et compte pour 35 % des exportations grâce à ses puces mémoire, de sorte qu'une grève aurait eu des conséquences économiques importantes à l'échelle nationale.