Le paillasson, autrefois incontournable, est aujourd'hui contesté pour son esthétique et ses risques sanitaires.
Longtemps posé au seuil des logements comme un réflexe rassurant, le paillasson d'intérieur perd du terrain. Les décorateurs y sont pour beaucoup. L'accessoire est de plus en plus contesté, pour son allure comme pour des raisons d'hygiène.
Le look et l'ambiance du paillasson : pas toujours gagnants
Les décorateurs pointent l'effet peu flatteur d'un paillasson à l'entrée d'une maison. Usé, salissant, souvent source de désordre visuel, il jure avec un intérieur soigné et lumineux. Son image utilitaire cadre mal avec les tendances déco actuelles, qui privilégient des solutions plus intégrées et esthétiques, rapporte La République des Pyrénées.
Le tapis d'entrée prend souvent le relais. Il protège les sols, capte la poussière et résiste aux passages répétés, tout en apportant une vraie touche d'accueil. Selon les modèles, il reprend les codes décoratifs de la maison et ajoute une note de couleur ou de style.
Ce que ça pose côté santé
Au-delà de l'esthétique, le paillasson soulève des questions sanitaires. Il retient une partie de la pollution rapportée de l'extérieur. Il accumule vite poussière et saletés, même nettoyé régulièrement, et se transforme en réservoir d'allergènes. Mal adapté, il peut retenir des particules nocives pour l'organisme des occupants.
L'entretien d'un tapis d'entrée reste simple : un coup d'aspirateur par semaine, ou un passage en machine à laver quand la matière le permet. Des gestes souvent plus efficaces pour garder un intérieur sain.
Règles et pratiques dans les parties communes
Le paillasson est souvent proscrit dans les espaces communs, couloirs et paliers pour le côté pratique. Habitat76 rappelle que « pour des raisons de sécurité, les paliers et les parties communes ne doivent pas être encombrés par des tapis ». L'objectif : éviter les obstacles, limiter la propagation d'un incendie et faciliter l'entretien des immeubles collectifs.
Emile Iommi, de la société Oralia, cite sur TF1, des immeubles des années 70 où une moquette difficile à entretenir a conduit à supprimer les paillassons pour simplifier le ménage des parties communes. Dans ces halls d'entrée, on installe souvent des tapis-brosse, qui offrent un minimum de confort tout en respectant les normes de sécurité.
Certaines copropriétés, à Lyon notamment, appliquent des règles strictes : « les paillassons ne sont pas autorisés devant les portes d'appartements ». Mieux vaut donc penser l'aménagement du seuil de porte pour rester conforme sans renoncer aux avantages d'un tapis.