La France se prépare à une canicule d'une intensité rare. Commencée dimanche dernier, cette vague de chaleur devrait s'intensifier et se prolonger la semaine prochaine. Elle pourrait devenir l'une des plus fortes jamais observées à cette période de l'année. Les avertissements de Météo France sont clairs : cet épisode pourrait rivaliser avec la canicule meurtrière d'août 2003 et figurer parmi les plus marquants jamais enregistrés.

Ça se corse : la sévérité augmente

La vague de chaleur s'aggrave. Les indicateurs de sévérité mesurent l'excès thermique cumulé au-dessus du seuil habituel d'une canicule. Le chiffre atteint désormais 49,4 °C, contre 35,7 °C la veille. À titre de comparaison, la canicule d'août 2003 avait atteint 58,5 °C de sévérité. Le classement projeté pour juin 2026 place cet épisode en deuxième position des vagues de chaleur les plus sévères enregistrées, pour une durée estimée à 13 jours.

L'intensité maximale pourrait atteindre 30,4 °C selon l'indicateur thermique national prévu pour lundi et mardi prochains, soit des niveaux comparables à ceux de 2003, qui devraient se maintenir de lundi à mercredi. L'anomalie thermique actuelle touche tout le territoire et concerne aussi les pays voisins. Les températures minimales comme maximales atteignent des niveaux exceptionnels, et cette chaleur qui dure pèse sur le quotidien des habitants.

Un dôme anticyclonique qui bloque

Cette canicule est alimentée par un phénomène synoptique appelé « dôme de haute pression » qui plane au dessus de la France. Ce dôme maintient une masse d'air subtropicale stagnante sur la France et l'Europe de l'Ouest. Sous l'anticyclone, l'air se comprime et se réchauffe, un effet renforcé par l'ensoleillement de fin juin. Des orages peuvent faire baisser ponctuellement les températures, mais ils ne suffiront pas à changer durablement la masse d'air.

Une accalmie plus nette pourrait survenir autour du week-end du 28 juin, si le dôme anticyclonique s'affaisse peu à peu vers le sud. Les régions méridionales pourraient toutefois conserver des températures élevées plus longtemps que le nord du pays.

À quoi s'attendre pour cette canicule en France ?

L'évolution de cette canicule reste incertaine. Les grandes ondulations atmosphériques, appelées « ondes de Rossby », sont peu mobiles, ce qui peut prolonger les conditions chaudes. Un rafraîchissement venu du nord à la fin juin reste possible, mais il ne garantit pas la fin des fortes températures en juillet. Les autorités rappellent l'épisode d'août 2003, quand près de 15 000 personnes sont mortes en France à cause de la chaleur extrême et d'une réponse insuffisante des services sociaux et sanitaires de l'époque.

Météo France prévient que cet épisode devrait rester comparable en intensité à ceux de juillet 2019 et d'août 2003. « Cet été 2026 pourrait bien être plus sévère que jamais », rapporte l'organisme, qui appelle à prendre des mesures d'adaptation et de précaution.