Midjourney présente le Midjourney Scanner, un appareil d'imagerie médicale conçu pour détecter et suivre les modifications du corps. Il scanne le corps entier en 60 secondes et fournit une imagerie de haute précision, sans rayons X ni champs magnétiques, rapporte Frandroid. L'examen repose sur une immersion partielle du corps dans l'eau. La société le présente comme une alternative rapide et préventive aux méthodes d'imagerie traditionnelles comme l'IRM.

Midjourney : une technologie par ultrasons

Le scanner repose sur les ultrasons et non sur les méthodes conventionnelles. Conçu comme un « Ultrasonic CT », c'est-à-dire une tomodensitométrie par ultrasons, il utilise des capteurs fournis par Butterfly Network, spécialiste de l'échographie sur puce. Pendant une séance, le patient descend dans un bassin d'eau et traverse un anneau équipé de 40 modules de capteurs. Ces capteurs émettent des ondes ultrasonores sous tous les angles. Les données recueillies servent ensuite à reconstruire une image 3D des muscles, des graisses, des os et des organes internes.

Selon David Holz, fondateur de Midjourney, l'appareil n'a rien à voir avec l'IA générative d'images que l'entreprise a promue pendant quatre ans, mais son développement pourrait « dépasser l'IRM sans radiation ni aimant ».

L'IA : ce qu'elle fait ici

Midjourney est connue pour son IA générative d'images. Dans ce scanner, l'IA sert uniquement à reconstruire et à segmenter les images captées, sans en inventer aucune. Elle vise des usages cliniques, en particulier le suivi dans le temps et la détection en amont de changements corporels. Le projet est piloté par Ahmad Abbas, recruté fin 2023 pour le diriger.

La stratégie commerciale et les défis

Midjourney prévoit d'ouvrir son premier Midjourney Spa à San Francisco fin 2027, avec 10 machines. L'entreprise veut ensuite déployer plus de 50 000 scanners d'ici à 2031 et atteindre un milliard de scans par mois. Au lancement, les services se limiteront à des « cartes de composition corporelle », et non à des diagnostics médicaux complets, en raison des obstacles réglementaires.

Pour financer le projet, Midjourney a signé en novembre 2025 un accord de licence exclusif avec Butterfly Network. Il prévoit un paiement initial de 13 M€ et un versement annuel de 9 M€ pendant cinq ans.

Prudence et validation scientifique

Le scanner reste un prototype, testé sur environ 12 personnes. Aucun radiologue indépendant ne l'a encore validé. Faute d'autorisation de la FDA, l'agence américaine chargée des médicaments et des dispositifs médicaux, ses prétentions cliniques restent limitées pour l'instant.