Alors que le service militaire reste une tradition bien ancrée en Colombie et au Mexique, l'annonce de réformes importantes visant à moderniser et adapter ce rite de passage aux réalités d'aujourd'hui, marque un tournant. Le recours au service militaire, souvent vu comme un cadre de formation strict, évolue pour mieux coller aux attentes scolaires et professionnelles des jeunes, notamment ceux nés en 2008.

En Colombie, le service militaire : obligé mais en pleine modernisation

En Colombie, le service militaire est une obligation légale pour tous les hommes devenus majeurs. Il est supervisé par l'Armée nationale de Colombie et divers organismes de sécurité de l'État, et chaque année "des milliers de jeunes" viennent y faire établir leur statut. Cette obligation est régie par la Loi 1861 de 2017, qui a apporté des améliorations au système de recrutement. La loi de 2017 vise à rendre le service plus compatible avec les besoins des jeunes en introduisant des compensations économiques et des mécanismes de régulation financière pour ceux qui ne peuvent pas s'engager. Parmi les groupes exonérés figurent :

  • les personnes handicapées,
  • les hommes mariés ou ayant des enfants,
  • les membres de communautés indigènes.

La loi prévoit aussi des alternatives permettant à ceux incapables d'effectuer le service de s'acquitter d'une compensation financière.

militaire au mexique

Ce que ça donne pour les conscrits

Les jeunes colombiens effectuent un service de 12 mois s'ils sont bacheliers, et jusqu'à 18 mois s'ils ne le sont pas. Pendant leur engagement, leurs missions vont de la surveillance aux tâches logistiques et aux actions communautaires, réparties à travers le pays. Côté salaire, les conscrits perçoivent une rémunération proche du salaire minimum, avec des avantages en nature comme la nourriture, l'hébergement et les soins médicaux.

Au Mexique, le Servicio Militar Nacional est appelé à changer en 2026 avec l'arrivée d'un format inédit pour les jeunes, notamment ceux nés en 2008. D'après un article de Cronista, l'objectif serait de diminuer la pression sur les jeunes et de faciliter la conciliation entre service militaire, études et travail, d'où une structure plus flexible.