La Station spatiale internationale (ISS) connaît une fuite d'air persistante qui mobilise la NASA et Roscosmos, les deux agences qui la gèrent. L'ISS approche de la fin de sa durée de vie prévue, et cette panne soulève des questions de maintenance et de coopération entre agences. L'incident a connu un nouveau développement début juin 2026 : il a fait apparaître un désaccord technique entre les deux organisations sur la conduite à tenir face à une infrastructure spatiale qui vieillit.

Où est la fuite, et depuis quand elle existe

La fuite se situe dans le module russe Zvezda, plus précisément dans le tunnel de transfert pressurisé PrK. Selon Les Numériques, de petites fuites y apparaissent par intermittence depuis 2019. Roscosmos a confirmé que cette anomalie est l'un des dossiers les plus sensibles du segment russe.

Le problème était suivi depuis plusieurs années, et la NASA l'avait classé à haut risque en 2024. La situation s'est aggravée début juin 2026 : le débit de la fuite a doublé et dépasse désormais 900 grammes par jour.

Tension entre la NASA et Roscosmos et mesures de sécurité

La gestion de la fuite a provoqué un différend technique entre la NASA et Roscosmos. Deux méthodes ont été envisagées :

  • Découper un support métallique (solution jugée trop radicale par la NASA)
  • Utiliser un dispositif de perçage

Ce désaccord a conduit la NASA à placer cinq astronautes en sécurité dans la capsule Dragon dès le 5 juin 2026, dont l'astronaute Chris Williams et les membres de Crew-12.

La NASA a présenté cette mesure comme une décision « par précaution », le temps d'envisager des inspections et des réparations.

Solutions envisagées et décision finale

Une autre solution a été proposée : isoler définitivement le compartiment PrK et le laisser hors pression pour contenir la fuite. Cette option réduit les capacités opérationnelles liées au port d'amarrage arrière, mais elle évite, selon les acteurs concernés, des « colmatages sans fin ».

La Russie a finalement décidé de condamner le PrK de façon permanente. Ce choix modifie nettement les opérations logistiques de l'ISS : les cargos Progress et les vaisseaux habités Soyouz devront désormais être dirigés vers d'autres ports d'amarrage.