Le télescope James Webb a encore mis en lumière des objets cosmiques fascinants, mais qui laissent songeurs : de lointains points rouges qui pourraient cacher une véritable révolution de notre compréhension de l'univers.
Depuis sa mise en orbite, le télescope James Webb ne cesse de jouer avec nos certitudes. À chaque nouvelle observation, il semble un peu plus révéler certains mystères du ciel sans pour autant nous permettre encore de les percer. Encore dernièrement, il a révélé la présence déroutantes d'objets cachés dans les profondeurs de l'univers cosmiques. Étonnamment lumineux, ces ”points rouges” placent les astrophysiciens face à un problème encore irrésolus. Comment expliquer leur existence ? C'est là toute la question.
James Webb révèle des points rouges qui ne devraient pas exister
Depuis que nous disposons de James Webb, des objets qui seraient passés inaperçus sans son aide n'échappent plus à notre regard. C'est le cas de points rouges (Little Red Dots) extrêmement lointains, sortes de pixels perdus dans l'immensité de l'espace. Du moins, est-ce ainsi que nous pourrions les décrire à première vue. Mais, grâce à la vision infrarouge ultra-précise du précieux télescope spatial, la nature de ces sources de lumières se révèle plus étonnante qu'on pourrait le penser.

En effet, James Webb permet d'identifier des masses et une luminosité qui semblent incompatibles avec les théories jusqu'à présent envisagées pour les temps qui ont rapidement succédé au Big Bang. Ces hypothèses évoquent notamment des galaxies qui ont vu se multiplier les étoiles à grande vitesse. D'autres pistes suggèrent plutôt la présence de trous noirs supermassifs déjà actifs et particulièrement voraces. Mais pouvons-nous encore nous contenter de ces modèles ?
La nouveauté mise en lumière par James Webb en octobre 2025 bouleverse la partie. En observant les ultraviolet et l'infrarouge moyen de ces points rouge, on constate que certains affichent des structures étendues, déformées, évoquant en fait des collisions de galaxies ou, tout du moins, de systèmes en plein chaos. À l'inverse, d'autres de ces « Little Red Dots » sont restés mystérieusement compactes, comme si toute leur énergie était concentrée en un seul point.

Enfin, les instruments de James Webb laissent à penser que ces points rouges ne forment pas une seule et même catégorie d'objets. Certains seraient plutôt dominés par des flambées stellaires, d'autres par des trous noirs cachés sous des voiles de poussière. Voilà qui force les scientifiques à repenser les origines de l'univers. De fait, ces découvertes ouvrent un tout nouveau champ des possibles. Il faudra encore du temps pour trouver une explication logique à la nature des Little Red Dots. D'autres outils devront peut-être voir le jour en ce but.