Un enfant de 7 ans, un couteau caché dans la salle de bain, une dispute autour d'un lissage qui vire au drame. Entre aveux troublants et versions contradictoires, l'enquête s'annonce glaçante.
Une femme de 49 ans a été mortellement poignardée à la gorge par son neveu de 7 ans, à Saint-Maur-des-Fossés, dans le Val-de-Marne. Les faits se sont produits dans la nuit du jeudi 17 au vendredi 18 septembre 2026.
Vers cette heure-là, des policiers découvrent une femme agonisante dans la rue. Un voisin, qui affirme avoir entendu des appels à l'aide, alerte les secours et la police ; un temps considéré comme suspect, il n'est finalement retenu que comme témoin. Malgré les tentatives de réanimation, la victime succombe à ses blessures peu après, selon Le Parisien.
Sur place, les policiers trouvent également la sœur de la victime, âgée de 34 ans, et le fils de celle-ci, âgé de 7 ans. Les deux sœurs passaient la nuit ensemble, l'aînée étant hébergée chez sa cadette. Une dispute avait éclaté entre elles autour d'un lissage de cheveux ; selon une source policière, « le ton aurait monté entre elles ».
C'est dans ce contexte que l'enfant serait allé chercher un couteau caché dans la salle de bain avant de frapper sa tante à la gorge et dans le dos. Grièvement blessée, elle serait parvenue à sortir de l'immeuble avant de s'effondrer dans la rue.
Les aveux du garçon aux policiers
Interrogée sur les lieux, la mère accuse directement son fils. « C'est mon fils qui a mis le coup de couteau pour me défendre », déclare-t-elle aux policiers, rapporte une source policière. L'enfant s'accuse à son tour : « Je ne veux pas aller en prison, je ne veux pas que vous mettiez ma mère en prison. J'ai défendu ma maman. »
Le père du garçon arrive sur les lieux juste avant le transfert de son fils et de la mère de celui-ci à l'hôpital. Il s'adresse alors à l'enfant, toujours selon la même source : « Tu as voulu défendre ta maman, ce n'est pas grave, tu as fait ce qu'il fallait, c'est un accident. »
La mère et l'enfant, qui présentaient tous deux des traces de sang sur les avant-bras, ont été conduits à l'hôpital pour des examens, sous surveillance policière, précise Le Figaro.
L'enquête doit désormais établir avec certitude l'identité réelle de l'auteur du coup mortel ainsi que le mobile exact des faits. Les déclarations recueillies dans la nuit devront être confirmées par de nouvelles auditions de l'enfant, de sa mère et des témoins présents sur place.
Le parquet de Créteil, sollicité par franceinfo, a indiqué qu'il n'y aurait « aucune communication avant le début de semaine prochaine, afin de préserver les investigations ».