Grâce à des économies de leurs parents et grands-parents se chiffrant à plusieurs milliards, les milléniaux sont en voie d'être la génération la plus riche.
Les personnes nées avant 1964, que l'on appelle les baby-boomers et les enfants nés avant la Seconde Guerre mondiale, qu'on appelle quant à eux la génération silencieuse, détiendraient plusieurs centaines de milliards de dollars de richesse. Et elles devraient laisser des sommes astronomiques à leurs descendants qu'est la génération Y au cours des deux prochaines décennies, d’après une récente étude.
La génération Y richissime grâce à l'héritage à plusieurs milliards de ses aînés
Une grande partie de cette manne financière se présente sous forme d'actions et d'obligations, dont la valeur a explosé grâce à la croissance boursière qui a accompagné l'âge des baby-boomers. Après une multiplication par 30 de l'indice Dow Jones depuis 1985, les baby-boomers, les parents ou grands-parents de la génération Y auraient ont en moyenne 242 200 $ d'épargne sur leurs plans d'épargne retraite.
Ils sont également de grands propriétaires immobiliers, dont la valeur a considérablement augmenté au cours des décennies qui ont suivi l'acquisition de leur première maison, pour un prix équivalent à celui d'un téléviseur à écran plat de bonne qualité aujourd'hui. Les baby-boomers, auxquels la génération Y va succéder, possèderaient ainsi une large partie des logements, alors qu'ils ne représentent qu'un peu plus de 20 % de la population.
De plus, ils détiennent plus de la moitié des résidences secondaires et des biens locatifs générant des revenus. Par ailleurs, l’héritage d’une maison est peut-être le seul moyen pour de nombreux membres de la génération Y d’accéder à la propriété : 45 % des personnes nées entre 1981 et 1996 ne sont pas propriétaires de leur logement.
Une aide secourable des parents et grands-parents aux projets de leurs descendants
Parfois, l'héritage que reçoit la génération Y consiste toutefois en une entreprise qu'elle ne compte pas reprendre : les baby-boomers possèdent des entreprises privées dont la valeur collective avoisine les 8 000 milliards de dollars, représentant une importante portion des entreprises de petite taille. Cependant, nombre d'entrepreneurs retraités ne transmettent pas leur entreprise à leurs enfants comme dans la série « Succession », préférant la vendre à de jeunes entrepreneurs.
Des funérailles ne sont pas une condition préalable à la transmission de patrimoine. Certains membres généreux des générations plus âgées utilisent déjà leurs économies pour aider la génération Y qu'est leurs enfants et petits-enfants à financer l'apport initial pour l'achat d'un logement, les frais de scolarité ou encore les prêts étudiants. Outre la prise en charge des dépenses au fur et à mesure, il existe un autre avantage : les dons annuels d'une haute valeur sont exonérés d'impôt.
La génération Y est ainsi en passe de devenir la plus riche de l'histoire, héritant du patrimoine de ses parents et grands-parents – un phénomène qui risque de grandement transformer les marchés de l'emploi, du logement et de l'investissement. Pour le meilleur ou pour le pire ? L'avenir le dira.

Source : Morning Brew