Disparus il y a plus de 325 millions d’années, ces deux redoutables prédateurs marins ont refait surface au sein du plus gros réseau de grottes souterraines du monde.
Du long de ses plus de quatre milliards d’années d’existence, la Terre a connu de nombreuses évolutions. Bien trop pour que nous ayons une connaissance approfondie de toutes les époques qui l’ont traversée, même si certains scientifiques n’hésitent pas à consacrer leur vie et leur carrière à l’étude de toutes ces choses aujourd’hui disparues. Et c’est d’ailleurs justement ce qui a conduit des paléontologues à mettre au jour de nouvelles traces de deux anciens prédateurs disparus depuis des centaines de millions d’années, en plein cœur d’un parc national aux États-Unis.
Deux nouvelles espèces de requins préhistoriques découvertes
En effet, c’est dans les profondeurs du parc de Mammoth Cave, basé dans le Kentucky, qu’un groupe de paléontologues en mission pour le National Park Service a fait une découverte majeure il y a de cela plusieurs années. Plus précisément, c’est au cœur du Mammoth Cave System, réputé pour être le plus grand réseau de grottes souterraines au monde, que des fossiles datant de l’ère du Carbonifère y ont été retrouvés, témoignant ainsi de la présence de deux espèces de requins préhistoriques appartenant au genre des Ctenacanthus.
La première, connue sous le nom de Troglocladodus Trimblei, s’apparentait à un requin d’environ 3.5 mètres aux dents particulièrement acérées, et était donc sans doute spécialisée dans la chasse. La seconde, baptisée Glikmanius Careforum, était quant à elle un chouïa plus grande avec une taille estimée à 3.6 mètres, et était surtout caractérisée par sa puissante mâchoire et ses épines dorsales en forme de brosse. Tant de critères qui, sans surprise, poussent alors les scientifiques à les décrire comme des prédateurs particulièrement agressifs.
Mais comment une vision aussi précise de ces espèces pourtant disparues depuis plus de 325 millions d’années a-t-elle pu être établie, vous demanderez-vous peut-être ? Tout simplement grâce à la découverte des paléontologues dans les grottes de Mammoth Cave, justement, qui renfermaient des fossiles parfaitement conservés grâce aux sédiments de calcaire, mais aussi à l’obscurité et la stabilité de température inhérents au cadre dans lequel ils se trouvaient. Un cadre qui, vous vous en doutez, faisait autrefois office de vaste océan tropical.

Des grottes pleines de secrets
Car oui, à l’époque du Paléozoïque, d’où proviennent ces deux prédateurs préhistoriques, cette zone des États-Unis était encore envahie par les flots, qui voyaient alors de nombreuses espèces prospérer dans ce qui fait aujourd’hui office de parc national pour les américains. C’est d’ailleurs ce qui explique pourquoi de tels fossiles ont pu y être retrouvés, et surtout dans un si bon état. Car tout comme dans de plus récentes découvertes ayant eu lieu du côté de Gibraltar, la nature a pu faire son œuvre afin de mener les hommes vers cette belle découverte.
Et qui sait tous les mystères qui se cachent encore potentiellement au sein des grottes de Mammoth Cave. Car si plus de 600 kilomètres de galeries ont d’ores et déjà pu être explorés par les scientifiques, il reste sans aucun doute encore de nombreuses zones supplémentaires à y découvrir. Et nul doute que l'on peut compter sur les études du National Park Service pour y parvenir. À surveiller dans les années à venir, donc.
Source : National Park Service