Alors que l’industrie du jeu vidéo cherche à effacer toujours plus les temps de chargement, Bethesda continue d’assumer un choix à contre-courant. Qu'en est t-il pour Fallout 5 ?
Les écrans de chargement font partie intégrante de l’ADN des jeux Bethesda Game Studios. Et ce n’est pas près de changer. Alors que de nombreux joueurs espèrent encore voir disparaître ces coupures, un ancien développeur du studio a récemment rappelé pourquoi des titres comme Fallout 5 ou le prochain The Elder Scrolls 6 continueront d'en utiliser.
Un héritage technique assumé, que l'on verra dans Fallout 5
À l’ère des SSD ultra-rapides et des mondes ouverts toujours plus fluides, les écrans de chargement peuvent sembler dépassés. Pourtant, pour Bruce Nesmith, ancien développeur de Bethesda ayant travaillé sur Oblivion, Skyrim et Starfield, ils restent indispensables. Selon lui, la structure même des RPG du studio repose sur une segmentation très précise des zones. En clair, Fallout 5 (et pas que) devrait y avoir droit.
Entrer dans un bâtiment, changer de quartier ou utiliser le voyage rapide implique presque systématiquement un chargement. Ce choix n’est pas lié à de la paresse ou à un retard technologique, mais à une contrainte de conception profondément ancrée dans la philosophie du studio. Forcément, on se questionne pour Fallout 5.

La persistance du monde avant tout
Bethesda mise depuis toujours sur des mondes persistants, capables de se souvenir des actions du joueur. Objets déplacés, corps laissés au sol, portes ouvertes ou fermées… chaque zone conserve son état. Pour Bruce Nesmith, cette persistance serait tout simplement impossible à gérer dans un monde entièrement fluide, sans aucune segmentation. Les écrans de chargement permettent ainsi au moteur de jeu de sauvegarder l’état précis d’un espace avant d’en charger un autre. C’est ce qui donne aux jeux Bethesda ce sentiment unique de laisser une trace durable dans l’univers exploré. On imagine que ça sera d'ailleurs encore plus le cas dans Fallout 5.
Nesmith est clair sur ce point. Les écrans de chargement sont un compromis assumé. Charger simultanément tous les intérieurs et extérieurs d’un monde aussi dense provoquerait des chutes de performances et des saccades permanentes. Dans ce contexte, interrompre brièvement le jeu reste, selon lui, la solution la plus propre techniquement. Il parle même d’un « mal nécessaire », expliquant que personne chez Bethesda n’a jamais voulu multiplier ces écrans par plaisir. Ils sont simplement indispensables pour atteindre le niveau de détail et de complexité attendu. Et pour le futur Fallout 5 ?
Et pour The Elder Scrolls 6 et Fallout 5 ?
La grande question reste désormais celle de The Elder Scrolls 6 et Fallout 5. Bethesda parviendra-t-il à réduire significativement ces temps de chargement, ou continueront-ils de faire partie intégrante de l’expérience ? Si des améliorations sont possibles, tout indique que la philosophie du studio restera la même.
Pour Bethesda, les écrans de chargement ne sont pas un défaut à corriger à tout prix, mais le prix à payer pour offrir des mondes ouverts aussi complexes, réactifs et persistants. Un choix assumé, quitte à aller à contre-courant des standards actuels.
Source : videogamer