Cela fait maintenant plusieurs décennies que le jeu vidéo s’est imposé comme l’un des divertissements les plus prisés au monde et pourtant, les idées préconçues à son égard ont assurément la vie dure. En effet, on ne compte plus le nombre d’absurdités partagées à son sujet, que ce soit par les médias traditionnels, les personnalités publiques ou les pseudo-scientifiques n’ayant aucune maîtrise sur la question. Car quoi qu’on en pense, les jeux vidéo peuvent avoir des effets bénéfiques, et c’est l’Organisation Mondiale de la Santé qui le dit.

Jouer aux jeux vidéo, un bon remède contre le vieillissement

« Le jeu vidéo rend violent ». « C’est une drogue pour la jeunesse ». « Il abrutit nos enfants et les rend asociaux ». Si vous avez allumé votre télévision au moins une fois ces dernières années, vous avez probablement déjà entendu ces accusations aussi ridicules qu'exagérées sur la pratique du jeu vidéo. Car dès que l’occasion se présente, certains n’hésitent pas à en faire le bouc émissaire de bien des maux de notre monde, en omettant totalement tous les bienfaits qui peuvent s’accompagner de ce médium qui nous est si cher.

Heureusement, on peut toujours compter sur l’OMS pour remettre l’église au centre du village, en soulignant notamment à quel point la pratique du jeu vidéo peut aider certaines personnes à développer leurs facultés cognitives, telles que leur sens de l’orientation, leur capacité d’attention ou leur sens de la perception par exemple. Et c’est sans compter tous les effets qu’elle peut avoir contre le stress, l’anxiété et le mal-être, en offrant aux personnes qui en ont besoin le moyen de s’échapper pour se plonger dans des univers qui leur font le plus grand bien.

Mais les choses ne s’arrêtent pas là. Car si la croyance populaire veut que le jeu vidéo soit l’apanage des enfants et des adolescents, il s’avère en réalité que plus le temps passe, et plus l’âge moyen des joueurs tend à augmenter. On parlait alors de l'âge de 40 ans en 2025, ce qui constitue un nouveau palier. Et à en croire l’OMS, cela serait une très bonne chose, puisque continuer à jouer aux jeux vidéo une fois adulte permettrait de réduire le déclin cognitif qui apparaît naturellement avec l’âge, en stimulant régulièrement son cerveau de différentes manières.

Les joueurs d’aujourd’hui, des cas d’étude en devenir

Ainsi, si vous avez passé l’âge de 30 ans et continuez régulièrement à jouer aux jeux vidéo : n’en ayez absolument pas honte. Au contraire. Cela ne fera ni de vous des enfants incapables de grandir, des psychopathes en devenir ou même des asociaux qui ne peuvent se passer de leurs écrans. Cela ne fera ni plus ni moins de vous que des joueurs passionnés, susceptibles de mieux résister aux affres naturelles de la vie, en particulier une fois la barre des 60 ans atteinte. Même si, vous vous en doutez, le jeu vidéo ne pourra jamais résoudre tous vos maux non plus.

Précisons également que cette étude menée par l’OMS est encore en cours à ce sujet, et que bien des années supplémentaires seront nécessaires pour avoir des résultats plus concrets. Car le jeu vidéo existe peut-être depuis plusieurs décennies, mais sa pratique intense et régulière ne remonte globalement qu’à la fin des années 90, ce qui explique d’ailleurs pourquoi la jeunesse d’il y a trente ans représente le joueur moyen d’aujourd’hui, et le joueur senior de demain. Autrement dit : le cas d’étude idéal pour évaluer l’impact du jeu vidéo sur toute une vie.

Source : OMS