41 000 noms, des postes sensibles, des opérations secrètes dévoilées : une fuite massive frappe le DHS en pleine offensive migratoire de Trump. Un outil permet déjà de fouiller dans ces données explosives.
L'ONG Distributed Denial of Secrets (DDOS), spécialisée dans la diffusion de fuites d'informations, a annoncé le 28 octobre 2026 avoir mis en ligne des données concernant plus de 41 000 employés du département américain de la Sécurité intérieure, le DHS. Selon l'organisation, ces informations proviennent d'un groupe de hackers appelé Department of Peace.
Ce collectif a développé un outil baptisé Icepick, qui permet d'effectuer des recherches détaillées sur les noms, les bureaux et les affectations des agents du DHS.
Le jeu de données donne un aperçu de la structure organisationnelle du DHS, en détaillant les fonctions exercées au sein de plusieurs agences du département, dont l'ICE, la police de l'immigration, rapporte Le Parisien. Selon DDOS, les fichiers identifient notamment les responsables chargés de superviser les opérations clandestines et sous couverture, la chasse aux informateurs menée par le gouvernement, ainsi que le personnel chargé des programmes de transferts forcés et d'expulsions du DHS.
Dans un communiqué, la militante Maia Arson Crimew, qui s'exprime au nom de DDOS, a qualifié ce jeu de données d'énorme, tant par sa taille que par son impact. Elle précise qu'il offre un aperçu sans précédent de la structure organisationnelle du département de la Sécurité intérieure, en mettant en lumière qui fait quoi au sein de plusieurs agences du DHS, y compris l'ICE. De son côté, Emma Best, cofondatrice de DDOS, a jugé la fuite « extraordinaire ».
Le texte source ne précise pas la nature exacte de l'ensemble des données publiées, ni les réactions éventuelles du DHS à cette divulgation.
Cette publication intervient alors que le DHS et l'ICE sont au cœur de la politique de répression en matière d'immigration voulue par le président Donald Trump depuis le début de son second mandat, en janvier 2025. Cette offensive a conduit à la détention et à l'expulsion de milliers de personnes sans papiers, et a également touché des citoyens américains pris dans ce filet.
En septembre 2026, le DHS avait annoncé le lancement d'une offensive ciblant les villes sanctuaires, ces municipalités qui limitent la coopération entre les forces de l'ordre locales et les autorités fédérales. L'administration Trump intensifiait, à cette période, sa campagne contre l'immigration.