Une simple traînée de fumée trop fine, et un pilote de Rafale évite le pire à 12 000 mètres d'altitude. Comment son œil aiguisé a sauvé tout un équipage au-dessus de l'Atlantique.
Un pilote de Rafale de l'Armée de l'air, décollé de la base de Mont-de-Marsan, dans les Landes, pour un exercice de routine, a détecté une fuite de carburant sur un autre appareil à 12 000 mètres d'altitude, le 12 août 2026. L'appareil en difficulté était un Bombardier Global 6000, un jet privé parti de l'aéroport de Rome-Ciampino, en Italie, et qui devait initialement rejoindre Miami, aux États-Unis.
Le pilote de chasse a d'abord remarqué un détail qui ne collait pas. Derrière le Global 6000, les deux réacteurs produisaient bien leurs traînées de condensation habituelles. Mais une troisième traînée, plus fine, se dissipait rapidement dans le ciel. Intrigué, il s'est rapproché de l'appareil pour comprendre ce qui se passait.
À proximité du jet, une légère odeur de kérosène est venue confirmer son observation. Le CDAOA (Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes) l'a détaillé dans une publication sur X : « À proximité de l'appareil, une légère odeur de kérosène confirme son observation : du carburant s'échappe de l'aile droite du Bombardier. » Le pilote de Rafale a immédiatement prévenu l'équipage du jet privé.
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L'équipage a d'abord envisagé de poursuivre sa route vers l'Atlantique. Il a finalement changé d'avis et signalé sa situation au contrôle aérien. La quantité de carburant restant disponible pouvait devenir un enjeu pour la suite d'un vol transatlantique. L'appareil a été dérouté vers l'aéroport de Paris-Le Bourget, où il s'est posé en sécurité avant d'être inspecté.
Pour le CDAOA, cette intervention illustre le rôle que peuvent jouer les avions de chasse dans la surveillance du trafic aérien. L'organisme a salué sur X la vigilance du pilote, qui « aura ainsi permis de détecter une avarie et de contribuer à la mise en sécurité de l'aéronef et de son équipage ».
Ce jour-là, la permanence opérationnelle avait justement été déclenchée pour une mission d'entraînement. Les pilotes de Rafale s'exercent régulièrement à ce type de scénario, perte de contact radio, comportement inhabituel d'un appareil ou menace potentielle. Selon le CDAOA, 450 aviateurs veillent chaque jour sur le ciel français. L'information a été rapportée par le quotidien La Dépêche.