Des ouvriers effectuant des travaux de rénovation ont mis au jour un coffre dissimulé dans une cloison du Centre de travail social généraliste, à Saint-Gilles-lez-Termonde, en Flandre Orientale. À l'intérieur : des lingots, des pépites et des pièces en or, pour une valeur totale estimée à environ 9 millions d'euros.

La découverte s'est faite en pleine démolition. Le mur cachait une caisse, insérée là on ne sait ni par qui ni depuis quand. Les ouvriers, employés par une entreprise basée à Baesrode, ont immédiatement prévenu le commanditaire des travaux.

Geert Hillaert, représentant du centre, a pu voir une partie du trésor de ses propres yeux. « La surprise et l'émerveillement ont été mes premières réactions », a-t-il confié. Dans un entretien accordé à la RTBF, il a décrit une « expérience unique ».

La police est arrivée rapidement sur les lieux, et les autorités ont récupéré l'ensemble des objets précieux. Le parquet de Flandre Orientale a ouvert une enquête pour déterminer qui a placé l'or dans ce mur, dans quelles circonstances, et quelle est son origine exacte.

Cette question d'origine n'est pas anodine : elle déterminera en partie qui pourra légalement récupérer le trésor. En Belgique comme en France, l'article 716 du Code civil encadre ce type de découverte. Celui qui trouve un trésor par hasard sur le terrain ou dans le bâtiment d'autrui n'en devient pas automatiquement l'unique propriétaire : il doit le partager par moitié avec le propriétaire du fonds.

Si la découverte a lieu sur son propre terrain, en revanche, l'inventeur en récupère la totalité, sous réserve qu'aucun autre propriétaire légitime ne se manifeste.

Le sort de l'or reste pour l'instant entre les mains de l'enquête. Les ouvriers à l'origine de la trouvaille pourraient en récupérer une partie. Et si le trésor était finalement attribué au centre de travail social, Geert Hillaert a déjà une idée de son usage : « Nous allons créer des capacités supplémentaires pour notre groupe cible dans toute la Flandre Orientale. »