Saviez-vous qu’un casque en or de l’âge du bronze a été découvert par hasard en Galice ?
La découverte du « Casco de Leiro », un casque en or de l'âge du bronze, compte parmi les trouvailles importantes de l'archéologie espagnole. Ce lundi, on célèbre le 50e anniversaire de sa mise au jour, le 7 avril 1976, par José María Vicente, lors de travaux près des rives du fleuve Ulla, en Galice. L'objet pèse 270 g. Il est aujourd'hui exposé au musée archéologique et historique du château de San Antón, à La Corogne.
Comment la découverte s'est faite
Tout s'est joué sur les rives du fleuve Ulla. En construisant un abri, José María Vicente est tombé par hasard sur un vase en argile. Le casque s'y trouvait, enfoui parmi des fragments de céramique. Son éclat et son poids ont vite attiré l'attention.
José María a sécurisé la pièce avant de la remettre aux autorités locales. Pour écarter tout risque de vol, on a placé l'objet sous surveillance, puis on l'a transféré au musée après la signature de l'acte de livraison, au grand soulagement des forces de l'ordre.
À quoi ressemble ce casque et ce qu'on en pense
Le « Casco de Leiro » a une fabrication soignée et une forme très symbolique. Pour les spécialistes, c'était sans doute un objet cérémoniel plutôt qu'un équipement de guerre. Il date de l'âge du bronze, entre 1000 et 800 av. J.-C., et il intéresse d'autant plus les chercheurs que les objets en or de cette période sont rares.
José María Vicente se souvient de l'instant avec émotion : « Ici il y a quelque chose d'unique. » La pièce renseigne sur les rites et les croyances de la préhistoire européenne, et elle ajoute au patrimoine culturel de la Galice.
Sauvegarde et commémoration
Après la découverte, la priorité a été de préserver le casque pour le patrimoine public espagnol. Un périmètre protégé de 200 m a été établi autour du site, afin d'empêcher toute exploitation ou fouille non autorisée.
Pour les 50 ans, on a enterré une capsule temporelle dans le hangar où le casque avait été déterré. Posée en surface et recouverte de terre, elle conserve la valeur symbolique de la pièce sans contrevenir au classement patrimonial de la zone. Le prêtre José Cambeiro et l'artiste local David Cuence ont assisté à la cérémonie, ce qui lui a donné plus de poids.
La cérémonie a réuni des acteurs locaux, des voisins, la famille, des spécialistes et des autorités. Tous ont salué la décision de José María Vicente de protéger ce fragment d'histoire : « On va bien me donner quelque chose. » Aujourd'hui, ce choix est reconnu par le public comme par les chercheurs. Des médias comme Correo Gallego et Arkéonews font connaître cet épisode de la préhistoire espagnole.