L'Écosse a pris une décision inédite : un jour férié exceptionnel pour célébrer le retour de son équipe nationale masculine à la Coupe du monde FIFA 2026. Le pays n'avait plus disputé le tournoi depuis 1998. Ce congé, fixé au lundi 15 juin 2026, doit rassembler les supporters et marquer ce retour dans l'histoire du football écossais.

Un jour férié pour marquer l'histoire de l'Écosse

Ce jour férié unique en Écosse a reçu l'approbation royale du roi Charles, sur proposition du Premier ministre John Swinney. Il doit permettre aux supporters de récupérer du match inaugural, prévu le dimanche 14 juin 2026, et de fêter le retour de leur équipe au plus haut niveau. Le Gillette Stadium accueillera cette première rencontre, face à Haïti.

L'attente est d'autant plus forte que les Écossais n'ont plus disputé de phase finale depuis près de trente ans. John Swinney a parlé d'un événement « d'une signification nationale » et a rappelé que « cela fait presque trois décennies que notre équipe nationale masculine n'a pas joué à la phase finale de la Coupe du Monde ».

Les supporters en effervescence

Ce retour fait l'objet d'une large couverture médiatique et mobilise fortement les supporters. La Tartan Army, réputée pour son enthousiasme, se prépare déjà à traverser l'Atlantique en nombre. C'est en partie pour ces déplacements que les autorités écossaises ont voulu laisser aux fans le temps de souffler et de célébrer.

Au-delà des supporters, plusieurs figures du football écossais sont attendues : le sélectionneur Steve Clarke, le milieu John McGinn et Scott McTominay, présenté comme l'« étoile de Napoli ». C'est sur eux que repose l'espoir d'atteindre, pour la première fois, une phase à élimination directe.

Réactions partagées et quelques inquiétudes

Très bien accueillie en Écosse, la décision de ce jour férié a aussi déclenché des critiques au sud de la frontière. Des supporters anglais, cités par le journal The Sun, ont mal pris que les Écossais obtiennent un jour de congé pour la fête, alors qu'eux n'en ont jamais eu lors de grands matchs. L'un d'eux a lancé : « Ils ont 18 heures pour récupérer », signe d'un sentiment d'injustice.

Cette mesure pourrait peser sur les ministres britanniques, surtout si l'Angleterre avance loin dans le tournoi, où elle se qualifie régulièrement. La comparaison avec les Three Lions ravive une vieille rivalité et relance le débat sur l'équité des jours fériés liés au sport.