Dans la course à des puces plus puissantes notamment pour le développement de l'IA, la Chine a récemment explosé NVIDIA avec une invention qui pourrait tout révolutionner.
Dans une récente étude à retrouver dans la revue Nature Electronics, des chercheurs de l'Université de Pékin en Chine ont mis au point un nouveau procédé de fabrication de puce sur le papier plus puissante que la monstrueuse H100 de NVIDIA, mais avec en prime un twist qui pourrait révolutionner le monde de la conception de puces, voire celui de l'informatique dans son ensemble.
La Chine, le nouveau fleuron dans le domaine des puces surpuissantes ?
Des scientifiques de Chine ont mis au point une nouvelle puce qui serait sur le papier capable de surpasser les processeurs graphiques ultra-puissants de NVIDIA comme le modèle H100, et ce apparemment jusqu'à 1 000 fois. Un argument coup de poing en soi, mais cette nouvelle puce a une particularité en plus : elle est analogique. Cela signifie qu’elle effectue les calculs sur ses propres circuits physiques plutôt qu’avec les 0 et les 1 des processeurs numériques classiques.
Cette nouvelle puce fabriquée en Chine résout en tout cas plusieurs problèmes de communication complexe que sur lesquels d'autres puces sont à la peine. Tel est notamment le cas des problèmes d'inversion de matrices dans les systèmes MIMO (Multiple-Input Multiple-Output). Dans un tel cas de figure, elle égalerait la précision des processeurs numériques standard, mais avec un autre argument de poids : elle consommerait environ 100 fois moins d'énergie.
Après quelques ajustements, les chercheurs de l'Université de Pékin en Chine ont constaté que leur puce surpassait largement les performances des GPU haut de gamme comme le NVIDIA H100 et l'AMD Vega 20, notamment utilisés pour entraîner des IA du fait de leur grande puissance de calcul. Sauf que la nouvelle puce chinoise les dépasserait complètement en terme de puissance, en plus d'être largement moins énergivore. Autant d'arguments qui font de cette nouvelle création chinoise une véritable révolution dans la course folle à l'IA qu'on connaît aujourd'hui.

Faire du neuf avec du vieux, mais il fallait y penser
L'autre tour de force de cette puce issue de l'Université de Pékin en Chine est son utilisation d'une technologie analogique. Un tel procédé n'est en effet pas nouveau, puisqu'il existant déjà il y a plus de 2 000 ans. Pourtant, beaucoup considéraient la technologie analogique comme une alternative impraticable aux processeurs numériques. En effet, les systèmes analogiques reposent sur des signaux physiques continus pour traiter l'information, comme une tension ou un courant électrique. Or, ces signaux sont beaucoup plus difficiles à contrôler avec précision que les deux états stables (1 et 0) avec lesquels fonctionnent les ordinateurs numériques.
Les chercheurs de l'Université de Pékin en Chine ont toutefois indiqué que les récents progrès réalisés dans le domaine de la mémoire pourraient rendre le calcul analogique à nouveau viable. L'équipe a ainsi pu combiner la vitesse du calcul analogique avec la précision généralement associée au traitement numérique. Point crucial, la puce a été fabriquée selon un procédé de production industrielle, ce qui ouvre la voie à une production de masse.
Les chercheurs de l'Université de Pékin en Chine estiment que de futures améliorations des circuits de la puce pourraient encore accroître ses performances. Leur prochain objectif est de concevoir des puces plus grandes et entièrement intégrées, capables de traiter des problèmes plus complexes à des vitesses supérieures.
Source : Nature Electronics