En plein chantier pour un tunnel sous-marin pour une ligne de trains à grande vitesse, la Chine réalise dans l'exercice un véritable exploit record.
Le tunnel sous-marin que la Chine construit pour la ligne ferroviaire à grande vitesse Shenzhen Jiangmen a déjà réalisé un véritable exploit record sous le fond marin et a récemment franchi une étape cruciale qui accroît les exigences techniques précisément dans la partie la plus délicate du projet.
Un exploit technique de la Chine plusieurs mètres sous la mer
La Chine travaille actuellement sur tunnel ferroviaire sous-marin, situé dans la province du Guangdong, au sud du pays, et a dernièrement établi un record mondial en atteignant une profondeur de 113 mètres sous la surface, rapporte. Selon l'Administration nationale des chemins de fer de Chine, ce tunnel fait partie d'un projet de ligne ferroviaire à grande vitesse reliant Shenzhen et Jiangmen. Les ingénieurs prévoient qu'une section du tunnel pourrait atteindre une profondeur maximale de 116 mètres au fur et à mesure de la poursuite des travaux.
Un tronçon de quatre kilomètres du tunnel sous-marin est en construction depuis quatre ans. Les travaux progressent en moyenne d'environ deux mètres par jour, malgré des conditions géologiques très complexes, notamment des couches rocheuses instables et une forte pression de l'eau. Conformément aux plans du projet de la Chine, le tunnel aura un diamètre de 13 mètres et une longueur totale de 13,69 kilomètres, ce qui en fait l'un des projets ferroviaires sous-marins les plus ambitieux au monde.
Les experts soulignent que des projets comme celui-ci témoignent du leadership croissant de la Chine dans le domaine du transport ferroviaire à grande vitesse et des grands projets d'infrastructure. Une fois construite, la ligne devrait réduire considérablement les temps de trajet entre les principales villes de la région et renforcer l'intégration économique de la Grande Baie.

Un projet très ambitieux, mais qui oppose plusieurs défis de taille
Avec son projet de tunnel sous-marin en vue d'y développer une ligne ferroviaire, la Chine se fend d'un chantier impressionnant. Atteindre 113 mètres n'est pas seulement un record de profondeur. Cela représente aussi l'entrée dans une zone où les conditions géologiques et la pression de l'eau commencent à influencer chaque décision d'ingénierie, avec une marge d'erreur minimale.
Pour mener à bien les travaux dans cet environnement, le projet utilise un tunnelier de grand diamètre, le Shenjiang-1, que la Chine a développé exprès pour un tel usage. Il assure un creusement continu, même pendant les périodes de vacances, car les arrêts et reprises dans une section critique peuvent complexifier le contrôle. La particularité de cette machine réside dans le fait qu'elle ne se contente pas de forer. Elle permet l'avancement des travaux simultanément à la pose du revêtement intérieur du tunnel, une stratégie visant à optimiser l'efficacité sans retard préjudiciable.
La difficulté de ce projet de la Chine ne réside pas seulement dans la profondeur du creusement. Le tunnelier doit traverser 13 strates distinctes, présentant cinq types de géologie composite et six zones de failles le long du tracé. En pratique, cela exige des ajustements constants, car chaque couche réagit différemment. La progression dépend à la fois de la puissance et d'une grande précision de contrôle : une même méthode peut s'avérer efficace dans une strate et nécessiter des corrections immédiates dans la suivante.