« Le miel est donc un aliment parfaitement sain à intégrer à sa routine alimentaire quotidienne », affirme Luce Jean-Baptiste, diététicienne-nutritionniste, sur le site Allo Docteurs. À condition, précise-t-elle, de respecter quelques règles simples.

Le miel n'est pas qu'un sucre. Il concentre antioxydants, magnésium, potassium, calcium et vitamine B, des éléments qui soutiennent le métabolisme, en particulier quand l'alimentation manque de variété. En hiver, il adoucit les maux de gorge et stimule les défenses naturelles de l'organisme.

Une étude de l'université d'Oxford, menée en 2021, a même démontré qu'il réduisait la fréquence et l'intensité de la toux. Luce Jean-Baptiste le décrit comme « un produit vivant, qui peut avoir un rôle de cicatrisant et de protection des tissus », y compris appliqué sur de petites plaies ou irritations.

Reste que le miel demeure un sucre. Une cuillère à soupe apporte environ 60 calories, sous forme de glucose et de fructose. Consommé en excès, il peut contribuer à une prise de poids ou augmenter le risque de maladies métaboliques comme le diabète.

Recommandations de consommation

D'où les recommandations de la diététicienne-nutritionniste. Elle préconise une cuillère à café plutôt « qu'une cuillère à soupe, au petit-déjeuner par exemple, sur une tartine ou dans un yaourt ». La limite à ne pas dépasser : trois à quatre cuillères à café par jour.

Précautions à prendre

Autre précaution, moins connue : éviter de plonger le miel dans une boisson trop chaude, ce qui détruirait ses principes actifs. Mieux vaut laisser la tasse tiédir un peu avant d'y verser sa cuillerée.

Le miel peut aussi bien se consommer sur une biscotte, dans une tisane, ou directement à la petite cuillère dans le pot. Plusieurs variétés se partagent les rayons des grandes surfaces et des commerces spécialisés, du miel de sapin au miel de violette, jusqu'au miel de manuka, originaire de Nouvelle-Zélande.

Alerte pour les enfants

Un point d'alerte concerne toutefois les plus petits. L'Anses, l'Agence nationale de sécurité sanitaire, recommande de ne pas donner de miel aux enfants de moins d'un an. Des formes résistantes d'une bactérie responsable du botulisme infantile peuvent s'y trouver, une maladie rare mais grave pour les nourrissons.