La France vit sa troisième canicule de l'année. L'épisode, qui touche l'ensemble de l'hexagone, vient d'entrer dans une nouvelle phase : une vigilance rouge est étendue dès ce samedi, et aucune baisse de température n'est attendue avant le 14 juillet. Selon les prévisionnistes, l'épisode ne fait en réalité que débuter, et il devrait persister au moins jusqu'en milieu de semaine prochaine.

Cette troisième vague survient après deux précédents épisodes, fin mai puis courant juin. Pour l'être humain, l'épuisement se fait sentir. La faune et la flore, déjà éprouvées par les deux premières séquences, souffrent grandement.

Une carte d'anomalie thermique portant sur la semaine du 8 au 14 juillet place la France au centre de l'écart de chaleur, à l'échelle européenne comme mondiale. Sur de nombreuses régions, l'écart à la normale sur sept jours atteint +7 à +10 °C, une anomalie à peine moins marquée que celle relevée lors de la canicule de juin.

De nombreuses régions enregistreront des températures quotidiennes comprises entre 35 et 40 °C durant les sept prochains jours, avec des pointes locales à 41 ou 42 °C. Seul le pourtour méditerranéen a déjà connu son pic, atteint mercredi 8 juillet.

Les nuits n'apporteront guère de répit : les minimales ne devraient plus descendre sous 23 à 24 °C durant le week-end et en début de semaine, tandis que de nombreuses agglomérations françaises verront leurs températures nocturnes se maintenir au-dessus de 20 °C, alors qu'un léger soulagement nocturne existait encore jusqu'ici.

Un anticyclone britannique verrouille la canicule en France

La persistance de la chaleur jusqu'à la Fête nationale s'explique par un puissant anticyclone centré sur les îles Britanniques, dont les hautes pressions couvrent largement le pays. Il devrait faiblir et se décaler vers le nord, en direction de l'Islande et de la mer de Norvège.

Ce déplacement laissera une goutte froide, une anomalie d'altitude, se rapprocher des régions françaises. Le contact entre l'air très chaud accumulé au sol et cet air plus frais en altitude fournit le carburant des orages de rupture : après plusieurs jours de canicule, ces orages pourraient être violents, avec grêle, rafales et pluies intenses.

Une sortie de crise étalée sur une semaine, du nord-ouest vers le sud-est

La canicule devrait se terminer à partir du milieu de semaine, de façon très progressive, autour de jeudi ou vendredi selon les régions. Mais ce ne sera qu'un début de fin d'épisode : la canicule ne prendra réellement fin que dans le courant du week-end suivant.

Deux sources, Météo & Radar et meteo-paris.com, convergent vers une bascule par l'ouest autour des 16 et 17 juillet, sous la forme d'orages de rupture ramenant averses et orages, même si le jour exact reste à confirmer.

La sortie de canicule suivra un axe géographique précis, du nord-ouest vers le sud-est, étalée sur près d'une semaine. L'ouest devrait respirer dès le 16 ou le 17 juillet, tandis que l'est du pays devra patienter jusqu'à la fin de la semaine suivante. Le pourtour méditerranéen, où la chaleur se montre habituellement plus tenace, pourrait tarder à voir le rafraîchissement.

Deux incertitudes majeures demeurent, selon les scénarios en présence : l'ampleur de la baisse des températures, franche ou simple retour à des valeurs seulement estivales, et le calendrier précis des orages, qui pourrait avancer ou retarder la délivrance d'un à deux jours.

Au-delà de dix jours, la fiabilité des prévisions chute fortement, et l'hypothèse d'une nouvelle vague de chaleur en août n'est pas écartée. La première décade de juillet 2026 restera, elle, probablement la plus chaude jamais observée à l'échelle du pays.