Une pièce de 20 francs Turin en argent, frappée en 1939 à seulement 3 918 exemplaires, peut atteindre 2 500 euros lorsqu'elle est parfaitement conservée. C'est la valeur la plus élevée relevée parmi les pièces en francs recensées dans un article publié le 28 octobre 2025 sur les monnaies dormant dans les tiroirs des Français.

Sa rareté de frappe explique une bonne partie de sa cote. Certifiée Fleur de Coin (FDC), le grade de conservation le plus élevé, par une société comme PCG Europe, elle peut voir sa valeur grimper encore davantage. Sur le site spécialisé Multichange, certaines annonces dépassent même les 22 000 euros.

Une estimation aussi élevée ne garantit toutefois pas une vente : sur la plateforme d'enchères Ebay, aucune transaction à plusieurs milliers d'euros n'a été constatée pour cette pièce précise.

L'article, qui affirme que ces 70 pièces en francs que tout le monde a chez soi valent, à la date du 28 octobre 2025, une petite fortune, recense au total 70 pièces susceptibles de rapporter gros. Le prix dépend du modèle, de l'année de frappe et du nombre d'exemplaires produits : plus une pièce est rare, plus elle attire les numismates.

L'état de conservation joue aussi un rôle déterminant, une pièce usée perdant de la valeur quand un exemplaire quasiment neuf voit la sienne s'envoler.

Des centimes aux francs, des écarts qui vont de 1 à 2 500 euros

Toutes les dénominations ne se valent pas. Une pièce de 1 centime en acier inoxydable, frappée entre 1959 et 2001, ne dépasse guère 1 à 3 euros. À l'inverse, la pièce de 2 centimes Épi de 1961 grimpe jusqu'à 250 euros, tandis que celle de 5 centimes au même motif, frappée entre 1961 et 1964, atteint en moyenne 150 euros.

Les pièces les plus anciennes réservent parfois de bonnes surprises. Les 10 centimes du Directoire ou de Napoléon Ier peuvent valoir jusqu'à 400 euros, et les 2 décimes en cuivre du Directoire, plus rares encore, jusqu'à 500 euros. Les monnaies en argent de Napoléon III, elles, montent jusqu'à 500 euros pour les pièces de 1, 2 et 5 francs, et jusqu'à 600 euros pour la pièce de 5 francs du Second Empire.

Côté 20 francs, la version Guiraud de 1954B avoisine 400 euros et celle de 1936 en argent 350 euros. La pièce de 50 francs Mont-Saint-Michel, qualifiée de véritable perle dans l'article, peut se négocier jusqu'à 1 000 euros.

Des pièces en euros avec une erreur de frappe qui valent des milliers d'euros

Les erreurs de frappe concernent aussi la monnaie encore en circulation. Une pièce de deux euros représentant Mozart, dont le nez apparaît aplati à cause d'un défaut de frappe, peut valoir des milliers d'euros sur le marché.

D'autres exemplaires européens intéressent tout autant les collectionneurs. Une édition allemande de 2008 a omis de représenter les frontières des pays membres de l'Union européenne, selon Planet.fr. En France, les pièces de deux euros émises en 2013 pour les 50 ans du Traité de l'Élysée présentent des étoiles mal positionnées autour de l'illustration.

En Belgique, celles frappées en 2007 pour le Traité de Rome comportent une inscription incorrecte. Ces deux séries, avec leurs erreurs respectives, peuvent atteindre jusqu'à 10 000 euros lors de ventes aux enchères. Une pièce d'un euro frappée en 2007 avec une erreur similaire peut valoir jusqu'à 400 euros.

Avant toute vente, la prudence reste de mise. Une description précise, un prix affiché et des photos nettes évitent d'attirer des amateurs peu sérieux, et une vente réussie passe souvent par une remise en main propre. Vendeurs comme acheteurs ont intérêt à faire authentifier leurs pièces auprès d'un numismate, afin d'écarter le risque de contrefaçon. Pour les achats, les agences spécialisées offrent une expertise sur l'authenticité et les tendances du marché.