Dans le milieu ultra concurrentiel des applications de rencontres, cette alternative française espère remettre la recherche d’authenticité au centre de l’équation à l’aide de l’IA.
Chaque année, la Saint Valentin est une période redoutée par des millions de célibataires, désespérément à la recherche du grand amour. Pourtant, grâce à l’ère du numérique, les méthodes permettant de rencontrer de nouvelles personnes n’ont jamais été aussi nombreuses, avec bien évidemment en tête de liste les applications de rencontres. Mais pour Bertrand Bonnet, chef de projet et développeur web, celles-ci sont aujourd’hui « devenues des usines à déception ». Et avec Amourama, son application boostée à l’IA, il entend bien faire bouger les choses.
Ce site de rencontres utilise l’IA pour mieux rapprocher les célibataires entre eux
Car oui, quand on vous dit que l’IA est capable de s’immiscer absolument partout, ce n’est définitivement pas une façon de parler. Et ce concepteur breton, installé à Louvigné-du-Désert depuis 2021, compte bien nous le prouver. Bien sûr, Bonnet se veut néanmoins parfaitement clair à ce sujet dans les colonnes de Ouest France : « L’IA est un outil puissant, mais elle doit rester au service de l’humain » insiste-t-il. C’est pourquoi avant Amourama, ce dernier a travaillé sur plusieurs autres projets basés sur l’IA, tous destinés à aider son prochain.
De fait, cette nouvelle étape n’est alors à ses yeux que la continuité logique de son travail. « L’idée est de replacer la relation au cœur de la rencontre » a-t-il notamment confié au média concernant le concept d’Amourama. Car à une époque où les Tinder, Fruitz, Meetic et compagnie tendent généralement à multiplier les profils, au point de « transforme[r] les êtres humains en produits de consommation », Bonnet, lui, souhaite de remettre la « recherche d’authenticité » au centre de l’équation.
Pour ce faire, les utilisateurs doivent ainsi commencer par répondre à une série de dix questions, à la fois personnelles et universelles, grâce auxquelles leurs aspirations de vie sont établies atour de huit critères : l’ancrage, le rythme, l’environnement, l’ambition, le lien social, la famille, la spiritualité et enfin l’engagement. Après quoi, Amourama se sert de l’IA pour mettre en relation les différents profils entre eux, conformément à leurs réponses. « Nous ne cherchons pas des profils identiques mais des visions de vie compatibles » peut-on lire sur le site officiel.

« Ce n’est pas un catalogue, mais un projet de vie »
De quoi économiser du temps et de l’énergie aux utilisateurs, donc, qui sont d’une certaine manière déjà assurés d’être mis en relation avec d’autres célibataires ayant une philosophie de vie similaire à la leur. Et c’est précisément ce qui fait que contrairement aux autres applications de rencontres, « Amourama n’est pas un catalogue, mais un projet de vie », explique le créateur à Ouest France. Un objectif également largement mis en avant sur le site, où il est précisé qu’« Amourama n’est pas basé sur le swipe ».
« Nous croyons que les relations durables se construisent sur des valeurs partagées, pas sur des photos. Notre approche vous fait d'abord réfléchir à vos propres aspirations avant de vous montrer des profils compatibles ». Reste maintenant à voir si les ambitions de Bonnet parviendront à porter leurs fruits chez les célibataires, et à faire d’Amourama l’une des alternatives à privilégier chez les utilisateurs des applications de rencontres. Auquel cas, on pourra alors le dire : l’IA peut aussi avoir de très beaux avantages.
Source : Ouest France