1. Jeux Vidéo Gameblog
  2. >
  3. Actualités
  4. >
    Le créateur de Guilty Gear aimerait éviter la pression financière, et développer de plus petits jeux

Le créateur de Guilty Gear aimerait éviter la pression financière, et développer de plus petits jeux

Par Thomas Pillon - publié le
×

Depuis bientôt près d'un quart de siècle, la série Guilty Gear vient régaler les amateurs de versus fighting rigoureux comme les amoureux de J-Rock. Mais alors que la septième itération vient tout juste de sortir (et se fait encore attendre en arcade), le créateur historique de la saga et guitariste de l'extrême Daisuke Ishiwatari semble avoir des envies d'ailleurs.


À voir aussi : TEST de Guilty Gear Strive : Des engrenages toujours aussi bien huilés


En bon vétéran de l'industrie vidéoludique, Ishiwatari en a vu passer des vertes et des pas mûres : après s'être fait les dents sur un jeu de tennis, le créatif a rapidement donné vie à toute une galerie de personnages désormais bien connu du milieu, allant jusqu'à prêter sa voix à l'iconique Sol Badguy.

On s'arrête et on réfléchit

Interrogé suite à la sortie de Guilty Gear Strive, il est revenu sur sa carrière et son rapport aux jeux de combat sur la chaîne spécialisée Cutscenes. Avec le recul, et sans doute une position désormais plus assurée, le créateur touche-à-tout s'interroge à voix haute sur le modèle économique un peu figé d'Arc System Works, et de l'industrie en général :

Les coûts de développement ont considérablement augmenté ces dernières années. Pour une petite entreprise comme la nôtre, dépensez des dizaines de millions pour développer un nouveau jeu de combat pèse lourd sur les épaules de l'équipe, et cela représente un risque énorme... tout ça pour un seul titre. En plus de ça, toute l'équipe est mobilisée sur le même jeu. Ces gens sont entrés chez Arc System Works  avec l'objectif de faire ce dont ils avaient envie, et je comprends que le système actuel occupe beaucoup de leur temps.

Chaque jour cette pensée m'obsède 

Mais après tant d'années, l'envie de sortir de sa zone de confort semble plus forte que jamais, et Ishiwatari se verrai bien essayer d'autres genres, tout aussi japonais :

Faut-il vraiment un monstre de technologie pour faire un bon jeu ? Je suis tenté de dire que non. Si l'on regarde les articles de presse, les jeux qui attirent l'oeil sont des AAA ou des jeux indés, mais il n'y a rien entre les deux qui soit développé par un studio de taille moyenne, et je me demande bien pourquoi. Si nous organisions notre équipe sur le modèle du jeu indépendant, nous pourrions faire beaucoup de choses amusantes, à un niveau plus restreint. 

Vous vous souvenez des vieux shoot'em up en 2D ? Des jeux comme Xevious ou Gradius : j'aimerais que l'on travaille sur des jeux de ce style avec les ressources dont nous disposons. 
Une fois, j'ai voulu faire un FPS... il y a encore tellement de choses qui me font envie. Mais j'ai l'impression qu'une vie, ce n'est pas assez. 

Cette réflexion sera-t-elle entendue en haut-lieu du côté de Yokohama ? En attendant de découvrir la suite des événements, nous ne pouvons que l'espérer... n'est-ce pas ?

La rédaction vous recommande