Début 2019, A Fisherman's Tale avait séduit bon nombre de joueurs amateurs d'immersion grâce à son concept de mondes imbriqués façon "poupées russes", son univers chaleureux et sa jolie direction artistique. Il s'agissait avant tout d'un jeu d'évasion, peut-être un peu trop court, sans exploration à proprement parler. Avec Maskmaker, le studio Innerspace entreprend cette fois d'aller plus loin qu'un huis-clos avec des environnements désormais bien plus ouverts. Mais ce n'est pas tout, voici donc un résumé de la présentation qui nous a été faite il y a peu.

Chick-Chicky-Boom

C'est Balthazar Auxietre, co-fondateur et directeur créatif chez Innerspace, qui fut aux commandes de cette démo en direct, accompagné par Richard Turco, directeur général du studio, ainsi qu'Ethan Stearns et Nick Ahrens, respectivement vice-président exécutif et producteur exécutif chez MWMi, le studio éditeur de Maskmaker.

Prévu pour le mois d'avril 2021, Maskmaker mettra les joueurs dans le rôle d'un apprenti faiseur de masques magiques au coeur d'un atelier de fabrication appartenant au puissant "chef" du royaume des masques, Prospero. Hors de question pour autant de rester ad vitam æternam cloisonné dans ce petit atelier, lesdits masques une fois fabriqués par le joueur et apposés sur son visage, permettront non pas de se mettre à danser en pleine rue sur une musique cubaine avec des maracas dans les mains face à des policiers aux épaules dansantes, mais de posséder le corps d'un des nombreux gardiens du royaume des masques et d'explorer ainsi ce nouveau monde qui s'ouvre à lui, guidé par la voix de Prospero dont il faudra découvrir le secret et l'identité.

Il s'agit d'une mécanique fort intéressante en VR, notamment plus ou moins déjà vue dans le très bon Golem sur PlayStation VR mais aussi dans l'étrange VVR - Virtual Virtual Reality. Retirer ou appliquer un masque devant son visage et changer littéralement de monde en un claquement de doigts, ça fait forcément son petit effet "waouh" grâce au potentiel immersif de la réalité virtuelle. Si dans Golem cette fonctionnalité était plutôt anecdotique et utilisée surtout à titre narratif, dans Maskmaker elle est la mécanique centrale du gameplay. Ainsi c'est en observant les gardiens au loin, à l'aide d'une longue-vue, qu'on peut discerner les différents éléments et couleurs permettant de fabriquer le masque qu'ils portent. Le reproduire à l'identique permet alors de prendre sa place, mieux, de le contrôler afin d'atteindre des zones inaccessibles autrement. Il faudra par exemple utiliser certains personnages pour actionner des mécanismes permettant de faire avancer un autre des gardiens présents dans le secteur, le joueur étant libre de revenir dans l'atelier à tout moment en retirant simplement le masque qu'il porte, puis en s'équipant d'un autre pour atteindre la zone souhaitée. Et bien sûr, la transition d'un monde à l'autre se fait en instantané pour une immersion parfaite ; aucun écran de chargement ne devrait venir casser ce rythme de jeu

Avec nos mimines

Bien entendu, explorer ne sera pas la seule tâche à accomplir et accéder à certaines zones demandera de plus en plus de réflexion. Au joueur donc d'étudier le champ des possibles pour progresser, avec également la nécessité de voyager de biome en biome afin de récolter les ressources permettant de fabriquer les masques souhaités. Pour la fabrication, le joueur ne pourra pas compter sur un PNJ bricoleur et éventuellement sous-payé, ce sera à lui de tout faire, marteau et burin entre ses mains, bras articulé pour s'aider dans la manipulation et bacs de peinture qu'il lui faudra mélanger judicieusement afin d'obtenir les couleurs adéquates.

Lors de cette présentation, nous avons pu découvrir succinctement 3 des 6 biomes, à savoir l'archipel, les marais mais principalement la montagne, qui proposent déjà des environnements bien distincts, auxquels s'ajoutent également de plus petits niveaux rapidement mentionnés par Balthazar. Pour parcourir le tout, on nous a promis une durée de vie située entre 5 et 6 heures de jeu, ce qui, il faut le dire, est fort raisonnable pour un jeu VR indépendant. La difficulté sera croissante avec des puzzles et des masques bien évidemment de plus en plus complexes et sophistiqués.

100% français

En ce qui concerne les déplacements, on notera qu'il est possible d'utiliser à la fois la téléportation et le déplacement fluide sans avoir besoin de modifier un quelconque paramètre dans les options. De plus, Maskmaker étant un jeu français, on pouvait espérer un doublage intégral dans notre langue, et c'est bien le cas ! Le jeu proposera ainsi des doublages anglais et français, ainsi que des sous-titres dans les mêmes langues auxquelles s'ajoute l'allemand.

ON L'ATTEND... AVEC CURIOSITE !
Après A Fisherman's Tale, le studio français Innerspace tente une aventure plus ouverte avec Maskmaker, un concept tout droit sorti de l'esprit de Balthazar Auxietre, co-fondateur du studio, dont le papa était féru et collectionneur de masques. En proposant un jeu d'aventure dans lequel le joueur doit fabriquer les masques qui lui permettront de prendre possession du corps d'autres personnages, le tout agrémenté d'énigmes de plus en plus retorses, les petits français nous mettent l'eau à la bouche quand on connait l'immense qualité de leur jeu précédent, auréolé du titre de meilleur jeu VR de l'année 2019. Bonne nouvelle, il ne faudra pas attendre très longtemps pour jouer aux apprentis faiseurs de masques puisque Maskmaker est programmé pour le 20 avril 2021, en simultané sur PlayStation VR (jouable sur PS4 / PS5) et PC VR (Steam / Viveport / Oculus Store).