Blazing Angels 2 se déroule toujours pendant la Seconde Guerre Mondiale. On se retrouve donc à piloter des vieux coucous d'antan, de l'ultra-maniable au bombardier, dans des missions qui nous emmènent aux quatre coins du globe. Vous remarquerez que j'attaque directement le texte en parlant du gameplay, sans même parler du scénario... C'est normal, il est nul. On incarne un type qui se fait recruter par les alliés pour remplir des missions secrètes. Problème : toutes les cinématiques explicatives se déroulent sous forme de diaporamas, accompagnés de bulles de texte qui vont tellement vite qu'on a du mal à suivre. En plus, les sous-titres sont toujours placés dans le pire endroit possible de l'écran (à croire que les développeurs ont fait des paris entre eux pour les rendre le moins lisible possible). Résultat, on ne pige pas grand-chose... mais en même temps, comme ça n'a pas l'air trop passionnant, on finit par s'en foutre allègrement.

Le pilotage en une leçon

Côté prise en mains, Blazing Angels 2 donne dans la simplicité. On assimile les commandes en deux minutes, ce qui évite un tutorial lourdingue. Du coup, vous aurez pigé que le réalisme n'est pas de mise. Ici, on enchaîne les vrilles, les loopings et les manoeuvres de ouf malade... comme dans Crimson Skies finalement. Les missions en revanche, bien que variées et longues, ont toutes des objectifs bien connus des joueurs que nous sommes. Descendre un zeppelin, défendre un convoi ou couvrir un fugitif en voiture : on l'a tous déjà fait quelques fois. Néanmoins, si l'on a tendance à tirer la tronche lorsqu'on nous soumet ces objectifs, une fois dans le vif du sujet on se prend au jeu. Ce qui m'amène à parler du niveau de difficulté, plutôt élevé (limite trop), qui fera suer les plus acharnés d'entre vous. Bien sûr, on retrouve un système de points permettant d'upgrader nos engins, ce qui facilitera quelque peu la tâche. Que du classique, je vous dis ! Enfin graphiquement, si ce n'est pas la fête, on apprécie les nombreux décors et le soin qui a été apporté à la modélisation (notamment celle de Paris, étonnante pour un jeu de ce genre). On passera d'agréables moments en Egypte, à Paname, en Italie et autres contrées footballistiquement à la ramasse. En revanche, en ce qui concerne les avions, ça laisse à désirer... Pour faire clair, le gars qui achète la collection Atlas "Les avions de légende" (le premier fascicule plus la reproduction du X12 pour 1,99 euros seulement !) sera loin d'être aux anges.

C'est du vol...

Ce qui porte le plus préjudice au jeu en fin de compte, c'est sans aucun doute son manque d'originalité. Quoi que l'on fasse, on a cette sensation de réchauffé un peu agaçante qui ne donne pas forcément envie de continuer à jouer. Et ce n'est certainement pas le scénario, plus que léger et mis en scène avec les pieds, qui servira de carotte non plus... Néanmoins, les fanas du genre trouveront probablement leur compte avec ce titre. Il a le mérite de proposer un challenge qui, à défaut d'être original, est accrocheur... et puis il se paye le luxe de s'offrir la pub la putassière de l'histoire du jeu-vidéo.