Le 15 septembre prochain, PlayStation donnera le coup d’envoi de Marvel’s Wolverine en exclusivité sur PS5. On y a joué pendant deux heures, voici nos premières impressions.
S’il y a bien un membre de l’écurie PlayStation qui aura joué le jeu à fond tout au long de cette génération PS5 en demi-teinte, c’est Insomniac Games. De la sortie de Marvel’s Spider-Man: Miles Morales en 2020 à celle de Marvel’s Spider-Man 2 en 2023, sans oublier évidemment celle de Ratchet & Clank: Rift Apart en 2021, le studio aura incontestablement su marquer le catalogue de la console de son empreinte. Et les choses ne sont pas encore terminées puisque dès le mois de septembre, Insomniac sera de retour avec Marvel’s Wolverine, nouvelle entrée dans l’univers des super-héros que l’on ne présente plus. Et on peut vous le dire : si vous cherchez un gros blockbuster qui en met plein les yeux, vous l’avez trouvé.
Marvel’s Wolverine tranche dans le vif
Au cours de notre preview, découpée en trois gros segments se déroulant à différents moments de l’aventure, ce qui est surtout ressorti de l’expérience procurée par Marvel’s Wolverine, c’est son action à la fois violente et exacerbée. Dès l’introduction du jeu, qui met en scène le retour du héros au sein de la Team X pour une mission se déroulant au cœur des terres de Telambang, Insomniac donne en effet le ton : armé de ses griffes en adamantium bien affûtées, Wolverine fonce dans le tas tête baissée, prêt à découper quiconque se trouve sur son passage en bondissant avec férocité d’un ennemi à l’autre. Dans la pure tradition des jeux du studio, la prise en main est alors fluide et relativement jouissive en dehors de quelques problèmes de caméra.

Car Wolverine n’a peut-être pas la légèreté d’un Spider-Man par exemple, mais cela n’empêche pas le studio de nous offrir un gameplay à la fois explosif et dynamique, qui perd en délicatesse tout ce qu’il gagne en viscéralité. Un aspect qui ressort d’autant plus alors que la barre de rage se remplit au fil des combats, jusqu’à atteindre un troisième niveau où le héros voit rouge – littéralement – et n’a plus aucune limite dans sa violence. Démembrements, exécutions particulièrement sanguinolentes, les Reavers n’en mènent pas large et tombent les uns après les autres sous les coups d’un Wolverine que rien ne semble pouvoir arrêter. En sachant que dans le cadre de cette preview, nous n’avons naturellement pas encore tout expérimenté.
Comme dans Marvel’s Spider-Man, il sera par exemple possible de débloquer de nouvelles capacités au fil de l’aventure, en plus d’enrichir sa palette de combos pour offrir davantage de variété à l’action. Car, introduction oblige, l’ensemble restait forcément plus ou moins limité pour le moment, même si ce que nous avons vu a déjà largement suffi à nous convaincre. Sans compter que nous n’avons pas encore mentionné la possibilité de faire des combos avec ses potentiels alliés par moments, tels que Dents de Sabre et Mystique, ou de jouer la carte de l’infiltration en se faufilant dans les hautes herbes ou en prenant les ennemis par surprise. Même si, il faut l’avouer : l’envie de foncer dans le tas nous a été bien trop irrésistible sur ce coup.
La force brute n’est pas toujours la clé
Mais ne vous méprenez pas : derrière son impressionnante capacité à encaisser les coups et son apparente invincibilité, Wolverine peut tout de même tomber au combat. D’où l’intérêt d’être rapidement au point sur les systèmes de parade et d’esquive, indispensables pour éviter les mauvais coups, surtout lorsque les ennemis s’accumulent ou que l’on a affaire à un combat de boss. Car une fois la séquence d’introduction terminée, nous avons été propulsés un peu plus loin dans l’aventure, à un moment où nos super-héros de la Team X étaient confrontés à un immense Sentinel envoyé par Bolivar Trask pour les arrêter. Et dans une telle situation, donner des coups de griffe sans réfléchir n’est clairement pas la solution.

Au contraire, esquive, réactivité et travail d’équipe sont ici la clé pour se défaire de cette immense machine, qui nous a adressé de sacrées corrections à de nombreuses reprises. Surtout au cours de la seconde phase du combat, où le rythme frénétique de l’action ne laissait que peu de place à l’erreur. De quoi rendre notre victoire d’autant plus gratifiante, donc, à l’issue de plusieurs minutes d’affrontement que l’on pourrait qualifier de plutôt bien équilibrées, même si tous les joueurs n’y trouveront pas nécessairement leur compte. Car il faut tout de même le dire : Marvel’s Wolverine nous donne parfois un sentiment de jeu d’action « à l’ancienne », tant dans sa mise en scène que dans son design, ce qui pourrait bien être à double tranchant pour Insomniac.
Une beauté viscérale sur PS5 Pro
De notre côté, cette approche nous a toutefois séduits. Y compris durant la dernière phase de la preview, qui a largement délaissé l’action effrénée des premiers segments pour une séquence plus posée se déroulant au cœur de Madripoor. En commençant par le Princess Bar, où l’objectif était alors d’aller à la rencontre de plusieurs personnages pour profiter de moments de vie laissant davantage transparaître la vulnérabilité de Logan dans ses interactions avec les autres. Autant dire que si vous n’avez pas aimé ces moments dans Marvel’s Spider-Man 2, vous ne les aimerez pas davantage dans Marvel’s Wolverine, quand bien même ceux-ci s’avèrent nécessaires pour offrir plus de profondeur aux différents protagonistes et à leur histoire.

C’est d’ailleurs l’occasion idéale pour souligner à quel point Insomniac a progressé dans la modélisation de ses personnages, dont les expressions faciales sont tout simplement saisissantes. Des émotions qui ressortent à travers leur regard aux plus subtils des mouvements de leurs ridules, les héros de Marvel’s Wolverine en disent parfois long sans avoir à décrocher le moindre mot. Et cela n’aurait sans doute pas pu être plus adapté à un personnage tout en nuances comme Logan. Cette preview aura également suffi à nous convaincre de la pertinence des choix du studio pour les acteurs donnant vie aux différents héros, en particulier dans le cas de Liam McIntyre qui semblait définitivement avoir Wolverine dans la peau.
Bien sûr, au-delà même de ses personnages, le titre peut également compter sur des environnements et éclairages d’une grande beauté, et sur une fluidité à toute épreuve dans le feu de l’action. En tout cas sur PS5 Pro, même si les propos d’Insomniac sur le sujet laissent déjà présager tout le meilleur sur PS5 normale. Quant à l’action, même au cœur d’une séquence comme Madripoor, elle n’est finalement jamais très loin puisque nous n’avons pas mis bien longtemps avant de nous lancer à la poursuite d’un nouvel ennemi en bondissant de toit en toit dans les rues de la ville. L’occasion, alors, de mettre en avant le côté plateforme que l’on retrouvera parfois au cœur de Marvel’s Wolverine, et qui fonctionne plutôt bien malgré son approche extrêmement dirigiste.
Un jeu linéaire, probablement pour le meilleur
Car bien sûr, n’espérez pas profiter du même degré de liberté que dans un Marvel’s Spider-Man. Ici, Insomniac garde autant que possible le contrôle sur l’aventure du joueur, qui se contente de suivre le flow des événements telle une grande fuite en avant. Et même si des séquences comme celle de Madripoor montrent qu’une certaine liberté d’exploration sera parfois possible, l’ensemble reste relativement cloisonné et segmenté, ce qui contribue fortement à faire ressortir le côté « à l’ancienne » que nous évoquions plus haut. Preuve en est : outre la possibilité de se livrer à des défis de scoring via les Portes du Cauchemar, Marvel’s Wolverine offrira également la possibilité aux joueurs de relancer les missions déjà terminées.

On attend Marvel’s Wolverine… comme le gros blockbuster de la rentrée
Conformément à la réputation d’Insomniac Games, c’est avec le sentiment d’avoir joué au prochain blockbuster par excellence de la PS5 que nous sommes ressortis de ces deux heures de preview. Véritable défouloir, Marvel’s Wolverine s’annonce aussi beau que violent et sanglant, et promet de nous embarquer pendant une bonne poignée d’heures dans une aventure au rythme effréné dont l’approche linéaire rappellera sans doute quelques souvenirs aux joueurs de l’ancienne école. Certes, il ne faut sans doute pas s’attendre à ce que le titre réinvente quoi que ce soit, mais est-ce réellement une surprise ? Probablement pas. Marvel’s Wolverine se présente à nous comme un véritable bonbon, et on n’en attendait pas forcément davantage.