Si Wardogs est un carton sur Steam, il y a une bonne raison. Le studio Bulkhead ne recrute pas tout le monde et son PDG nous explique comment il procède.
Wardogs est le nouveau carton viral sur Steam qui a déjà écoulé plus de deux millions d'exemplaires en quelques jours seulement. Si le jeu fonctionne autant, c'est parce qu'il propose des mécaniques de jeu intéressantes et une boucle de gameplay rapidement addictive, mais aussi une ambiance réaliste et immersive. Et s'il arrive à viser si juste, c'est parce que le studio Bulkhead ne veut que le meilleur et ne recrute que de gros joueurs de FPS.
Si Wardogs cartonne, c'est parce que le studio ne recrute que des joueurs
« C'est là, je crois, l'essence même de Bulkhead. Nous sommes des joueurs de FPS », a affirmé haut et fort Joe Brammer, leader du studio, dans les colonnes de GamesRadar. Le développeur a expliqué que c'était une part importante dans l'ADN du studio et que lorsque quelqu'un postule, il doit indiquer son nombre d'heures de jeu sur Steam. Brammer explique qu'il veut se sentir proche de sa communauté et que les développeurs du studio puissent apporter une vraie expertise en tant que joueurs de FPS. « J'aime à penser que si vous êtes fan de FPS, nous essayons de bien servir ce public et que nous sommes un studio de qualité à soutenir », affirme Joe Brammer.
Il précise par ailleurs que jouer à d'autres styles de jeu n'est pas un problème du tout, mais il faut bel et bien que les futures recrues soient des fans de FPS pour « s'assurer qu'ils [les futurs devs] se soucient réellement de tout ce que nous faisons ». Une expertise importante pour Brammer pour qui il est impératif de connaître son sujet sur le bout des doigts pour faire du bon travail, comme il le dit lui-même : « Vous ne me laisseriez pas faire Final Fantasy. Franchement, j'en serais incapable, je n'y comprendrais rien. »
Un jeu excellent plein de bonne idée
Une méthode comme une autre pour s'assurer que Wardogs réponde aux attentes des fans de FPS. Sans compter que le studio est plutôt proche de sa communauté et surveille les retours. Le résultat à court terme en tout cas, c'est que le jeu est un carton sur Steam. Pourtant, il s'agit d'un jeu en early access vendu près de 40 € qui propose une expérience que l'on pourrait même qualifier de niche. Ce n'est clairement pas un jeu aussi accessible qu'un Battlefield ou un Call of Duty.
Le jeu nous plonge dans des affrontements où une centaine de joueurs, divisés en trois équipes, s'affrontent pour le contrôle d'une vaste zone. L'objectif est d'avoir le plus d'unités sur le terrain pour marquer des points. La particularité du jeu réside dans le fait que tout votre équipement coûte de l'argent, argent que vous pourrez gagner grâce à vos actions offensives, défensives, ou tactiques. Construire une base, transporter des matériaux sur le champ de bataille ou encore assurer le transport des troupes rapporte autant que faire du repérage d'ennemis ou d'être au front pour contrôler la zone de jeu. C'est un jeu d'équipe, aux sensations uniques et immersives qui dégouline d'amour du FPS, on comprend désormais mieux pourquoi.