Mais si la plume de Sapkowski aura su inspirer les équipes de CD Projekt RED, le père de Geralt de Riv se sent aujourd'hui un peu floué par le studio varsovien. En effet, l'auteur avait au moment de la signature préféré décliner la possibilité d'obtenir un petit pourcentage sur les bénéfices des oeuvres à venir préférant toucher un gros chèque ferme et définitif.

Mais aujourd'hui, devant le succès planétaire des aventures vidéo-ludiques du Sorceleur, Sapkowski vient d'adresser à CD Projekt RED un courrier tout ce qu'il y a de plus officiel pour réclamer les royalties qu'il avait lui-même refusées. Estimant qu'il pouvait prétendre à 6% des bénéfices enregistrés, la note s'élèverait selon ses calculs à 14 millions d'euros.

Sans surprise, le studio réputé pour son trésor de guerre a publiquement dévoilé une fin de non-recevoir :

L'entreprise estime que la demande est sans fondement au regard de la somme demandée. CD Projekt RED a légitimement et légalement acquis les droits de l'oeuvre de Mr Andrzej Sapkowski.

Soucieux d'éviter un bad buzz dont les Internets ont le secret, le communiqué s'empresse ensuite de laisser entendre que tout va toujours pour le mieux entre les deux impétrants :

L'entreprise espère maintenir de bonnes relations avec l'auteur, qui a inspiré les créations du studio. En conséquence, le conseil d'administration va s'assurer d'une résolution amicale de ce différend.

L'avocat du romancier n'entend pas jeter l'éponge si facilement, puisque le contrat initial ne porte selon lui que sur une série de jeux principale, qui exclurait donc les extension et autres DLC. La hache de guerre est donc loin d'être enterrée, et il faut ainsi s'attendre à entendre à nouveau parler des relations tendues entre l'auteur de The Witcher et le studio polonais...

Que pensez-vous de cette affaire ? Andrzej Sapkowski est-il selon vous dans son bon droit ? Faites-nous part de vos avis de juristes affûtés dans les commentaires ci-dessous.