Malgré une lourde polémique en raison des propos de son PDG, Matthew Karch, Saber Interactive ne compte pas faire marche arrière quant à son rapport à l'intelligence artificielle (IA) générative. Cette fois, c'est le directeur créatif du studio, Tim Willits, qui s'exprime sur le sujet.

Saber voit déjà venir le « Half-Life 2 de l'IA »

L'équipe de Saber n'y va pas par quatre chemins quand il s'agit de l'intelligence artificielle générative. Tim Willits reconnaît volontiers chez nos confrères d'Eurogamer que l'industrie du jeu vidéo ne sait pas encore comment l'intégrer à ses production. Mais il a confiance dans le projet, affirmant même que « quelqu'un fera le Half-Life 2 de l'IA ».

L'horizon est osé compte tenu de l'aura du jeu de Valve, devenu rapidement un titre de légende. Mais Willits donne un exemple pour étayer son propos. Pour rester dans le champ de Valve, il rappelle combien le public était dubitatif vis-à-vis de Steam à ses débuts. Pourtant, aujourd'hui, il n'a pas pas peur de dire que si la plateforme disparaissait, « ce serait la fin du monde ». Saber veut reproduire cette logique.

Rideshare Stimulator, un terrain d'expérimentation

Saber Interactive veut tenter des choses pour « faire changer les gens d'avis » sur l'IA générative. Selon Willits, l'idée du studio n'est pas d'imposer cette technologie au forceps, mais de trouver un usage suffisamment pertinent pour créer un déclic chez le public. Et pour lui, Rideshare Stimulator est le cobaye tout trouvé pour s'y essayer.

En effet, Saber Interactive s'appuie sur le futur simulateur de chauffeur, Rideshare Stimulator, afin de tester toutes sortes de choses avec l'IA générative :

  • Création de voix
  • Musique générée par IA
  • Localisation
  • Missions et dialogues des passagers
Rideshare Stimulator.
© Saber Interactive / Unigine

Toutefois, Tim Willits tient à préciser les limites de ces expérimentations. Pour l'heure, seul Rideshare, développé d'ailleurs par Unigine, est concerné. Saber n'a pas eu recours à l'IA générative sur ses autres projets. Voilà qui devrait rassurer celles et ceux qui attendent plusieurs jeux à licence déjà annoncés, comme Jurassic Park Survival, John Wick ou encore Hellraiser Revival. Une déclaration prudente donc après les propos polémiques de Matthew Karch, sans pour autant renier les ambitions du studio.

Source : Eurogamer.