Le 5 juin prochain, la Nintendo Switch 2 célèbrera déjà son premier anniversaire. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en dépit de son retard technologique face à des consoles comme la PS5 et les Xbox Series, la nouvelle machine de Nintendo n’a aucun mal à trouver grâce auprès des joueurs. En témoignent ses près de 20 millions d’unités déjà écoulées dans la nature. Mais pour Ken Levine, créateur de BioShock actuellement à l’œuvre sur le développement de Judas, cela n’a rien de surprenant. Car à ses yeux, dans le jeu vidéo, la technologie ne fait pas tout.

Le créateur de BioShock s’exprime sur la Nintendo Switch 2

Au détour d’une récente interview accordée à nos confrères de chez IGN, Levine a effectivement expliqué n’avoir jamais été du genre à vouloir courir après les nouvelles technologies, pour la simple et bonne raison qu’en plus de coûter cher, elles ne vieillissent pas forcément toujours de la meilleure des façons. « Je ne pense pas qu’on n’ait jamais été le genre d’entreprise à se dire : ‘Oh mon dieu, il nous faut absolument la technologie la plus récente et la plus performante’ » explique-t-il. « Nous n’avons jamais vraiment essayé de faire de l’ultra-réalisme ».

« C’est cher, et ça ne vieillit pas aussi bien que des choses plus stylisées », ajoute-t-il. Et ceux qui connaissent le travail de Levine le savent, il est en effet plutôt du genre à proposer des directions artistiques bien à lui, en témoignent le style visuel choisi pour des titres comme BioShock et Judas. En ce sens, il comprend ainsi la démarche derrière des consoles comme la Nintendo Switch 2 ou la future Steam Machine, qui ne reposent pas sur « des avancées technologiques majeures » dans le sens où ce n’est tout simplement pas « la stratégie » de leurs constructeurs.

La direction artistique plus forte que la puissance brute

D’ailleurs, Levine ne manque pas de souligner que d’une certaine manière, les joueurs tendent de plus en plus à réaliser que « nous avons en quelque sorte atteint un plafond de verre dans ce domaine », ce qui explique pourquoi même des machines aussi puissantes que la PS5 et les Xbox Series ne parviennent plus forcément à impressionner autant que leurs prédécesseuses. C’est pourquoi à ses yeux, « si l’on dispose d’un bon directeur artistique et de la bonne approche, il n’est pas nécessaire d’être constamment à la pointe de la technologie ».

Vous l’aurez compris donc : n’attendez pas d’un jeu comme Judas qu’il soit « très gourmand en ressources processeur », car ce ne sera visiblement pas le cas. L’avantage, c’est que cela pourrait toutefois en faire un candidat idéal pour une sortie sur Nintendo Switch 2, même si le jeu reste pour l’heure uniquement annoncé sur PS5, Xbox Series et PC. On espère d’ailleurs pouvoir avoir de ses nouvelles très prochainement, lui qui a finalement manqué sa fenêtre de sortie initialement annoncée par Take-Two Interactive pour le premier trimestre 2025 au plus tard.

Source : IGN