Le titre "Nintendo Co Ltd" n'en finit plus de grimper, après une petite forme constatée au mois de mars, début de la crise du COVID-19 oblige. Avec l'explosion contrainte du jeu dématérialisé et les ventes ô combien solides d'un certain Animal Crossing : New Horizons, à qui il faut reconnaître un certain sens du timing, le titre renoue avec les sommets enregistrés entre décembre 2017 et janvier 2018, passées les consuméristes fin d'année.

S'affichant actuellement à ¥48.470 (environ 400€), l'action pourrait bientôt dépasser les ¥49.980 (415€) de cette période faste, et ainsi enregistrer la meilleure performance depuis les années folles de la Wii, il y a déjà 12 ans.

Comme le veut la coutume en pareille occasion, les analystes y vont de leur petit commentaire, à commencer par Katsuyuki Fujii, du cabinet Asunaro Investment :

Le titre avait connu des difficultés au cours des deux derniers mois, la demande reprend à la suite de la reprise de l'économie et de la levée de l'état d'urgence au Japon. Alors que les craintes pour la deuxième vague de coronavirus grandissent, les gens s'y intéressent à nouveau.

Viens ensuite le tour de Karuka Mori, de chez JP Morgan, qui avait lui aussi pris son ticket :

Nous pensons que la pandémie de COVID-19 a élargi les opportunités de revenus pour la Switch, au-delà de la demande initiale.

Mais avant de dégainer votre carte de crédit pour investir les économies de toute une vie dans le boursicotage, l'analyste rappelle que le calendrier de sorties pour le reste de l'année 2020 reste encore bien nébuleux, quand bien même Nintendo nous promettrait toujours plus de surprises, et que nous allons voir ce que nous allons voir. J'invoque donc Takao Suzuki, de chez Daiwa Securities :

Nous attendons de nouvelles annonces concernant les jeux, et une augmentation des ventes numériques, autres que celles d'Animal Crossing : New Horizons.

Seul l'avenir nous dira si les nouvelles prédictions nostradamesques de tout ce petit monde, et les rumeurs d'un nouveau modèle de Switch émanant des fameuses "sources de l'industrie" s'avèrent aussi pertinentes que celles concernant la Wii Hi-Fi en son temps...

C'était Jean-Pierre Gaillard, à ce qu'il reste de la bourse de Paris.