Quatre épisodes en 27 ans, c'est peu, vous en conviendrez. Si la série de jeux de combo n'a jamais eu les prétentions de sortir au rythme effréné des concurrents japonais, c'est peu dire que Killer Instinct ne squatte pas l'actualité vidéoludique. Huit ans après la sortie du reboot éponyme que l'on doit à Double Helix, la licence n'est pourtant pas K.O., du moins à en croire le toujours très bavard Ph-ph-ph-ph-phil Spencer.

Cinder est là

Le dirigeant de la branche Xbox a récemment été invité au sein du podcast Dropped Frames, et après s'être félicité de la solide conférence du constructeur lors de l'E3 2021, il a été cuisiné sur la jachère dans laquelle est entrée la série. Malgré son absence médiatique, Killer Instinct semble avoir été au coeur de quelques discussions en interne (la séquence débute à 2:07:37 pour les curieux) :

Nous avons tellement de bons jeux au sein de notre catalogue que nous aimerions ressortir, et le retour que nous avons eu en lançant Killer Instinct sur Xbox One a été fantastique. Tout le monde n'a pas encore réalisé ce que la série pourrait devenir en interne.

Mais si tout le monde ne semble pas convaincu, les hautes instances ne lâchent pour autant pas l'affaire :

Je vais juste dire que Matt et moi avons parlé de la série Killer Instinct à de nombreuses reprises, de ce que nous aimerions pouvoir en faire, et nous ne l'avons vraiment pas oubliée.

Nous voulons clairement refaire quelque chose, mais il faut trouver la bonne équipe de développement et le moment opportun pour ça. Si rien n'est fait, ce n'est pas à cause d'un manque d'intérêt de notre part. Nous aimons la série, et nous savons que la communauté est là.

Voilà qui ne devrait pas tomber dans l'oreille d'un sourd. En attendant, au vu des nombreux projets sur lesquels planchent actuellement les studios du label Microsoft Studios, il va sans doute falloir attendre que les plannings se libèrent un peu. À moins que cette quasi-main tendue ne suscite l'intérêt d'un studio tiers ? L'appel est en tous cas lancé, affaire à suivre. Enfin, espérons.